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Politique - Iran

« Le Hezbollah est plus vibrant que jamais », clame Ghalibaf

Le président du Parlement iranien estime que les États-Unis n’auraient pas insisté sur le désarmement du parti s’il était « réellement affaibli ».

« Le Hezbollah est plus vibrant que jamais », clame Ghalibaf

Le président du parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf. Photo publiée par l'agence Tasnim

Les déclarations iraniennes sur la « vitalité » du Hezbollah malgré les récentes défaites au cours du dernier conflit avec Israël en 2023-2024 se multiplient à l’approche de la première commémoration de l’assassinat de l’ancien secrétaire général du parti Hassan Nasrallah. Le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a ainsi fait savoir, cité par l’agence iranienne Tasnim le 24 septembre, que « le Hezbollah est plus vibrant que jamais ».

S’exprimant à Téhéran dans le cadre du lancement d’un programme internet appelé « Histoire de la guerre », M. Ghalibaf a assuré que « malgré certains revers, notamment le martyre de son ancien secrétaire général Hassan Nasrallah, la Résistance islamique est plus vibrante et cohérente que jamais ».

Le Hezbollah est connu pour sa relation organique avec l’Iran depuis sa création dans les années 80. En 2023, lors du déclenchement de la guerre de Gaza après l’opération du déluge d’al-Aqsa menée par le mouvement palestinien Hamas contre Israël, suivie de l’ouverture d’un front de soutien à partir du Liban par le Hezbollah, l’axe iranien disposait de multiples alliés au Moyen-Orient, comptant entre autres sur l’ancien régime syrien de Bachar el-Assad. La chute de ce dernier en décembre 2024 et l’affaiblissement du Hamas et du Hezbollah, puis la frappe israélienne directe sur l’Iran en juin 2025, ont fait dire à beaucoup d’observateurs que l’axe était résolument affaibli, ce que nient quotidiennement les responsables iraniens tout comme le Hezbollah. Celui-ci fait désormais l’objet d’une décision gouvernementale libanaise en vue de son désarmement.

« Si le Hezbollah était réellement affaibli, les États-Unis auraient-ils demandé avec tant d’insistance son désarmement ? », s’est demandé le président du Parlement iranien, faisant référence aux pressions américaines et de la communauté internationale.

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Par ailleurs, une phrase rapportée par d’autres médias suggère que M. Ghalibaf a évoqué la poursuite de l’acheminement d’armes et de fonds au Hezbollah malgré les difficultés et les défis. Une affirmation qui fait étrangement écho à des propos tenus récemment par l’émissaire américain en Syrie Tom Barrack, selon lesquels le Hezbollah continuerait de recevoir des armes et quelque 60 millions de dollars par mois.

Le 7 octobre, une « résistance légitime »

Le responsable iranien a également abordé la situation du Hamas, estimant que l’opération du 7 octobre 2023 « est sans nul doute une résistance légitime d’un point de vue stratégique », réaffirmant qu’elle avait été menée sans concertation avec l’Iran ou le Hezbollah. « Nous n'intervenons pas dans les décisions du Hezbollah et du Hamas. Ils prennent leurs propres décisions en fonction de leur situation politique et opérationnelle, mais nous soutenons leurs décisions qui vont dans le sens de la défense de leur territoire et des idéaux islamiques », a-t-il ajouté. Ce soutien, a-t-il dit, est un moyen « de défendre la sécurité nationale et les intérêts de l'Iran ».

Mardi soir, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, avait salué dans un discours la mémoire de l'ex-chef du Hezbollah, le décrivant comme « un grand trésor pour le monde islamique, le chiisme et le Liban ». « La richesse créée par Hassan Nasrallah, y compris au sein du Hezbollah, perdure et ne doit pas être négligée, ni au Liban ni ailleurs », selon le texte rapporté par l'agence iranienne Irna.

