En une semaine, l’armée israélienne arrête 70 personnes en Cisjordanie occupée
Les forces israéliennes ont arrêté 70 suspects au cours de la dernière semaine dans plusieurs dizaines de villages de Cisjordanie occupée, indique Al-Jazeera. Dans un communiqué, l’armée a indiqué que certaines des personnes interpellées étaient en possession de pistolets et d’engins explosifs.
Depuis le début de la guerre à Gaza, les soldats israéliens mènent presque quotidiennement des raids et des arrestations massives dans le territoire palestinien occupé.
Photo Anthony Merchak/MTV
L'ambassadrice du Liban aux États-Unis, Nada Moawad, a remis ses lettres de créance au président américain Donald Trump, rapporte le correspondant de la MTV à Washington, Anthony Merchak, ajoutant que le drapeau libanais a été alors hissé dans la cour de la Maison Blanche.
Nommée en juin, l’ambassadrice a également remis une lettre du président Joseph Aoun au président américain, dans laquelle le chef de l’État souligne l’importance des relations entre le Liban et les États-Unis.
Des drones israéliens survolent à basse altitude le ciel des villages de Zahrani et des environs, au sud de la ville de Saïda, rapporte notre correspondant au Liban-Sud Mountasser Abdallah.
Selon la LBCI, le président du Parlement Nabih Berry a accueilli favorablement la formule du gouvernement et le plan de l’armée, puisqu’ils n’ont fixé aucun délai pour la mise en œuvre du monopole des armes et ont conditionné l'exécution à l’acceptation du plan par Israël
Le chef du mouvement Amal a également déclaré qu'il était « contre tout recours à la rue » et a ajouté : « Et s’il le faut, je descendrai moi-même dans la rue pour y faire face. »
« Le gouvernement libanais s’engage à élaborer une stratégie de sécurité nationale, dans le cadre de la mise en œuvre du principe de l’autorité exclusive de l’État sur l’ensemble de son territoire et du monopole des armes entre ses mains », a poursuivi Paul Morcos.
Il a insisté sur le fait que Beyrouth « n'a pas fait et ne fera pas de concessions à Israël », en précisant que « les ministres (chiites) qui se sont retirés de la séance ne se sont pas retirés du gouvernement ». Il a ajouté : « Le gouvernement n’a concédé aucun point concernant le plan d’extension de sa souveraineté et poursuit sa mise en œuvre sans provoquer d’explosion de la situation intérieure ».
« L’armée libanaise commencera à mettre en œuvre le plan selon les moyens disponibles », a poursuivi Paul Morcos. Des contraintes liées à cette application ont en effet été exposées par le général Haykal et elles sont liées tant au plan lui-même qu'à l'armée et aux « conditions imposées par Israël ». Dans ce cadre, la troupe agira « dans le cadre qui a été fixé le 5 août », lorsqu'elle a été chargée de désarmer les milices avant la fin de l'année, mais elle se conserve le droit d'une « évaluation opérationnelle ».
Paul Morcos a dans la foulée annoncé que le commandement de l’armée présentera un rapport mensuel au Conseil des ministres concernant l'application du plan.
« Le Liban insiste sur l’application intégrale de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU et refuse tout morcellement de l’accord de cessez-le-feu », a-t-il encore déclaré, précisant que « toute avancée dans la proposition américaine reste conditionnée par l’engagement des autres parties, y compris Israël ». L'émissaire américain Tom Barack était revenu la semaine passée de Tel-Aviv sans pouvoir fournir de garanties concernant un retrait israélien des positions qu'occupe encore Israël au Liban-Sud.
Le ministre de l'Information a encore affirmé que le Conseil des ministres a écouté les explications du commandant en chef de l'armée sur le monopole des armes et l'a « bien accueilli. » Le gouvernement a décidé de garder confidentiels les détails de ce plan.
Selon M. Morcos, le chef de l'État, a en outre évoqué les évolutions économiques positives dans le pays et insisté sur la nécessité que les élections législatives se tiennent à la date prévue, soit au printemps prochain.
