Le ministre libanais de la Justice, Adel Nassar, lors d'une conférence de presse. Photo ANI
Le ministre de la Justice Adel Nassar a affirmé samedi qu’« il n’est permis à aucun parti d’imposer sa volonté à l’État ni d’en fixer les conditions », en allusion au Hezbollah, insistant sur le fait que la décision d'imposer le monopole d’État sur les armes au Liban était « définitive ».
« Aucun parti ne peut imposer sa volonté à l’État ni fixer ses conditions », a souligné M. Nassar dans un entretien accordé à la chaîne panarabe al-Arabiya. « Il n’y aura pas de recul dans la décision de contrôler la prolifération des armes », a-t-il ajouté.
Réagissant aux propos du secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem, qui avait réaffirmé vendredi le refus de son parti de céder son arsenal, Le ministre a déclaré qu'il « n’existe pas de public à la disposition d’un parti ». « Il n'est pas approprié que le Hezbollah s’adresse à un État étranger, le parti doit être au service de l’État. Il n’est pas permis qu’il impose sa volonté à l’État ni qu’il fixe ou conditionne quoi que ce soit à l’État », a-t-il dit.
Le gouvernement libanais, rappelle-t-on, avait chargé l’armée d’élaborer un plan de désarmement des milices d’ici la fin de l’année, et a par la suite « accueilli favorablement » ce plan sans toutefois fixer de calendrier précis pour sa mise en œuvre.
Sur le plan judiciaire, Adel Nassar a affirmé que son ministère poursuivait ses échanges avec l’ambassadeur de Bulgarie, deux semaines après l’arrestation à Sofia d’Igor Grechushkin. Ce dernier est désigné par les autorités libanaises comme étant le propriétaire du navire Rhosus, à bord duquel a été transporté puis débarqué en 2014 le nitrate d'ammonium à l’origine de la double explosion au port de Beyrouth le 4 août 2020. Le ministre a assuré que « la coordination logistique nécessaire pour accélérer l'enquête se poursuit ».
Les dossiers judiciaires avec Damas
Évoquant la question des détenus syriens au Liban, M. Nassar a fait savoir qu’« un accord peut être conclu entre les deux pays » et que « trois juges syriens attendent la deuxième réunion prévue à Beyrouth ».
Deux délégations libanaises se sont déjà rendues à Damas le 7 septembre dernier pour évoquer le dossier des prisonniers syriens au Liban ainsi que le tracé de la frontière commune. Selon le vice-Premier ministre Tarek Mitri, qui pilote les relations entre Beyrouth et Damas, la première délégation comprenait trois magistrats, qui devront entamer avec leurs pairs syriens le travail pour rédiger un nouvel accord bilatéral de coopération judiciaire. Celui-ci devra servir de base pour le rapatriement de certains prisonniers. Cette question est revenue en force sur le devant de la scène depuis l'arrivée au pouvoir à Damas en décembre 2024 d’une coalition rebelle menée par des islamistes. Quelque 2 400 prisonniers syriens, soit 30 % du nombre total des détenus, sont incarcérés au Liban, avait déclaré le ministre libanais de l'Intérieur Ahmad Hajjar en août.
S’agissant des détenus libanais dans les prisons syriennes, M. Nassar a rappelé qu’« il est du droit des Libanais de connaître le sort de leurs enfants » et que « la partie syrienne souhaite traiter ce dossier conformément à un accord dans le cadre légal », ajoutant que « le Liban est particulièrement concerné par tout détenu se trouvant dans les prisons syriennes ». Le ministre a en outre condamné « toute opération d’enlèvement, visant des Libanais ou des étrangers », assurant que « l’État déploie tous les efforts nécessaires pour rapatrier les détenus ».
Concernant enfin l'affaire Hannibal Kadhafi, l'un des fils de l'ancien dictateur libyen déchu Mouammar Kadhafi, détenu sans jugement au Liban depuis 2015, M. Nassar a précisé qu’« une demande de remise en liberté a été présentée par son avocat » et qu’« elle est actuellement entre les mains du juge d’instruction, en attente d’une décision ». La Libye avait haussé le ton en juillet, critiquant ce qu'elle a estimé être un manque de coopération de la part des autorités libanaises concernant l'affaire de leur ressortissant. Selon le ministère libyen de la Justice, ce dossier est « exploité politiquement » au Liban.




Pour l’affaire du fils KAZZAFI: c’est une HONTE. C’est un OTAGE et non un prisonnier. Le type a perdu 10 ans de sa vie parce que son père serait coupable alors que lui( hannibal) était encore enfant. Il est gardé OTAGE sous la pression du Hezbollah (et BERRI ? ) pour garder le doigt pointé vers la libye alors que l’IRAN et KHOMEYNI notamment pourraient être les commanditaires du kidnapping. L’IMAM MOUSSA EL SADR , était pour garder les chiites libanais dans le berceau national libanais alors que KHOMEYNI voulait IRANISER les libanais chiites et ce, via le Hezbollah
22 h 25, le 20 septembre 2025