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Culture - Grand Entretien

Golshifteh Farahani à « L’OLJ » : Le régime iranien est mort, il ne reste qu'à organiser ses funérailles

Artiste exilée devenue symbole d’une liberté confisquée, la petite fille complexée de Téhéran, aujourd’hui grande dame célébrée du cinéma mondial, revient pour « L’Orient-Le Jour » sur les combats qui l’ont conduite à fuir et à sans cesse se reconstruire.

Golshifteh Farahani à « L’OLJ » : Le régime iranien est mort, il ne reste qu'à organiser ses funérailles

L'actrice Golshifteh Farahani dans le jardin de l'hôtel Barrière Normandy, à Deauville. Photo Stéphanie Chermont/L'Orient-Le Jour

« C’est la première fois que j’en dis autant », jure-t-elle en toute fin d’entretien. Il est loin le temps où elle pesait encore ses mots. Figure douce d’une rébellion brutale, Golshifteh Farahani ne se pose pas, ou plus, directement en emblème de cette cause qui la dépasse. Celle des enfants d’une révolte inachevée dans un Iran en soif de délivrance, celle aussi de ces femmes qui persistent à créer, danser, chanter, rire et aimer malgré les doigts et sourcils levés des mêmes mollahs qui l’ont chassée.Traquée par le régime islamique depuis 2008, à la suite de sa participation à une production hollywoodienne – Mensonges d’État de Ridley Scott, aux côtés de Leonardo DiCaprio – et d’une apparition cheveux au vent sur un tapis rouge, la comédienne, forte de soixante-dix longs-métrages et aujourd’hui naturalisée française, ne laisse rien...
« C’est la première fois que j’en dis autant », jure-t-elle en toute fin d’entretien. Il est loin le temps où elle pesait encore ses mots. Figure douce d’une rébellion brutale, Golshifteh Farahani ne se pose pas, ou plus, directement en emblème de cette cause qui la dépasse. Celle des enfants d’une révolte inachevée dans un Iran en soif de délivrance, celle aussi de ces femmes qui persistent à créer, danser, chanter, rire et aimer malgré les doigts et sourcils levés des mêmes mollahs qui l’ont chassée.Traquée par le régime islamique depuis 2008, à la suite de sa participation à une production hollywoodienne – Mensonges d’État de Ridley Scott, aux côtés de Leonardo DiCaprio – et d’une apparition cheveux au vent sur un tapis rouge, la comédienne, forte de soixante-dix longs-métrages et...
commentaires (6)

Cette dame courageuse, exceptionnelle et talentueuse mérite bien toute notre considération et bien sûr sa place au podium. Sa reconnaissance à la France est tout à son honneur. A bas la dictature médiévale.

Goraieb Nada

07 h 34, le 12 septembre 2025

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Commentaires (6)

  • Cette dame courageuse, exceptionnelle et talentueuse mérite bien toute notre considération et bien sûr sa place au podium. Sa reconnaissance à la France est tout à son honneur. A bas la dictature médiévale.

    Goraieb Nada

    07 h 34, le 12 septembre 2025

  • Mes respects Madame.

    LE FRANCOPHONE

    20 h 40, le 11 septembre 2025

  • Bravo Madame, et que te Dieu te bénisse et te protège de ces démons !

    Aboumatta

    17 h 52, le 11 septembre 2025

  • La grâce, l’élégance et le courage ne s’apprennent pas, c’est innée et c’est ce que cette immense actrice incarne sans trop d’effort. C’est une écorchée vive comme beaucoup d’exilés qui portent le fardeau de la libération de leur pays et l’émancipation de leur compatriote, dans son cas, comme une mission messianique qui les anime au point de s’oublier, comme si cela reposait sur leur seul dévouement pour y arriver. Bravo Golshifteh, tu es le phare de toute femme qui se dit libre et insoumise. Respect total pour cette star.

    Sissi zayyat

    10 h 31, le 11 septembre 2025

  • Bravo, quelle femme, quel courage! Il est temps que ce regime assassin et moyen ageux tombe et laisse fleurir la liberte et le developpement humain en Iran!

    Cadmos

    06 h 58, le 11 septembre 2025

  • Bravo Madame, en plus de vos multiples talents, vous êtes un symbole de courage.

    Saliba Patricia

    00 h 27, le 11 septembre 2025

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