La Sécurité de l'État mène une tournée à Beyrouth pour veiller à la régularisation des générateurs privés, le mardi 30 septembre 2025. Photo d'illustration de l'Agence nationale de l'information.
Alors que le délai octroyé par le gouvernement Salam pour la régularisation des générateurs privés a pris fin samedi, le ministre de l’Économie Amer Bsat a expliqué au cours d'une conférence de presse que « six générateurs ont été inspectés à travers Beyrouth » mardi, conduisant à des « procès-verbaux judiciaires ». De son côté, le service de la Sécurité de l'État a précisé avoir adressé huit PV, dans un communiqué publié le même jour.
Le gouvernement avait donné mi-août 45 jours aux propriétaires de générateurs privés au Liban « pour régulariser leur situation » sous peine d’être poursuivis en justice. Cette régularisation comprenait trois mesures : la mise en place de compteurs individuels, de filtres, ainsi que le respect des tarifs, publiés mensuellement par le ministère de l’Énergie.
« La circulaire (n° 31/2025) a été publiée et diffusée par les médias, et j’écarte l’hypothèse que certains n’en aient pas eu connaissance » a lancé le ministre.
Au cours d'un entretien accordé à L'Orient-Le Jour fin août, Amer Bsat avait prévenu : « Soit les propriétaires de générateurs s’engagent à respecter la loi et l’on discutera de leurs revendications ensuite, soit ils refusent et on utilisera les outils juridiques à notre disposition ». Il y a une semaine, alors que le délai arrivait à échéance, il avait lancé un nouvel avertissement à l'encontre des propriétaires des générateurs.
« Aujourd’hui (mardi), six générateurs ont été inspectés à travers Beyrouth. Ils ont été choisis en raison de leur taille et de la répétition de leurs infractions. Des violations ont été constatées, et pour la première fois un procès-verbal a été établi à l’encontre des contrevenants », a déclaré le ministre. « Nous avons transmis ces infractions au procureur général financier, qui va suivre personnellement les procédures et nous communiquera ses conclusions dans un délai de quinze jours», a précisé Amer Bsat. « Cette campagne et les mesures qui l’accompagnent ne visent pas à entraver les propriétaires de générateurs, mais à instaurer un partenariat responsable avec eux » a-t-il encore souligné.
« On a commencé (les inspections) à Beyrouth, mais on les poursuivra dans toutes les régions du Liban : tous les organes de contrôle du ministère de l’Économie seront répartis sur tout le territoire, soutenus par les organes de sécurité, et sous l’autorité de la loi et de la justice» a également déclaré M. Bsat, qui a notamment remercié la Sécurité de l'État.
Huit procès-verbaux
Effectuant une tournée mardi pour « dans le cadre de ses efforts continus pour lutter contre les infractions liées aux générateurs électriques », la Sécurité de l'État a adressé « huit procès-verbaux à l’encontre des contrevenants, concernant la tarification et les compteurs ». « À Achrafieh, des PV ont été dressés. La tournée a également couvert les quartiers de Sabra, Mousseitbé et Mar Élias, où des procès-verbaux ont été établis » précise le communiqué.
Amer Bsat a souligné de son côté que les inspections ont visé d'importants générateurs de la capitale, situés dans « toutes ses régions », en réponse à une question sur une possible couverture politique dont pourraient bénéficier les propriétaires de générateurs privés.
Les sanctions, précisées dans la circulation ministérielle, comprennent « l’établissement de procès-verbaux, la saisie et la confiscation des générateurs et le renvoi des contrevenants devant la justice compétente ». Avant la décision gouvernementale de régulariser le secteur, un tiers des près de 7 000 générateurs privés gérés par des propriétaires de quartier n'était pas en règle, selon un sondage du ministère de l’Économie réalisé début 2025 à partir de 750 générateurs répartis sur tout le territoire.
Les générateurs privés, bien qu’illégaux, sont indispensables dans le parc énergétique libanais, palliant depuis la guerre civile (1975-1990) les carences du secteur public. Depuis la crise, le fournisseur public Électricité du Liban (EDL) est quasi absent et ne fournit aujourd’hui en moyenne que 6 heures d’électricité par jour.




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21 h 27, le 07 octobre 2025