Morcos a révélé que, de son côté, le Premier ministre, Nawaf Salam, a mis en garde contre le fait qu'il n’y aura pas d’investissements étrangers au Liban « tant que les conditions de sécurité et de stabilité ne seront pas réunies dans le pays, et c’est ce dont je me suis assuré lors de mes visites en France et en Égypte ».
Prenant la parole à l'issue du Conseil, le ministre de l'Information, Paul Morcos, a indiqué que, lors de la réunion, « le président de la République a réitéré sa condamnation des attaques israéliennes » qui se poursuivent sur le Liban. M. Aoun a également salué les efforts de la diplomatie libanaise qui ont accompagné le renouvellement du mandat de la FINUL, considérant cette décision comme « une victoire pour le Liban ».
Le ministre des Déplacés, Kamal Shehadi, a estimé que le plan présenté par Rodolphe Haykal est « excellent ».
Le vice-président du Conseil des ministres, Tarek Mitri, interrogé sur une « adoption » ou non du plan de l'armée, s'est contenté de répondre selon la LBC que le cabinet l'avait « bien accueilli ». Des sources informées avaient indiqué à notre publication avant le Conseil que la formule trouvée verrait le gouvernement prendre acte du plan, sans avoir à voter ou prendre de décision.
Haïdar à la MTV : Nous avons approuvé, dans la déclaration ministérielle, une stratégie de sécurité nationale qui mènera au monopole des armes une fois les capacités défensives de l’institution militaire renforcées. Or, l’armée n’est actuellement pas en mesure de défendre le Liban.
« Tous nos ministres se sont retirés de la séance du Conseil des ministres pour protester contre l’insistance du gouvernement à discuter du plan de monopole des armes (…) Le retrait des ministres du tandem chiite de la séance du gouvernement signifie que le Liban fait face à une crise politique extrêmement grave », a déclaré à Al-Modon Ghaleb Abou Zeinab, membre du Conseil politique du Hezbollah.
« Le président de la République et le chef du gouvernement portent la responsabilité principale de ce qui s’est passé lors de la séance du Conseil des ministres. Notre réaction au prochain stade sera déterminée en fonction de l’évolution et des résultats liés à la séance du gouvernement », a-t-il poursuivi.
« Il est trop tôt pour juger la position de l’armée libanaise ; nous évaluerons ultérieurement le plan qui a été présenté. Mais il est de notre droit de recourir à la rue ou de démissionner du gouvernement, et nous étudions actuellement toutes les options appropriées pour nos actions futures », a-t-il conclu.
Le Conseil des ministres a terminé sa réunion un peu plus d'une demi-heure après le départ du commandant en chef de l’armée.
« Nous nous sommes retirés de la séance, et non du gouvernement », a déclaré le ministre des Finances, Yassine Jaber, selon l’agence Markazia.
« Nous participerons à la prochaine séance du Conseil des ministres et attendrons le communiqué final pour agir en conséquence », a-t-il ajouté.
Selon notre correspondant Mountasser Abdallah, l’armée libanaise a renforcé sa présence aux entrées de la banlieue sud de Beyrouth. Toutefois, le tandem chiite Amal-Hezbollah n’a pour l’instant pas décidé de recourir à la rue, en attendant l’issue du Conseil des ministres.
Selon les informations de la LBCI, le commandant en chef de l’armée libanaise, Rodolphe Haykal, a terminé la présentation du plan de désarmement devant le Conseil des ministres et a quitté le palais.
La ministre de l’Environnement, Tamara Zein, a déclaré à la LBCI :
« Certains médias laissent entendre que notre sortie a coïncidé avec l’entrée du commandant en chef de l’armée, alors qu’en réalité nous avons attendu son arrivée, nous l’avons salué et félicité, puis exprimé notre position avant de quitter la séance. »
Le ministre Fadi Makki a posté sur X :
« J'ai fait tout mon possible pour franchir les obstacles et j’étais favorable à la discussion du plan de l’armée, laissant à sa direction l’appréciation du délai, une institution que nous respectons et considérons comme le garant de l’unité et de la souveraineté du pays. Cependant, face à la situation actuelle et au retrait d’une composante essentielle (du gouvernement, à savoir les ministres du tandem chiite Amal-Hezbollah, NDLR), je ne peux pas assumer à nouveau la responsabilité d’une telle décision et j’ai donc décidé de me retirer de la séance. »
« Lors de mon intervention en séance, j’ai également dit que j’étais prêt à remettre ma démission si elle servait l’intérêt national », a-t-il ajouté.
