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Moyen-Orient - Dans La Presse

Les frappes américaines sur l'Iran n'ont détruit qu'une seule des trois installations nucléaires visées, selon NBC

Un plan alternatif, proposé avant la guerre, visant à frapper six sites nucléaires aurait été rejeté par Donald Trump.

Les frappes américaines sur l'Iran n'ont détruit qu'une seule des trois installations nucléaires visées, selon NBC

Un montage montre des images satellites au-dessus de Fordow, avant et après que les États-Unis ont frappé l'installation nucléaire souterraine près de Qom, en Iran, le 2 juin 2025 (à gauche) et le 22 juin 2025. (Crédit : Planet Labs PBC/Reuters)

Les frappes aériennes américaines en Iran n'ont détruit qu’une seule des trois installations nucléaires visées, selon la chaîne de télévision NBC, qui cite des informations relayées par des responsables américains et israéliens, selon lesquels un plan de frappes aériennes plus large avait été écarté par le président Donald Trump.

L’opération « Midnight Hammer », lancée le 22 juin par l’armée américaine vers la fin de la guerre de douze jours déclenchée par Israël contre l'Iran, , a ciblé trois principaux sites d’enrichissement nucléaire : Fordow, Natanz et Ispahan. Donald Trump a qualifié ces frappes de « succès militaire spectaculaire », affirmant que « les principales installations d’enrichissement de l’Iran ont été complètement et totalement anéanties ».

Mais la réalité sur le terrain serait en réalité bien différente. Si Fordow, considéré comme le site le plus critique, aurait vu ses activités retardées de deux ans, Natanz et Ispahan n’ont subi que des dégâts limités, permettant la reprise potentielle de l’enrichissement nucléaire dans les prochains mois, indiquent des responsables américains au fait de l’évaluation.

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Trump frapperait à nouveau l’Iran « sans hésitation »

L’uranium hautement enrichi est resté intact sur le site d’Ispahan, mais il a été enfoui si profondément par les frappes qu’il est désormais pratiquement hors de portée, selon un responsable gouvernemental israélien ayant rencontré des journalistes de NBC. Israël compte aussi continuer de surveiller l’Iran, assure la même source. Ce sentiment est partagé par M. Trump, qui a dit qu'il frapperait de nouveau l'Iran en cas de nécessité : « Sans hésitation. Absolument. » Des discussions auraient déjà eu lieu entre les gouvernements américain et israélien sur la possibilité d’une nouvelle frappe si Téhéran n’est pas disposé à reprendre les négociations nucléaires.

Le processus de collecte de renseignements sur les conséquences des frappes doit se poursuivre pendant plusieurs mois. Des responsables indiquent qu’au fil de ce processus, des dégâts plus importants seront découverts.

Un plan de frappe alternatif

Un plan alternatif, récemment révélé, avait été proposé par le chef du commandement central américain CENTCOM, le général Erik Kurilla, avant le conflit. Il prévoyait de frapper six sites, au lieu de trois, à plusieurs reprises afin d’incapaciter totalement le programme nucléaire, et de viser la défense antiaérienne iranienne. Donald Trump aurait été informé puis aurait rejeté la proposition, celle-ci ne correspondant pas à ses promesses de politique étrangère isolationniste et impliquant un nombre plus important de pertes des deux côtés.

Néanmoins, les responsables à Washington considèrent généralement les frappes contre l’Iran comme une réussite. Selon eux, elles constituent une menace crédible à brandir en cas de tentative iranienne de reconstruire les capacités nucléaires, une question au cœur du programme de Trump depuis le retrait des États-Unis du Plan d’action global commun en 2018.

Le retrait américain de ce plan, qui imposait des restrictions nucléaires strictes à l’Iran en échange d’un allègement des sanctions économiques, a permis à Téhéran d’amasser suffisamment de matériau pour environ 9 à 10 bombes, ont indiqué des responsables à NBC. Depuis lors, M. Trump tente de conclure un nouvel accord visant à stopper le développement d’armes nucléaires, bien que l’Iran ait, à plusieurs reprises, démenti ces accusations.

Les frappes aériennes américaines en Iran n'ont détruit qu’une seule des trois installations nucléaires visées, selon la chaîne de télévision NBC, qui cite des informations relayées par des responsables américains et israéliens, selon lesquels un plan de frappes aériennes plus large avait été écarté par le président Donald Trump.L’opération « Midnight Hammer », lancée le 22 juin par l’armée américaine vers la fin de la guerre de douze jours déclenchée par Israël contre l'Iran, , a ciblé trois principaux sites d’enrichissement nucléaire : Fordow, Natanz et Ispahan. Donald Trump a qualifié ces frappes de « succès militaire spectaculaire », affirmant que « les principales installations d’enrichissement de l’Iran ont été complètement et totalement anéanties ».Mais la réalité...
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