Ces propos avaient attiré une réponse cinglante du ministre des Affaires étrangères Joe Raggi. Sur sa page X, celui-ci a rappelé que « la seule chose qui perdure est l'autorité légitime au Liban représentée par le gouvernement et ses décisions irrévocables, en premier lieu desquelles la décision de consacrer le monopole des armes et d’étendre la souveraineté de l’État sur l’ensemble de son territoire ». Il a souligné que « c'est l’armée libanaise qui perdure et qui restera à jamais la seule institution légitime et le principal défenseur du Liban, de son peuple et de sa souveraineté ».

Les déclarations iraniennes sur la « vitalité » du Hezbollah malgré les récentes défaites au cours du dernier conflit avec Israël en 2023-2024 se multiplient à l’approche de la première commémoration de l’assassinat de l’ancien secrétaire général du parti Hassan Nasrallah. Le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a ainsi fait savoir, cité par l’agence iranienne Tasnim le 24 septembre, que « le Hezbollah est plus vibrant que jamais ».S’exprimant à Téhéran dans le cadre du lancement d’un programme internet appelé « Histoire de la guerre », M. Ghalibaf a assuré que « malgré certains revers, notamment le martyre de son ancien secrétaire général Hassan Nasrallah, la Résistance islamique est plus vibrante et cohérente que jamais ».Le Hezbollah est connu pour sa relation...
commentaires (5)

Qu’à cela ne tienne puisque leur relation est si organique , l’Iran n’a qu’à les recevoir gracieusement et les intégrer à part entière . Le Liban doit décider s’il veut rester une poubelle régionale ou se libérer des malfaiteurs islamistes de tous bords.

Wow

14 h 02, le 25 septembre 2025

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Commentaires (5)

  • Qu’à cela ne tienne puisque leur relation est si organique , l’Iran n’a qu’à les recevoir gracieusement et les intégrer à part entière . Le Liban doit décider s’il veut rester une poubelle régionale ou se libérer des malfaiteurs islamistes de tous bords.

    Wow

    14 h 02, le 25 septembre 2025

  • Bravo Monsieur Raggi. Comme d'habitude vous avez le courage de vos opinions et remettez les points sur les i afin de faire taire ces mafieux du Hezb.

    Filaudeau Maha

    13 h 44, le 25 septembre 2025

  • Pourquoi opposer l'armée au Hezbollah alors qu'Israël oblige le Liban à se défendre ? L'armée n'a pas pour rôle de faire la police pour Israël mais de défendre la population et les frontières. La tuerie de la famille Charara au Sud, pourtant américains, devrait interpeller Joe Raggi en train de se mettre à plat ventre devant l'Etat des assassins.

    Fredo

    13 h 35, le 25 septembre 2025

  • Il peut vibrer mais finira comme ses bipeurs qui ont longtemps vibrer jusqu’à avoir raison d’eux. Tout ce qui vibre n’est pas dangereux, c’est le fait de ne plus moufeter qui nous prouve qu’ils n’ont plus les moyens de leur insolence appuyée par des traîtres qui les sacrifient et viennent à coup de discours fallacieux leur promettre gloire et richesse avec leur propre sang et de l’argent sale qu’ils paient de leurs vies.

    Sissi zayyat

    13 h 12, le 25 septembre 2025

  • Ce soutien, a-t-il dit, est un moyen « de défendre la sécurité nationale et les intérêts de l'Iran ». Si ça n’est pas une provocation intentionnelle à l’état libanais et à ses citoyens, ça y ressemble. Plus nos dirigeants se montrent conciliants et peureux et plus ces culottés iraniens profiteraient de leur mollesse pour hausser le ton et provoquer instamment jusqu’à ce qu’on leur réponde de la façon qui convient. Les responsables libanais devraient énumérer les failles de leur régime en insistant sur le mécontentement de leurs citoyens desquels ils devraient s’occuper au lieu de s’immiscer d

    Sissi zayyat

    13 h 01, le 25 septembre 2025

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