« Dès lors, j’invite une nouvelle fois mes collègues ministres et les références politiques à discuter du plan conformément à la déclaration ministérielle sur laquelle nous nous sommes tous accordés, pour ce qui est notamment du monopole des armes aux mains de l’État et de ses institutions, avec calme et prudence, en plaçant l’intérêt du pays, du Sud et de la paix civile au-dessus de toute autre considération », a conclu le ministre.
Le président Joseph Aoun a informé le Conseil des ministres de sa décision de « renvoyer (au Parlement pour une deuxième lecture) la loi sur l’organisation de la justice judiciaire, adoptée le 31 juillet, dans le respect du délai constitutionnel, conformément aux pouvoirs du président définis à l’article 57 de la Constitution », selon un message publié sur X par la Présidence.
Le chef de l'État a justifié sa décision en affirmant que le texte voté « comporte des erreurs formelles, matérielles et substantielles, le rendant inapplicable dans certaines de ses dispositions, en plus du non-respect des principes, fondements et normes internationales. »
Les quatres points ajoutés à l'ordre du jour ont été approuvés au début de la séance, selon l'agence Markaziya.
« La séance du Conseil des ministres se poursuit malgré le retrait des ministres chiites, et le chef de l’armée présente les détails techniques ainsi que les lacunes à combler pour la mise en œuvre du plan », toujours selon l'agence.
Une source informée a indiqué à L’OLJ que le ministre Fadi Makki a déclaré au président de la République qu’il n’était pas possible de demander une discussion sur le plan de l’armée dans un contexte d’attaques israéliennes continues.
Il a ajouté que s’il y avait une insistance à débattre du plan, il mettrait sa démission entre les mains du président.
Toujours selon nos informations, M. Makki ne passera toutefois pas à l’acte tant que les quatre autres ministres chiites (du tandem) n’auront pas pris la décision de claquer la porte du cabinet.
Le ministre du Travail Mohammad Haïdar a affirmé à Al-Manar : « Nous avons quitté le palais de Baabda et nous ne retournerons pas à cette séance. »
« Nous nous sommes retirés de la séance, et non du gouvernement, en cohérence avec nos positions. Parce que cette séance est la continuité des précédentes, il nous était impossible d’y rester. Tout le respect au chef de l’armée : notre position est politique. Attendons de voir ce qui sera décidé à l’issue de la séance » a-t-il ajouté, dans une déclaration à la LBCI.
« Toute décision prise en l’absence de la communauté chiite est contraire au pacte national », a encore déclaré le ministre.
Il a aussi considéré que « la capacité défensive de l’armée est jusqu’à présent “limitée” et doit être renforcée, ce qui peut se faire par plusieurs mesures. »
Une source du Hezbollah a indiqué à L’Orient-Le Jour que les rumeurs sur une démission des ministres du tandem chiite du gouvernement ne sont pas fondées.
Commentant les informations qui circulent sur une éventuelle démission de Fadi Makki (chiite indépendant), la même source a ajouté que ces informations ne sont pas “exactes”.
Les cinq ministres chiites qui se sont retirés de la séance du Conseil des ministres n'ont pas encore quitté le Palais de Baabda selon la Mtv.
Le cinquième ministre chiite, Fadi Makki, qui n'appartient pas au tandem Amal-Hezbollah, s'est retiré de la séance.
Les ministres chiites du tandem Amal-Hezbollah se sont retirés de la séance, selon l'agence Markaziya.
Il n'est pas encore clair si le cinquieme ministre chiite, Fadi Makki, est toujours dans la salle
Le ministre chiite de la Réforme administrative, Fadi Makki, a répondu à une question des journalistes sur un éventuel retrait de la séance : « On verra dans un moment ».
Le ministre sunnite de l’Intérieur, Ahmad Hajjar, a déclaré à son arrivée : « La situation sécuritaire est sous contrôle et, si Dieu le veut, il ne se passera rien ni pendant la séance ni en dehors », selon al-Modon.
