Un homme portant un drapeau syrien à la frontière entre le Liban et la Syrie, le jour de la chute du régime Assad, le 8 décembre 2024. Photo Matthieu Karam/L'Orient-Le Jour
Le président syrien s'est posé à équidistance de tous les acteurs libanais. Derrière cela, des calculs qui semblent bien réfléchis.
Par Salah Hijazi, le 28 août 2025 à 00h00
Un homme portant un drapeau syrien à la frontière entre le Liban et la Syrie, le jour de la chute du régime Assad, le 8 décembre 2024. Photo Matthieu Karam/L'Orient-Le Jour
Chareh semble jouer la carte de la modération en attendant qu’il puisse faire autrement comme il le désire quand il aura l’occasion. A ce moment la stabilité de son régime est en péril et il se voit coincé par Israël qui continue d’harasser son pays et qui désire une Syrie affaiblie et sous son hégémonie.
On dirait que notre pays est mis aux enchères. Le pire serait qu’il soit bradé sur un malentendu et qu’on plonge sans broncher dans un chaos qui nous ferait regretter celui déjà vécu et qu’on croyait à jamais disparu. On se bouge et on montre au monde de quoi nous sommes capables. Ils veulent nous disséquer pour nous rendre faciles à partager et plus digestes.
Ils veulent leur djihadistes, qu’à cela ne tienne. Le jour où le dernier réfugié syrien quittera notre pays, le Liban s’engage à remettre les prisonniers à El shareh. C’est comme cela que fonctionne la diplomatie. Du dont donnant et gagnant gagnant. Rien ne doit être gratuit ni cédé par la menace. Nous n’avons leur de personne. Le président a raison de prendre de la hauteur et de ne pas céder à l’enthousiasme régnant, des fois qu’on le prenne pour une soumission au nouveaux venus. Nous avons déjà assez donné mais aussi beaucoup appris de nos erreurs.
Des propos apaisants concordants avec la volonté de l'Arabie Saoudite pour contrer l'influence de l'Iran. Le Liban reste le terrain des confrontations entre ces 2 puissances. La demande de libérer les djihadistes emprisonnés au Liban est inquiétante : que feront-ils une fois libres ? Les autres prisonniers c'est acceptable.
Une main au Liban, une autre au hezb, les deux a Israel, la tete a la turquie. Ce n,est pas de la Politique. C,est du COMIQUE !
"mais ça aurait été un champ de mines".Attitude qui reflète une grande sagesse,car cela aurait plongé le Moyen Orient dans une guerre de religion de cent ans.
mr Hejazi pourrait il EXPLIQUER - selon sa propre vue - pourquoi J Aoun semble ne pas vouloir d'une visite officielle a Damas ?
… »à l'heure où la reconstruction a été lancée par des projets pharaoniques sans aucun rôle pour le Liban ». Dans ce cas là, le Liban devrait se débarrasser de milliers de maçons, de plombiers et d’éboueurs syriens et les remplacer par des travailleurs étrangers comme c’est le cas aux Émirats. Les Libanais sont très inquiets du nombre croissant de vols et de crimes commis par ces individus. el Shareh s’inquiète des prisonniers syriens dans nos prisons et semble oublier les centaines de milliers de réfugiés dont on ne sait pas pour quelles raisons ils sont toujours chez nous.
Nos responsables politiques devraient accélérer le processus du désarmement et la pacification de notre pays avant que des accords contre nature n’aient lieux pour nous vendre au plus offrant. M. Aoun, vous avez le devoir de nous sortir de cet enfer avant que les flammes ne nous dévorent et notre pays avec. Assez de tergiversations, ayez le courage de vous montrer à la hauteur de la tâche et trancher dans le vif avant qu’il ne soit trop tard. On voit des ébauches de tutorats se dessiner et nous refusons de revivre soumis et asservis par quiconque. Nous avons assez donné avec les usurpateurs de
Nos responsables politiques devraient accélérer le processus du désarmement et la pacification de notre pays avant que des accords contre nature n’aient lieux pour nous vendre au plus offrant. M. Aoun, vous avez le devoir de nous sortir de cet enfer avant que les flammes ne nous dévorent et notre pays avec. Assez de tergiversations, ayez le courage de vous montrer à la hauteur de la tâche et trancher dans le vif avant qu’il ne soit trop tard. On voit des ébauches de tutorats se dessiner et nous refusons de revivre soumis et asservis par quiconque. Nous avons assez donné avec les usurpateurs de
Au delà de la volonté saoudienne d’une stabilisation des relations syro libanaises. Et d’un rôle équidistant de la Syrie. Le syrien sait bien que les compétences et matière grise libanaise ont construit de nombreux pays arabes dont les émirats arabes unis. Donc sans doute souhaite il profiter de ces compétences ? Puis de nombreux dossiers syriens ne pourront être résolus sinon maitrisés si les relations libano syriennes ne sont pas stables. Comme les relations avec les Druzes du liban qui pourraient influencer positivement sur celles avec les Druzes de Syrie. Une opportunité pour le Liban auss
Bravo la nouvelle Syrie. Beaucoup a apprendre a nos politiciens.
Chareh semble jouer la carte de la modération en attendant qu’il puisse faire autrement comme il le désire quand il aura l’occasion. A ce moment la stabilité de son régime est en péril et il se voit coincé par Israël qui continue d’harasser son pays et qui désire une Syrie affaiblie et sous son hégémonie.
21 h 32, le 29 août 2025