Cette combinaison d'images créée le 17 septembre 2025 montre (de haut en bas et de gauche à droite) le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul s'exprimant lors d'une conférence de presse à l'issue d'entretiens avec son homologue suédois au ministère des Affaires étrangères, à Berlin, le 16 septembre 2025, la ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper s'entretenant avec le président ukrainien avant leur réunion, à Kiev, le 12 septembre 2025, le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot réagissant lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue allemand après une réunion entre les ministres français et allemand des Affaires étrangères au Quai d'Orsay, Le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères, à Paris, le 18 juillet 2025, et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi lors de la deuxième session plénière du sommet des BRICS à Rio de Janeiro, au Brésil, le 6 juillet 2025. Photo AFP/TOBIAS SCHWARZ, VALENTYN OGIRENKO, THOMAS SAMSON, PABLO PORCIUNCULA
Les chefs de la diplomatie européens et iranien se sont réunis mardi à New York, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, pour reprendre leurs discussions sur le contrôle du programme nucléaire de la République islamique, sans parvenir à un compromis pour le moment.
Le ministère iranien des Affaires étrangères s'est de nouveau insurgé contre le possible rétablissement des sanctions onusiennes contre l'Iran gelées depuis 2015, qu'il juge « injustifiées et illégales » mais il a fait part de « certaines idées et propositions pour poursuivre la diplomatie ». « Et il a été convenu que les consultations avec toutes les parties impliquées se poursuivraient » a-t-il ajouté dans un communiqué sans préciser si celles-ci auraient lieu plus tard cette semaine à New York ou après rétablissement des sanctions dimanche.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a jusqu'à samedi minuit pour trouver un consensus avec ses homologues allemand, Johann Wadephul, britannique, Yvette Cooper, français, Jean-Noël Barrot, et européenne, Kaja Kallas. « L'Iran ne doit jamais acquérir l'arme nucléaire ». « Et c'est pour cela que nous nous réunissons de nouveau aujourd'hui » avait déclaré plus tôt le ministre allemand à des journalistes. « Cependant, (...) les chances d'aboutir à une solution diplomatique avant que les sanctions ne soient déclenchées sont extrêmement minces » a-t-il reconnu.
La semaine dernière, Iraniens et Européens se sont rejeté la responsabilité de l'échec des efforts diplomatiques lorsque le Conseil de sécurité de l'ONU a donné son feu vert au rétablissement des sanctions contre l'Iran, qui doit intervenir dimanche si aucune résolution n'est prise pour prolonger la durée de la levée des sanctions actée en 2015.
Ce dossier empoisonne les relations de l'Iran avec les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, et Israël, son ennemi juré, qui soupçonnent le pouvoir iranien de vouloir se doter de la bombe atomique. Ce que Téhéran dément vigoureusement, affirmant défendre son droit au nucléaire civil.
Les Européens ont posé trois conditions pour prolonger la période de levée des sanctions : reprise des négociations directes et sans précondition, plein accès donné aux inspecteurs de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA) aux sites nucléaires iraniens et informations précises sur la localisation des matières enrichies. Mais ils estiment qu'aucune condition n'est pour l'heure remplie.
De son côté, Téhéran les accuse d'exercer une pression nuisible aux discussions et assure avoir mis sur la table une proposition « équilibrée » dont les détails n'ont pas été dévoilés. Parallèlement aux Européens, les Américains avaient lancé des tractations au printemps via Oman, mais les attaques israéliennes et américaines contre les sites nucléaires iraniens y avaient mis un coup d'arrêt.
Coordination avec Washington ?
Le rôle des Etats-Unis est fondamental dans ce dossier alors qu'ils avaient quitté en 2018 l'accord signé en 2015.
Ce traité dit « CPOA » conclu avec l'Iran et dont la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Russie et la Chine étaient également signataires, prévoyait un encadrement des activités nucléaires iraniennes en échange d'une levée des sanctions. Avec la sortie des Américains, l'Iran s'était ensuite affranchi de certains engagements, notamment sur l'enrichissement d'uranium.
Début septembre, un rapport confidentiel de l'AIEA, consulté par l'AFP, faisait apparaître que l'Iran avait accéléré, avant la guerre des 12 jours en juin menée par Israël, le rythme de production de ses réserves d'uranium enrichi à 60%, seuil proche des 90% nécessaires pour fabriquer une arme nucléaire.
Le groupe E3 a réitéré la semaine dernière son offre d'extension de la résolution afin de prolonger de six mois la période de levée des sanctions et permettre de nouer un nouvel accord - au moins intérimaire - dans ce laps de temps.
Lundi, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a assuré que la partie européenne était prête « pour toute discussion » et « solution diplomatique ». Elle a toutefois reconnu qu'il était « difficile à dire » quelles étaient les chances de réussite.
Lundi, le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a souligné que les discussions étaient dans « un moment charnière difficile » tout en louant le fait qu'elles se poursuivaient.
Dans un entretien avec l'AFP, il a aussi évoqué l'implication de l'émissaire américain Steve Witkoff, « qui explore différents canaux » de communication. Interrogées par l'AFP, les diplomaties française et américaine n'ont pas confirmé la possibilité d'une réunion cette semaine à New York pour coordonner leurs efforts.




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