Le ministre chiite de la Santé, Rakan Nassereddine, a déclaré que « tout va bien » au moment où il entrait dans la salle où devait commencer la réunion du Conseil des ministres, rapporte An-Nahar.
Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, côte à côte, au début de la réunion du Conseil des ministres à Baabda.
Selon notre photojournaliste sur place, Mohammad Yassine, les membres du gouvernement et le président ont observé une minute de silence au début de la séance en mémoire de l’ancien député et ministre libanais Hassan Rifaï, décédé le 3 septembre.
Le commandant en chef de l'armée Rodolphe Haykal est arrivé au Palais de Baabda pour le Conseil des ministres, et tous les ministres du tandem chiite sont présents.
Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Le Premier ministre Nawaf Salam, entouré du ministre de la Justice Adel Nassar et du conseiller de Joseph Aoun, André Rahal, lors de leur entrée à la réunion du Conseil des ministres.
« Il est possible que le plan de l'armée libanaise visant à confier à l’Etat le monopole des armes ne soit pas approuvé lors de la réunion du gouvernement, mais qu'il soit débattu et fasse l'objet de réunions ultérieures quant à ses modalités d’application », rapporte la chaîne télévisée Al Jadeed.
Selon plusieurs médias locaux, dont la LBCI, la séance du Conseil des ministres a commencé.
Le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam sont réunis en ce moment au Palais de Baabda, peu avant la séance du Conseil des ministres, rapporte sur X le site de la présidence libanaise.
Photo diffusée sur le compte X de la présidence libanaise
Conseil des ministres : Un clash? Certainement pas ! dit Joe Issa el-Khoury
Le ministre libanais de l’Industrie, Joe Issa el-Khoury, proche des Forces libanaises, s’est dit certain qu’il n’y aura pas de clash entre les parties en présence, lors de la séance du Conseil des ministres qui doit commencer à 15 heures, et au cours de laquelle l’armée libanaise doit exposer son plan de désarmement des milices dont le Hezbollah.
« Un clash ? Surement pas ! » a-t-il répondu à la LBCI, interrogé sur la possibilité de voir la séance dégénérer entre le Hezbollah et ses détracteurs qui réclament le monopole étatique des armes.
Le mufti jaafarite Ahmad Kabalan, proche du Hezbollah, a déclaré au président Joseph Aoun qu’il serait tenu pour responsable de toute « séance ou décision inconstitutionnelle » prise par le Conseil des ministres lors de sa réunion consacrée au plan de désarmement du Hezbollah préparé par l’armée libanaise.
Ses propos ont été tenus à la mosquée de l’imam Hussein, à Bourj el-Brajné, dans la banlieue sud de Beyrouth, à l’occasion de l’anniversaire de la naissance du Prophète.
« Vous êtes le garant constitutionnel et la responsabilité vous incombe. Les communautés fondatrices de l’État libanais sont une condition de légitimité gouvernementale et parlementaire, et vous êtes responsable du respect de la garantie constitutionnelle et de la prévention de toute séance ou décision inconstitutionnelle », a déclaré M. Kabalan en s’adressant au président.
« Le gouvernement n’est plus qu’à quelques heures de corriger cette grave erreur, et il faut faire preuve de prudence afin d’éviter de menacer la paix civile et le pacte fondateur du Liban », a-t-il ajouté.
« Le Liban est un pays fondé sur un pacte ; la résistance est une force de défense nationale et un partenaire à part entière de l’armée libanaise, et toutes deux sont essentielles à la souveraineté et à l’existence. Il n’y a pas de trahison plus grande que de saper cette cohésion souveraine entre l’armée et la résistance », a-t-il conclu.
Le ministre des Finances, Yassine Jaber, à Baabda, le 5 septembre 2025. Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour
Les ministres commencent à arriver au palais de Baabda pour la réunion gouvernementale, selon notre photographe sur place, Mohammad Yassine.
Photo X / @LBPresidency
Le président libanais, Joseph Aoun, a reçu à Baabda, l'ancien Premier ministre irakien, Moustapha Kazimi, selon un message sur le compte X de la présidence, avec qui il a discuté des « derniers développements ». Les détails de cette réunion ne sont pas encore connus.
