Le chef du CPL, Gebran Bassil. Photo d'archives L'Orient-Le Jour
Le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), le député Gebran Bassil, a déclaré samedi que son parti traversait une «étape décisive» et que celui-ci est « pris pour cible en raison de ses positions ».
« Il est naturel d’être aujourd’hui dans le caza de Baabda pour parler aux gens à cœur ouvert », a souligné M. Bassil lors d'une tournée à Baabda à sept mois des législatives dans cette circonscription où cohabitent chrétiens et chiites. « Nous traversons aujourd’hui une étape décisive et le CPL est pris pour cible en raison de ses positions », a-t-il ajouté.
S’exprimant sur les débats autour du désarmement des milices, dont le Hezbollah, M. Bassil a constaté « la remise de petites cargaisons d’armes en provenance des camps palestiniens », à l'heure où les autorités pressent ce dossier. «Nous constatons que la question du droit du travail et autres est de nouveau à l’ordre du jour, ce qui suscite des inquiétudes quant à la naturalisation», a-t-il dit, notant que le CPL « se tient seul face à ce projet ».
Le chef du CPL a par ailleurs estimé que « la situation à la frontière n’est pas saine ». « Nous remarquons aussi que le débat sur le droit du travail et d'autres sujets similaires est revenu sur la table, ce qui suscite des craintes de naturalisation », a-t-il poursuivi. M. Bassil a conclu en insistant que « seul le Courant patriotique libre s’oppose à ce projet ».
Depuis des années, le courant aouniste plaide pour des dossiers cruciaux comme celui de la réglementation de la présence des migrants syriens ainsi que la décentralisation poussée. M. Bassil, gendre de l'ancien président Michel Aoun, a souligné que cette question « permet à chaque région de développer ses propres capacités, de disposer de ses propres fonds et, ainsi, de réaliser elle-même son développement ».
Près de 200.000 réfugiés et migrants syriens ont regagné leur pays depuis le Liban en 2025, après la chute du régime de Bachar el-Assad, avait indiqué début septembre la haute-commissaire adjointe des Nations unies pour les réfugiés. Les autorités libanaises, qui ont élaboré un plan pour leur retour progressif dans leur pays, estiment accueillir plus d'un million et demi de Syriens sur leur sol.

