Le chanteur palestinien Saint Levant sur la scène de l'Ovo Arena lors le concert Together for Palestine. Photo Instagram Together for Palestine
Dans une Ovo Arena Wembley comble, le concert Together for Palestine a rassemblé artistes occidentaux et palestiniens autour d’un mot d’ordre : solidarité. Entre performances inédites, lectures de Mahmoud Darwich et prises de parole engagées, la soirée a mêlé art et politique, levant plus de 1,5 million de livres en soutien aux civils de Gaza.
Organisé par le musicien et activiste Brian Eno, l’événement s’inscrivait dans un contexte particulièrement tendu : quelques jours plus tôt, une commission d’enquête de l’ONU affirmait qu’un génocide était en cours à Gaza, tandis qu’Israël lançait une nouvelle offensive terrestre sur Gaza-Ville.
Sur scène, l’accent a été mis sur les collaborations : Brian Eno a joué avec le joueur de oud palestinien Adnan Joubran, Damon Albarn avec le London Arab Orchestra, tandis que la chanteuse et flûtiste Nai Barghouti associait sa voix à un chœur gospel. Le concert s’est ouvert par un DJ set conjoint du Britannique Jamie XX et de la Palestinienne Sama Abdulhadi. Parmi les artistes également présents sur scène, le chanteur palestinien Saint Levant et la chanteuse Elyana qui participe souvent aux concerts du groupe Coldplay.
La puissance du collectif a traversé toute la soirée : des discours de Richard Gere, Florence Pugh et Éric Cantona, aux lectures poétiques de Riz Ahmad, Benedict Cumberbatch et Ruth Negga. Les œuvres de l’artiste gazaouie Malak Mattar décoraient la scène, rappelant la réalité du terrain, tandis que des témoignages de médecins et de journalistes venus de Gaza apportaient une gravité palpable.
Parmi les spectateurs, Sadie Levi, 25 ans, chercheuse, confiait à L'Orient-Le Jour à quel point la soirée l’avait bouleversée. « C’était un moment incroyable. Voir autant de personnes réunies en solidarité avec la Palestine rappelait l’importance de la communauté et de l’espoir, surtout après une semaine marquée par des manifestations d’extrême droite et la visite du président israélien à Londres », expliquait-elle. Un petit groupe brandissant des drapeaux israéliens et britanniques s’était posté à l’extérieur, mais il faisait pâle figure face aux milliers de personnes réunies dans l’arène.
Pour Sadie, ce qui rendait la soirée unique, c’était ce mélange de gravité et de célébration : « La musique mêlée aux discours et aux poèmes, les gens qui chantaient et dansaient, la découverte d’artistes palestiniens (...) Cette façon d’exprimer la solidarité, à travers les mots comme à travers la fête, était incroyablement importante. »
Elle concluait : « Participer signifiait autant soutenir financièrement les organisations que retrouver un souffle d’espérance aux côtés d’autres personnes engagées. Dans des temps difficiles, ce sentiment d’humanité partagée compte vraiment. »



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Un événement humain, juste, pour un peuple digne et courageux . L’apocalypse à Gaza s’inscrira dans l’histoire dans la colonne : illégalité, inhumanité et surtout indifférence gouvernemental !
09 h 24, le 20 septembre 2025