L’armée israélienne annonce avoir bombardé une tour dans la ville de Gaza « qui était utilisée par le Hamas ». « Des infrastructures terroristes du Hamas y étaient installées afin d'être utilisées pour promouvoir et mettre en œuvre des plans terroristes contre les forces de l'armée de défense dans la région », souligne sur X le porte-parole arabophone de l’armée, Avichay Adraee, qui accuse le Hamas « de violer systématiquement les dispositions du droit international en utilisant les installations civiles et la population pour dissimuler leurs activités terroristes ».
L'armée israélienne annonce son intention d'étendre son opération à Gaza
L’armée israélienne a annoncé son intention d’attaquer « plusieurs bâtiments de la ville de Gaza qui ont été transformés en infrastructures terroristes », en vue d'étendre son opération contre le Hamas.
« En vue d'étendre les frappes contre le Hamas dans la ville de Gaza, l'armée israélienne a mené une vaste opération de renseignement et a détecté une intense activité terroriste de l'organisation terroriste Hamas dans un large éventail d'infrastructures de la ville, en particulier dans les tours à plusieurs étages », a publié sur X le porte-parole arabophone de l’armée israélienne Avichay Adraee.
Alors que le Conseil des ministres doit se réunir dans 1h pour discuter du plan de l'armée pour le désarmement des milices au Liban, en tête desquelles le Hezbollah, les contacts politiques se poursuivent pour trouver une formule devant éviter des tensions et une confrontation interne.
Que sait-on sur les concertations en cours, et qu'a confié le Hezbollah à L'Orient-Le Jour, juste avant cette réunion gouvernementale sous haute tension ?
Plus de détails ici.
Photo obtenue par notre correspondant auprès du bureau de presse du Hezbollah
Le Hezbollah a organisé des funérailles pour deux de ses membres tués dans des frappes israéliennes mercredi, rapporte notre correspondant dans le Sud. Selon ses informations, une cérémonie a été organisée à Yater (Bint Jbeil) pour Abelmonhem Soueidane, tué dans une frappe de drone dans ce village, tandis qu'une autre a eu lieu à Adchit pour Rida Ali Zreik, victime de frappes multiples sur un complexe commercial et industriel près de Kharayeb, dans le caza de Saïda.
La journée de mercredi avait été particulièrement meurtrière au Liban-Sud et les frappes israéliennes y avaient fait au moins cinq morts. En plus de Soueidane et Zreik, un père de famille et membre du Hezbollah avait été tué dans un tir d'artillerie sur une maison de Chebaa (Hasbaya), tandis que des bombardements massifs sur un entrepôt d'engins de chantiers en soirée a fait deux morts parmi les ouvriers syriens qui se trouvaient sur les lieux.
La Finlande signe la déclaration franco-saoudienne sur la Palestine
La Finlande a annoncé qu'elle signait la déclaration franco-saoudienne sur une solution à deux Etats, mais sans s'engager sur une date de reconnaissance d'un État palestinien, rapporte l'AFP. « Le processus mené par la France et l'Arabie saoudite est l'effort international le plus important depuis des années pour créer les conditions d'une solution à deux États », a déclaré la ministre des Affaires étrangères Elina Valtonen sur X.
Le gouvernement finlandais est divisé sur la reconnaissance de l'État palestinien. Le parti des Finlandais, d'extrême droite, ainsi que les Chrétiens démocrates, sont par exemple contre une reconnaissance de l'État palestinien. « La Finlande s'engage à reconnaître l'État de Palestine à un moment donné dans le futur », a ajouté la ministre devant des journalistes, sans cependant donner de date.
Israel Katz : Les portes de l'enfer sont ouvertes à Gaza
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a affirmé dans un message sur X que les « portes de l'enfer » étaient désormais ouvertes à Gaza, et que les opérations militaires dans la ville de Gaza allaient s'intensifier. « Le verrou a été ouvert sur les portes de l'enfer à Gaza, a-t-il écrit, annonçant qu'un premier ordre d'évacuation avait été émis pour un immeuble de plusieurs étages qui allaient être attaqués. L'armée israélienne n'a pas encore rendu public cet appel.
