Le Conseil des évêques maronites pendant sa réunion mensuelle, le 1er octobre 2025. Photo ANI.
Les évêques maronites ont appelé mercredi à la tenue des élections législatives « à la date prévue », et ont regretté la « violation des ordres et des lois de l'État », en allusion à la projection, interdite par les autorités, des portraits de l’ancien secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et de son successeur présumé, Hachem Safieddine, la semaine passée.
Les évêques ont « déploré ce qui s’est produit ces derniers jours, à savoir la violation des ordres et des lois de l’État, et souhaitent que les manifestations publiques servent à rassembler la parole et à restaurer l’unité nationale » lit-on dans le communiqué publié suite à la réunion hebdomadaire, présidée par le patriarche Béchara Raï. « Le pays a besoin d’être sauvé et de la contribution de tous à sa reconstruction » ajoutent les évêques.
En allusion à la crainte exprimée ces derniers jours d'un report des élections législatives prévues en mai 2026, en raison du débat sur le vote des expatriés qui électrise la Chambre cette semaine, les évêques « espèrent que les acteurs politiques adopteront le dialogue et des moyens sages permettant le déroulement normal et démocratique de l’activité législative au Parlement, la préparation des élections à la date prévue et le traitement des affaires nationales déterminantes ».
En outre, concernant le Liban-Sud, victime presque quotidiennement de frappes israéliennes, ils appellent à « prendre la mesure de la gravité de la situation » et à rétablir l'autorité de l'État dans « la zone frontalière, conformément à la résolution 1701 ». Selon le plan de l'armée libanaise approuvé par le Conseil des ministres le 5 septembre dernier, la troupe est chargée de démanteler les infrastructures du Hezbollah au sud du fleuve Litani d'ici à la fin de l'année 2025.
Enfin, ils ont salué « l'intervention (du président Joseph Aoun) devant l’Assemblée générale des Nations unies, ses rencontres avec des chefs d’État et son entretien avec la diaspora libanaise », estimant que « cette démarche revêt une importance capitale pour restaurer la présence du Liban sur la scène mondiale, ce qui contribue grandement à la relance espérée du pays ».
Depuis la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, pour la première fois depuis son élection en janvier, le président libanais Joseph Aoun avait exhorté la communauté internationale à « ne pas abandonner le Liban », et insisté sur la nécessité de soutenir le pays face à des crises qui visent à « frapper son modèle unique de coexistence ».



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