Le président de la République Joseph Aoun avec une délégation de LARP. Photo issue du compte X de la présidence.
Le président Joseph Aoun a affirmé mercredi, devant une délégation du « Partenariat libano-américain pour la Renaissance » (Lebanese American Renaissance Partnership, LARP), qu’il est « naturel » que les Libanais de la diaspora participent au processus décisionnel, alors que le ping-pong entre le Parlement et le Sérail autour de la loi électorale se poursuit. Après qu’une commission parlementaire a décidé de laisser le gouvernement trancher, le Conseil des ministres a renvoyé mardi la balle dans le camp de la Chambre.
« Le rôle des Libanais de la diaspora est essentiel pour soutenir leur patrie, et il est naturel qu’ils aient le droit de participer au processus décisionnel », a déclaré Joseph Aoun alors qu'il recevait la délégation du LARP à Baabda.
Fondé en 2006, le LARP affirme, sur son site internet, se consacrer à la « promotion de politiques publiques et à des programmes ciblés » afin de combler « le fossé entre le Liban et sa diaspora ».
La question du vote des expatriés fait l'objet d'un bras de fer au Parlement libanais, les députés étant divisés sur la question. Le président du Parlement Nabih Berry avait bloqué le 30 juin dernier une proposition d’amendement qui aurait permis aux expatriés de voter pour l’ensemble des 128 députés, comme cela était le cas en 2018 et 2022 . Le chef du Législatif veut faire appliquer un article de la loi électorale actuelle adoptée en 2017, selon lequel six députés viendront s'ajouter aux 128 et seront uniquement élus par la diaspora. Problème : la loi reste floue sur la mise en place du système de 6 sièges proposé, dont elle ne précise pas concrètement le mécanisme d’application.
Le 31 juillet, un sit-in rassemblant une cinquantaine de manifestants avait été organisé avant l’ouverture de la séance parlementaire devant la municipalité de Beyrouth avec une revendication claire : le plein droit de vote pour les expatriés libanais.
Le président Aoun a également affirmé devant la délégation du LARP que « le Liban est de retour sur la carte mondiale et montre à l’étranger qu’il est un pays sûr ». Il a, dans ce cadre, souligné que « les indicateurs économiques sont encourageants » et que « l’été a été marqué par un succès à différents niveaux ».
Pourtant, si la saison estivale s’annonçait prometteuse, les acteurs du secteur touristique restent sur leur faim. La saison s’est finalement avérée en deçà de leurs attentes. « On espérait renouer avec la performance de l’été 2018. On n’a finalement atteint que 70 à 80 % de ce niveau, et seulement lors d’un seul mois », avait déclaré à l'OLJ Jean Beyrouthy, président du syndicat des plages et des stations balnéaires et secrétaire général de la Fédération des syndicats du tourisme, dans un article publié le 11 septembre.


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