« Lorsque la porte s'ouvrira, elle ne se refermera pas et l'activité de l'armée israélienne va s'intensifier », a-t-il ajouté, lançant un ultimatum au Hamas : « accepter les conditions d’Israël pour mettre fin à la guerre, à savoir avant tout la libération de tous les otages et le désarmement – ou bien être détruit ».
La Défense civile dans la bande de Gaza a fait état de 19 morts dans des frappes aériennes israéliennes depuis l'aube dans le territoire palestinien assiégé.
L'aviation israélienne a frappé des immeubles et des tentes de personnes déplacées dans plusieurs quartiers de la ville de Gaza et de sa périphérie, a indiqué la Défense civile dans un communiqué transmis à l'AFP. Cette organisation de premiers secours qui opère sous l'autorité du mouvement islamiste Hamas a fait état de 19 morts et au moins dix blessés dans ces bombardements.
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L'actrice française Adèle Haenel a annoncé à l'AFP qu'elle embarquerait pour la bande de Gaza depuis Tunis à bord de la flottille « Global Sumud », pour envoyer aux Palestiniens du territoire assiégé « un signe que l'humanité est toujours là ». « Dans ce moment dramatique de l'histoire, j'ai pris la décision d'embarquer à bord d'un des bateaux de la mission humanitaire de la Global Sumud Flotilla », a expliqué la comédienne et militante.
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Un petit drone israélien a largué une bombe sonore en direction d'un deux-roues à Yaroun, dans le caza de Bint Jbeil, au Liban-Sud, sans faire de blessé, rapporte notre correspondant Mountasser Abdallah.
Le Hamas diffuse une vidéo de deux otages israéliens
La branche armée du Hamas a diffusé une vidéo de deux otages israéliens, enlevés lors de l'attaque sanglante menée par le mouvement le 7 octobre 2023. La vidéo, de plus de trois minutes et demi, montre un otage, dans une voiture se déplaçant au milieu d'immeubles détruits, demandant en hébreu au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de ne pas mener l'offensive militaire israélienne prévue contre la ville de Gaza. L'otage, filmé rencontrant un autre otage à la fin de la vidéo, dit se trouver dans la ville de Gaza et que la vidéo a été tournée le 28 août 2025. L'AFP n'a pas pu vérifier l'authenticité de la vidéo, ni la date de son enregistrement. Le Haaretz a identifié l'un de deux hommes comme étant Guy Gilboa-Dalal.
Peu avant, l'armée israélienne avait déclaré aux familles des otages que les opérations militaires à Gaza-Ville, dont Tel-Aviv entend prendre le contrôle, « augmentent les risques » que les personnes encore détenues par le Hamas soient blessées ou tuées, et que les dépouilles disparaissent. Des représentants de l'armée avaient également averti les familles qu'elles devaient se préparer à des opérations de « terreur psychologique » de la part du Hamas, dont la diffusion de captifs.
Liban-Sud : le bilan de la frappe israélienne près d'Ansariyé passe à deux morts
Un des ouvriers syriens blessés mercredi soir dans la frappe massive menée par l'armée israélienne sur un entrepôt d'engins de chantier entre Ansariyé et Adloun, dans le caza de Saïda au Liban-Sud, a succombé à ses blessures, selon les informations de notre correspondant Mountasser Abdallah.
Liban-Sud : tirs de mitrailleuse nocturnes en provenance de positions israéliennes
Des tirs de mitrailleuse ont visé dans la nuit, après 22h, le Liban-Sud, et notamment la périphérie de Kfarchouba, en provenance de la position israélienne de Ramtha, sur les hauteurs contestées surplombant le village, selon les informations de notre correspondant Mountasser Abdallah. D'autres tirs ont visé la plaine de Khiam, depuis la position israélienne sur la colline de Hamames, que continue d'occuper l'armée israélienne en territoire libanais. Ce ratissage a eu lieu alors que Khiam avait été menacé de frappes israéliennes hier soir.
Par ailleurs, vers minuit, une explosion a été entendue au niveau de Ramiyé, dans le caza de Bint Jbeil, sans que sa cause ne soit immédiatement connue.
