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Trafic de drogue : affrontements avec l'armée dans le camp de Chatila, une cinquantaine de personnes arrêtées

La Sécurité de l’État a annoncé quant à elle avoir arrêté le dénommé « El-Asmar », un trafiquant considéré comme « l’un des plus dangereux recherchés par la justice ».

Trafic de drogue : affrontements avec l'armée dans le camp de Chatila, une cinquantaine de personnes arrêtées

Des militaires libanais lors d'une descente dans le camp de Chatila, le 19 septembre. Photo diffusée par l'armée libanaise.

L’armée libanaise a annoncé vendredi une descente dans le camp palestinien de Chatila, à Beyrouth, contre un dépôt de stupéfiants, entraînant des affrontements et l’arrestation de 55 personnes, tandis que, parallèlement, la Sécurité de l’État a interpellé plusieurs trafiquants de haut rang, dont l’un des plus recherchés du pays. Ces opérations interviennent dans le cadre de la lutte intensifiée du Liban contre le trafic de drogue.

L’armée a précisé dans un communiqué avoir effectué, dans le camp de Chatila, « une descente contre un dépôt utilisé par un gang pour stocker des stupéfiants ». « Cette opération constitue une étape décisive dans le cadre de la campagne continue de l’armée contre le trafic de drogue », précise-t-elle. L’opération a donné lieu à des « affrontements avec des personnes recherchées, entraînant la blessure de l’une d’entre elles », ajoute l'armée. Selon le communiqué de la troupe, 55 personnes, parmi lesquelles des Libanais, des Syriens et des Palestiniens, ont été arrêtées et « une grande quantité de drogue, ainsi que des armes et des munitions de guerre » ont été saisies.

Contactée par L'Orient-Le Jour avant la diffusion de ce communiqué, une source de sécurité haut placée a précisé que les arrestations dans le camp de Chatila sont à distinguer des opérations de désarmement en cours dans les camps palestiniens.

« L'un des plus dangereux » trafiquant de drogue

La Direction générale de la Sécurité de l’État a annoncé quant à elle avoir arrêté le dénommé « El-Asmar », un trafiquant de drogue considéré comme « l’un des plus dangereux recherchés par la justice au Liban » et qui est visé par 46 mandats d’arrêt, selon les autorités.

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« Dans le cadre de ses efforts continus pour lutter contre les réseaux de trafic de drogue et à l’issue d’une opération de surveillance et de suivi intensifs » menée par des patrouilles de la Direction du renseignement et des opérations spéciales, la Sécurité de l’État a arrêté, le 8 septembre 2025, « le Libanais identifié sous les initiales M. Ch., surnommé el-Asmar », selon une publication de cette branche de sécurité. Il est considéré comme l’un des trafiquants de drogue les plus dangereux et fait l’objet de 46 mandats d’arrêt par contumace », poursuit le texte.

Les agents ont aussi saisi des quantités de stupéfiants et de pilules psychotropes, ainsi que des sommes d’argent en devises étrangères. Au cours de l’enquête, « el-Asmar » a reconnu les faits qui lui étaient reprochés, a encore affirmé la Sécurité de l'État. Il doit désormais être déféré devant la justice.

« La lutte contre la drogue est une priorité nationale à laquelle il n’y a pas de place pour la négligence, et une responsabilité collective nécessitant la mobilisation de tous » a commenté vendredi le ministre de l’Intérieur Ahmad Hajjar. Ce dernier a récemment effectué plusieurs annonces concernant d'importantes saisies de drogues ou le démantèlement de réseaux de trafiquants. Jeudi, l'ambassadeur d'Arabie saoudite au Liban, Walid Boukhari, a salué les efforts déployés par le ministère dans la lutte contre la contrebande, notamment vers le royaume.

Le Liban fait face à la pression des pays du Golfe pour endiguer la production et le trafic de stupéfiants, en particulier du captagon, une amphétamine de synthèse illégale qui constituait la principale exportation de la Syrie voisine avant la chute de Bachar el-Assad, renversé le 8 décembre par une coalition de rebelles islamistes. 

Mercredi, « l’un des criminels les plus recherchés » au Liban, poursuivi notamment pour meurtre, formation d’un réseau de trafic d’armes, trafic et promotion de stupéfiants ainsi qu’enlèvement, a été tué lors d’un échange de tirs avec l’armée libanaise, survenu au cours d’une perquisition menée sur les hauteurs de la localité de Mechmech, dans le Akkar (Nord).

Le 6 août dernier, « Abou Sallé », de son vrai nom Ali Mounzer Zeaïter, qui figure également parmi les narcotrafiquants les plus recherchés du pays, pour de nombreux griefs, dont des enlèvements et deux meurtres, dont un militaire, avait lui aussi été tué dans des affrontements avec l'armée libanaise dans le quartier de Charawné, à Baalbeck. Une source sécuritaire haut placée avait alors affirmé à L'Orient-Le Jour que « les opérations sont loin d'être finies (...) notre combat contre les trafiquants de drogue est encore long », faisant état de l’arrestation ces quatre dernières années de « 450 dealers de drogue de premier rang ». 

L’armée libanaise a annoncé vendredi une descente dans le camp palestinien de Chatila, à Beyrouth, contre un dépôt de stupéfiants, entraînant des affrontements et l’arrestation de 55 personnes, tandis que, parallèlement, la Sécurité de l’État a interpellé plusieurs trafiquants de haut rang, dont l’un des plus recherchés du pays. Ces opérations interviennent dans le cadre de la lutte intensifiée du Liban contre le trafic de drogue.L’armée a précisé dans un communiqué avoir effectué, dans le camp de Chatila, « une descente contre un dépôt utilisé par un gang pour stocker des stupéfiants ». « Cette opération constitue une étape décisive dans le cadre de la campagne continue de l’armée contre le trafic de drogue », précise-t-elle. L’opération a donné lieu à des « affrontements avec...