Le vice-président du Parlement iranien, Hamid Reza Haji Babaei, et la délégation qu'il préside, s'exprimant depuis Aïn el-Tiné, le 10 septembre 2025. Photo Hassan Ibrahim/Flickr Parlement
Le vice-président du Parlement iranien, Hamid Reza Haji Babaei, en visite à Beyrouth, a estimé mercredi que « l’occupation israélienne du Liban de même que les agressions et les diktats autrefois imposés appartiennent désormais au passé », soulignant « la nécessité que les forces extérieures ne s’ingèrent pas dans les affaires intérieures de ce pays frère ». Ces propos font visiblement référence au compromis auquel a recouru vendredi le gouvernement libanais en usant de sémantique pour éviter d’adopter formellement le plan de l’armée libanaise de désarmement du Hezbollah, afin de ne pas froisser le parti-milice chiite, protégé de l’Iran.
« Il ne fait aucun doute que la République islamique d’Iran appuie et bénit toute décision prise par les frères libanais. Il ne fait également aucun doute que les développements et le cours du processus politique interne au Liban, ainsi que les décisions récemment adoptées, témoignent du fait que c’est la sagesse politique qui prime dans ce pays. Nous sommes pleinement convaincus que le cher peuple libanais ne permettra en aucun cas à une quelconque force étrangère de s’ingérer dans ses affaires ou de lui dicter sa volonté », a-t-il dit après une réunion avec le président du Parlement, Nabih Berry, à Aïn el-Tiné. « Notre visite au président Berry était l'occasion de réaffirmer notre soutien et notre attachement à l’unité nationale libanaise. Nous avons également souligné la nécessité que les forces extérieures ne s’ingèrent pas dans les affaires intérieures de ce pays frère », a-t-il dit.
Et de poursuivre : « Il est indéniable que l’occupation israélienne, les agressions et les diktats autrefois imposés à ce pays frère appartiennent désormais au passé. Nous croyons fermement que les évolutions à venir démontreront de façon claire que les politiques d’ingérence et d’unilatéralisme, imposant leur volonté aux autres, sont révolues, et que le monde s’oriente aujourd’hui vers un équilibre des forces. La République islamique d’Iran, avec toute la puissance dont elle dispose, défend d’abord elle-même, ensuite la résistance, et se tient résolument face à toutes les tentatives d’imposition venues de l’extérieur.
Le responsable iranien se trouve à Beyrouth dans le cadre du premier congrès constitutif du Conseil parlementaire asiatique-africain qui s'est tenu pendant deux jours dans la capitale libanaise. Il a appelé « tous les peuples et États de la région – Palestine, Liban, Irak, Yémen, Iran et Qatar – à s’unir, se serrer les coudes et s’opposer comme un seul homme à l'agression israélienne afin d'y mettre un terme définitif », au lendemain de l’attaque israélienne mardi à Doha contre des responsables du Hamas. « Comme l'ont déclaré les responsables israéliens, cette attaque est un message adressé au Moyen-Orient et au monde entier », a-t-il observé.
Hamid Reza Haji Babaei a ensuite mis en garde Israël et les États-Unis contre toute attaque contre l’Iran. « Nous, la République islamique d'Iran, ne sommes pas partisans de la guerre, mais défendons avec toute la force dont nous disposons notre liberté, notre souveraineté et notre indépendance », a-t-il soutenu. « Si les ennemis américain et israélien s'imaginent qu'ils peuvent à nouveau s'en prendre à la République islamique d'Iran par une agression brutale, qu'ils soient assurés qu’elle sait comment répondre à ces menaces américaines et israéliennes de la manière appropriée et nécessaire », a-t-il conclu.
L’opération « Midnight Hammer », lancée le 22 juin dernier par l’armée américaine vers la fin d’une guerre de 12 jours déclenchée par Israël contre l’Iran, a ciblé trois principaux sites d’enrichissement nucléaire, Fordow, Natanz et Ispahan.



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14 h 31, le 11 septembre 2025