La commissaire européenne Teresa Ribera a qualifié jeudi la situation à Gaza de « génocide », déplorant l'inaction des 27 Etats membres de l'UE sur la question. Elle est la première au sein de l'exécutif européen à s'exprimer ainsi.
« Le génocide à Gaza met en évidence l'incapacité de l'Europe à agir et à parler d'une seule voix, alors même que des manifestations se propagent dans les villes européennes », a affirmé la responsable espagnole lors d'un discours à l'école d'enseignement supérieur Sciences Po Paris.
Plus de détails ici.
UNICEF : « L’impensable est déjà là » à Gaza, et cette situation « n'est pas accidentelle »
L’organisation des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a averti que « l’enfance ne peut pas survivre » dans la ville de Gaza, alors qu’Israël se prépare à capturer la ville la plus peuplée de l'enclave.
« Le monde tire la sonnette d’alarme sur ce qu’une offensive militaire intensifiée à Gaza pourrait engendrer – une catastrophe pour près d’un million de personnes qui y vivent encore », a déclaré jeudi lors d’un point de presse la porte-parole de l’UNICEF, Tess Ingram. « L’impensable n’est pas à venir – il est déjà là. L’escalade est en cours », a-t-elle ajouté.
« La malnutrition et la famine affaiblissent les corps des enfants, tandis que le déplacement les prive d’abri et de soins, et que les bombardements menacent chacun de leurs déplacements. Voilà à quoi ressemble la famine dans une zone de guerre, et c’était partout où je posais les yeux dans la ville de Gaza », a déclaré Mme Ingram. La responsable de l’UNICEF a souligné que la situation dans le territoire palestinien « n’est pas accidentelle. C’est la conséquence directe de choix qui ont transformé Gaza et, en réalité, toute la bande, en un endroit où la vie des gens est attaquée sous tous les angles, chaque jour ».
Une délégation de responsables du Hamas a rencontré hier à Doha le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, pour discuter de la crise humanitaire dans la bande de Gaza et de l’éventuelle annexion de la Cisjordanie par Israël, après des annonces faites en ce sens par des ministres israéliens.
Les États-Unis sanctionnent trois organisations palestiniennes, à qui ils reprochent d'avoir coopéré à l'enquête de la CPI contre Israël
Les États-Unis ont annoncé hier soir une nouvelle série de sanctions contre trois organisations palestiniennes de défense des droits humains opérant dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, rapporte également le Haaretz. Ces nouvelles sanctions du Département d’État visent les associations al Haq, le Centre al-Mezan pour les droits humains et le Centre palestinien pour les droits humains.
Dans un communiqué, le Département d’État a accusé ces organisations d’« agir pour internationaliser leur conflit avec Israël » et de « continuer à soutenir le terrorisme ». Il a également affirmé que ces groupes avaient fourni une aide financière à des « organisations terroristes palestiniennes. »
Cisjordanie : trois Palestiniens blessés dans une attaque de colons israéliens à Khallet el-Daba, au sud d'Hébron
Des activistes du sud de la Cisjordanie occupée ont rapporté, selon le Haaretz, qu’environ 30 colons avaient attaqué le village de Khallet el-Daba, au sud d’Hébron, faisant trois blessés. L'armée israélienne a indiqué être au courant de cette attaque et dit avoir envoyé des troupes sur place. Le Croissant-Rouge a, lui, indiqué que trois Palestiniens âgés de 84, 64 et 13 ans avaient été blessés lors de l’attaque et transférés à l’hôpital pour y recevoir des soins.
Khallet el-Daba est l’un des 12 villages de Massafer Yatta, qui abritent au total plus de 1 000 habitants. Récemment, les démolitions se sont intensifiées dans le village et, en mai, l’Administration civile y a détruit la majeure partie des infrastructures.
Bonjour et bienvenue sur notre couverture en direct de la situation au Proche-Orient, au Liban, où le gouvernement doit se pencher ce vendredi sur un plan préparé par l'armée pour que l'Etat récupère le monopole des armes, et donc désarme les milices dont le Hezbollah. Nous couvrirons également la situation à Gaza et en Cisjordanie occupée, où se multiplient les attaques israéliennes, ainsi qu'en Iran et en Syrie.
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18 h 48, le 05 septembre 2025