Des passerelles d'embarquement à l'aéroport international de Beyrouth le 4 juin 2025. Philippe HAGE BOUTROS
Le président de l’Association des agences de voyage et de tourisme au Liban (ATTAL), Jean Abboud, a estimé, dans une déclaration à la presse, que la saison touristique avait été « réussie », malgré la guerre survenue entre l’Iran et Israël au début de l’été, soulignant que la filière avait pu « compenser les pertes subies par le secteur touristique lors de la saison précédente ».
Contacté par L’Orient-Le Jour, il a indiqué que le chiffre d’affaires des agences de voyage devrait atteindre au moins 45 à 50 millions de dollars par mois cette année (soit 540 à 600 millions de dollars par an en théorie), compte tenu des performances enregistrées jusqu’à présent. Il a ajouté que cette moyenne était tombée à 5 millions de dollars dans le sillage du déclenchement de la guerre de Gaza et de l’ouverture du front de soutien par le Hezbollah au Liban-Sud. Elle était ensuite remontée à 40 millions de dollars l’été 2024, avant que l’offensive israélienne ne pousse toutes les compagnies aériennes étrangères à cesser de desservir Beyrouth de fin septembre à début décembre 2024.
« Avant la crise de 2019 et le Covid-19, cette moyenne était d’environ 65 millions de dollars par mois », a-t-il précisé. Ces chiffres constituent des estimations de l’ATTAL, qui ne les diffuse toutefois pas sous cette forme.
Alors que les acteurs du secteur touristique que nous avions interrogés en septembre nous avaient indiqués être restés sur leur faim après une saison estivale qui s’annonçait prometteuse, mais qui s’était finalement avérée en deçà de leurs attentes, Jean Abboud a considéré, dans sa déclaration à la presse, que le bilan n’avait rien de décevant, compte tenu des circonstances.
« La venue de plusieurs touristes du Golfe, ainsi que de touristes de nationalités irakienne, égyptienne et jordanienne, sans oublier la présence notable de la diaspora libanaise, ont contribué à entretenir l’activité du secteur », a-t-il ajouté, soulignant que certaines filières comme les maisons d’hôtes avaient même affiché complet pendant toute la saison.
Selon des chiffres publiés au début du mois, le nombre de passagers à l’aéroport international de Beyrouth (AIB), pour les arrivées, transits et départs, a augmenté de 8,63 % par rapport à la même période en 2024 et de près de 40 % pour le seul mois d’août.


