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Économie - Justice

Rapatriement des fonds transférés pendant la crise : le parquet étend la procédure

Selon nos informations, le procureur Maher Cheaïto a décidé de prioriser les actes commis par les banquiers et étendu la période de référence au 1er juin 2019, plutôt qu’en octobre de la même année.

Rapatriement des fonds transférés pendant la crise : le parquet étend la procédure

Des graffitis sur l’entrée du siège de l’Assocation des banques au Liban (ABL), le 7 août 2025 dans le centre-ville de Beyrouth. Photo Philippe Hage Boutros/L’Orient-Le Jour

Attendues de longue date par une grande partie de l’opinion, les investigations judiciaires sur les transferts de fonds vers l’étranger suivent leur cours, en dépit des rumeurs et informations contradictoires qui ont pu fuiter depuis que le procureur financier, le juge Maher Cheaïto, a rendu, le 14 août dernier, une décision obligeant le rapatriement des fonds transférés à l’étranger pendant la crise économique dans la même devise dans un délai de deux mois.Si, dans les jours qui ont suivi, cette décision avait fait l’objet d’une interprétation restrictive – certains juristes estimant notamment qu’elle se limitait aux personnes concernées par les affaires spécifiques qui avaient été transmises au juge Cheaïto par son prédécesseur, Ali Ibrahim –, le procureur a, selon nos informations, considérablement élargi sa portée : d’une part au...
Attendues de longue date par une grande partie de l’opinion, les investigations judiciaires sur les transferts de fonds vers l’étranger suivent leur cours, en dépit des rumeurs et informations contradictoires qui ont pu fuiter depuis que le procureur financier, le juge Maher Cheaïto, a rendu, le 14 août dernier, une décision obligeant le rapatriement des fonds transférés à l’étranger pendant la crise économique dans la même devise dans un délai de deux mois.Si, dans les jours qui ont suivi, cette décision avait fait l’objet d’une interprétation restrictive – certains juristes estimant notamment qu’elle se limitait aux personnes concernées par les affaires spécifiques qui avaient été transmises au juge Cheaïto par son prédécesseur, Ali Ibrahim –, le procureur a, selon nos informations,...
commentaires (7)

Decision illicite a caractere populiste. Avant la crise il etait completement legal de transferer son argent. Que le juge aime ou non les politiciens, les banquiers, et les capitalistes, il n'a pas le droit de demander quoi que ce soit avant le 17 octobre. Il n yavait pas de controle de capitaux. Quand pour apres, il y avait un controle de capitaux de facto appliqué par les banques. Donc il pourrait se baser sur ceci. Mais question: quid des operations Sayrafa? Des subventions? Des remboursements de prets a 1500LL le dollar? Des responsables des depenses dues a la derniere guerre?

..... No comment

17 h 18, le 09 septembre 2025

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Commentaires (7)

  • Decision illicite a caractere populiste. Avant la crise il etait completement legal de transferer son argent. Que le juge aime ou non les politiciens, les banquiers, et les capitalistes, il n'a pas le droit de demander quoi que ce soit avant le 17 octobre. Il n yavait pas de controle de capitaux. Quand pour apres, il y avait un controle de capitaux de facto appliqué par les banques. Donc il pourrait se baser sur ceci. Mais question: quid des operations Sayrafa? Des subventions? Des remboursements de prets a 1500LL le dollar? Des responsables des depenses dues a la derniere guerre?

    ..... No comment

    17 h 18, le 09 septembre 2025

  • C'est bien simple pourtant. D'apres le code de la monnaie et du credit, chaque banquier ou membre du conseil d'administration d'une banque est redevable du passif de la banque sur ses avoirs personnels. Ceux qui refusent de rapatrier les fonds "detournes" pour rembourser leurs deposants, zou en prison. Au moins, ca les empechera de jouir des sous mal acquis.

    Michel Trad

    14 h 14, le 09 septembre 2025

  • Délits d’initiés et recèle de biens sociaux. Il faut avoir l’audace d’attaquer en justice toutes les banques à travers le monde, qui ont accepté de blanchir l’argent pillé dans les caisses de notre pays. Il y eu un précédent et les banques ont été condamnées pour ce fait, avec l’obligation de restituer l’argent et une amande à la clé. Ainsi le Liban ne sera plus obligé de mendier pour remettre notre pays sur pieds. Qui de nos responsables politiques aurait le courage de le faire? Il faut qu’il soit évidement irréprochable. Y en a t-il au moins un?

    Sissi zayyat

    11 h 24, le 09 septembre 2025

  • Délits d'initiés, bien évidemment , et bravo pour le courage du juge Cheito !

    Chucri Abboud

    10 h 27, le 09 septembre 2025

  • Pour avoir les données, c'est tres facile. Il suffit de demandes a SWIFT et aux banques correspondantes les relevas de comptes des banques libanaises. Plus de 90% des opérations sont effectuées sur les comptes USD (et 4 banques américaines concernées: Bank of NY, Citibank, JP Morgan, Wachovia). Ces banques US sont complices. Elles savaient que en octobre les banques étaient fermées au public, mais elles continuaient a traiter les demandes de transfert de fonds hors du Liban pour le compte de certains clients privilégiés.

    LH

    09 h 47, le 09 septembre 2025

  • DELIT D'INITIE ? non mais C pas serieux ! alors que les Ste de Notation mondiales ns faisaient dégringoler vers le niveau le pire depuis des annees ? les seuls a devoir etre poursuivis sont leurs complices -banquiers & politiciens- qui etaient leurs complices.

    L’acidulé

    07 h 27, le 09 septembre 2025

  • Si on comprend bien c’est une bonne nouvelle pour les déposants honnêtes déplumés. Sauf que le dernier paragraphe ramène à la triste réalité ! Voir une collaboration et de bonnes intentions de la part de nos voleurs professionnels est douteux. Si les milliards des pistonnés revenaient, on pourrait enfin penser sérieusement à remonter la pente. Malgré les autres conditions citées dans l’article, c’est bien à la justice de dire le dernier mot. Si justice il y a !

    Goraieb Nada

    06 h 51, le 09 septembre 2025

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