Avec sa campagne contre le CHP, « la Turquie bascule dans un autoritarisme pur et simple »
Recep Tayyip Erdogan pousse sa politique de répression contre le principal parti d’opposition. Le point avec Henri Barkey, professeur de relations internationales à l’Université de Lehigh et chercheur au Council on Foreign Relations.
L'OLJ / Propos recueillis par Dany MOUDALLAL,
le 15 septembre 2025 à 19h31
Un manifestant enveloppé dans un drapeau national turc est assis devant des policiers antiémeute qui bloquent l’entrée du siège provincial d’Istanbul du principal parti d’opposition turc, le Parti républicain du peuple (CHP), lors d’une manifestation à Istanbul, le 8 septembre 2025. Kemal Aslan/AFP
Depuis plusieurs mois, le président Recep Tayyip Erdogan accentue son offensive contre le Parti républicain du peuple (CHP), multipliant arrestations et procédures judiciaires. Le parti avait réussi à remporter le plus grand nombre de voix aux élections locales de 2024 pour la première fois depuis 1977, dépassant la formation au pouvoir, l’AKP. Depuis, la répression n’a fait que s’intensifier. Début septembre, un tribunal d’Istanbul a destitué la direction provinciale du CHP, invoquant des irrégularités lors de son congrès de 2023, pour nommer en lieu et place des administrateurs sélectionnés par l’État. Dans ce contexte, le parti a demandé la tenue d’un congrès extraordinaire le 21 septembre. L’Orient-Le Jour fait le point avec Henri Barkey, professeur de relations internationales à l’Université de Lehigh et chercheur au Council on...
Depuis plusieurs mois, le président Recep Tayyip Erdogan accentue son offensive contre le Parti républicain du peuple (CHP), multipliant arrestations et procédures judiciaires. Le parti avait réussi à remporter le plus grand nombre de voix aux élections locales de 2024 pour la première fois depuis 1977, dépassant la formation au pouvoir, l’AKP. Depuis, la répression n’a fait que s’intensifier. Début septembre, un tribunal d’Istanbul a destitué la direction provinciale du CHP, invoquant des irrégularités lors de son congrès de 2023, pour nommer en lieu et place des administrateurs sélectionnés par l’État. Dans ce contexte, le parti a demandé la tenue d’un congrès extraordinaire le 21 septembre. L’Orient-Le Jour fait le point avec Henri Barkey, professeur de relations internationales à l’Université de...
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Il n’y a rien de nouveau, tout simplement tous ont fermé les yeux car tout cela était prévisible, ne pas l’avoir vu dénote du cynisme de l’hypocrisie ou de la
méconnaissance de la nature des régimes totalitaires.
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Il n’y a rien de nouveau, tout simplement tous ont fermé les yeux car tout cela était prévisible, ne pas l’avoir vu dénote du cynisme de l’hypocrisie ou de la
méconnaissance de la nature des régimes totalitaires.
Zeidan
18 h 24, le 16 septembre 2025
L'Europe est aussi genée aux entournures par le controle turc sur le détroit du Bosphore et son impact sur la guerre russe contre l'Ukraine (et l'UE en mode hybride), il me semble. Sans oublier l'irrationelle obsession migratoire. Ces 2 sujets sont suffisants pour réduire l'Europe au silence ou des paroles creuses.
Il n’y a rien de nouveau, tout simplement tous ont fermé les yeux car tout cela était prévisible, ne pas l’avoir vu dénote du cynisme de l’hypocrisie ou de la méconnaissance de la nature des régimes totalitaires.
18 h 24, le 16 septembre 2025