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Politique - Finul

Attaques israéliennes au Liban-Sud : Aoun et Salam interpellent la communauté internationale

Mardi, des drones de l'armée israélienne ont « largué quatre grenades » à proximité de Casques bleus, qui déblayaient une route.

Attaques israéliennes au Liban-Sud : Aoun et Salam interpellent la communauté internationale

Un blindé de la Finul traversant une localité dévastée du caza de Marjeyoun, vendredi 7 février 2025. Lucile Wassermann/Archives L’Orient-Le Jour.

Deux jours après l'attaque israélienne contre des soldats de la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul) près de Marwahine (caza de Tyr), et au lendemain d'une journée marquée par de nouvelles frappes meurtrières revendiquées par Tel Aviv au Liban-Sud, le président de la République, Joseph Aoun, et le Premier ministre Nawaf Salam sont tous deux montés au créneau.

Joseph Aoun s'est entretenu au téléphone avec le chef de la force onusienne, Diodato Abagnara, afin de « s'assurer de la sécurité » des Casques bleus, et a dénoncé l'« agression » israélienne, rapporte un communiqué de la présidence libanaise jeudi. Le chef de l'État a estimé que « de telles agressions confirment une fois de plus qu’Israël persiste à défier la volonté de la communauté internationale, qui a appelé il y a quelques jours à cesser les hostilités contre le Liban, à retirer les forces israéliennes des territoires libanais qu’elles occupent dans le Sud, à libérer les prisonniers libanais et à appliquer intégralement la résolution 1701 ».

Joseph Aoun a ajouté que « ce qu’il y a de plus grave » dans l'attaque, « c’est qu’Israël était préalablement informé de l’opération de la Finul visant à dégager les routes dans la zone de la Ligne bleue », ce qui « signifie que le ciblage de la force internationale a été délibéré et prémédité », estime-t-il.

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Le chef de l'État a enfin appelé à une « mobilisation internationale pour contraindre Israël à mettre un terme à ses violations répétées des résolutions du Conseil de sécurité et des immunités internationales accordées aux forces de maintien de la paix dans le monde », rapporte encore le communiqué de la présidence. Il a aussi mis en avant le fait que « les attaques israéliennes contre les villes et villages du Sud se poursuivent de façon permanente, faisant chaque jour des martyrs et des blessés, et visant des populations civiles, des habitations et des infrastructures civiles ».

Selon des données du ministère de la Santé et de l'ONU, compilées par L'Orient-Le Jour, au moins 310 personnes ont été tuées au Liban depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël fin novembre dernier.

« La crédibilité de la communauté internationale est en jeu »

De son côté, le Premier ministre Nawaf Salam a écrit jeudi sur son compte X que les « agressions israéliennes répétées contre le Liban constituent une violation flagrante de la déclaration de « cessation des hostilités » du mois de novembre dernier, de la résolution 1701 ainsi que des principes et dispositions du droit international ». « La crédibilité de la communauté internationale est en jeu », a-t-il encore estimé, l'appelant lui aussi à « agir immédiatement pour contraindre Israël à cesser ces agressions et à respecter la souveraineté du Liban et la sécurité de ses citoyens. »

Mardi, alors que des Casques bleus déblayaient une route bloquant l'accès à une de ses positions proches de la Ligne bleue, des drones de l'armée israélienne ont « largué quatre grenades » à proximité des soldats, selon un communiqué de la Finul. Un des projectiles « est tombé à une vingtaine de mètres et les trois autres à environ 100 mètres du personnel de l'ONU et des véhicules » du convoi, avant que les drones ne retournent au sud de la Ligne bleue, vers le territoire israélien, ajoute la Force, qui évoque une « violation grave de la résolution 1701 (du Conseil de sécurité) et du droit international ».

Si l'armée israélienne a assuré mercredi qu'elle n'avait pas visé « délibérément » les soldats, la Finul avait de son côté indiqué que Tel Aviv avait été prévenu à l'avance des travaux prévus, au sud-est de Marwahine, localité située à quelques kilomètres de la position de Jabal Blat, qui fait partie des sites libanais toujours occupés par les soldats israéliens depuis le cessez-le-feu conclu en novembre dernier. Pendant l'offensive élargie lancée par Israël sur le Liban l'automne dernier, la Finul a été plusieurs fois la cible de tirs, principalement israéliens, qui ont blessé plusieurs Casques bleus. Des chars israéliens avaient également bloqué les accès à une de ses positions et lancé des gaz lacrymogènes en direction du bâtiment. Des tirs de roquettes d'origine inconnue, en provenance du territoire libanais, avaient également visé une de ses positions à Beit Lif (caza de Bint Jbeil).

Le mandat de la Finul vient d’être prorogé au Liban-Sud pour une dernière fois en août par le Conseil de sécurité. Fin 2026, la force intérimaire devra ainsi entamer un plan de retrait qui durerait un an, donc se terminera en principe fin 2027. L’accord du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah a été adopté en novembre 2024 pour mettre fin à plus d’un an de guerre qui a laissé le parti chiite affaibli et privé de son leadership historique. La Finul et l’armée libanaise ont collaboré depuis pour s’assurer de son désarmement au sud du Litani, sachant que la question de sa remise des armes fait désormais l’objet d’une décision gouvernementale libanaise et devrait être discutée en Conseil des ministres vendredi.

Deux jours après l'attaque israélienne contre des soldats de la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul) près de Marwahine (caza de Tyr), et au lendemain d'une journée marquée par de nouvelles frappes meurtrières revendiquées par Tel Aviv au Liban-Sud, le président de la République, Joseph Aoun, et le Premier ministre Nawaf Salam sont tous deux montés au créneau.Joseph Aoun s'est entretenu au téléphone avec le chef de la force onusienne, Diodato Abagnara, afin de « s'assurer de la sécurité » des Casques bleus, et a dénoncé l'« agression » israélienne, rapporte un communiqué de la présidence libanaise jeudi. Le chef de l'État a estimé que « de telles agressions confirment une fois de plus qu’Israël persiste à défier la volonté de la communauté internationale, qui a appelé...
commentaires (5)

Le bandit Natenyahu n’est plus à un crime près, et il ne faut pas s’attendre à une quelconque mansuétude de sa part. Son message est clair, pas de remise en état de quoique ce soit au Sud avant le dépôt complet des armes. Par ses déclarations publiques la milice maudite lui donne tous les jours des excuses. Elle répète publiquement qu’elle veut garder ses armes divines…donc la guerre se poursuit, alors pourquoi s’étonner ? C’est bien la milice qui a attaqué Israël, pas pour défendre le Liban, mais bien pour soutenir son collègue iranien, le Hamas. Pleurer maintenant ne sert plus à rien.

Goraieb Nada

07 h 09, le 05 septembre 2025

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Commentaires (5)

  • Le bandit Natenyahu n’est plus à un crime près, et il ne faut pas s’attendre à une quelconque mansuétude de sa part. Son message est clair, pas de remise en état de quoique ce soit au Sud avant le dépôt complet des armes. Par ses déclarations publiques la milice maudite lui donne tous les jours des excuses. Elle répète publiquement qu’elle veut garder ses armes divines…donc la guerre se poursuit, alors pourquoi s’étonner ? C’est bien la milice qui a attaqué Israël, pas pour défendre le Liban, mais bien pour soutenir son collègue iranien, le Hamas. Pleurer maintenant ne sert plus à rien.

    Goraieb Nada

    07 h 09, le 05 septembre 2025

  • Ce qui est plus risqué est c’est le criminel chez soi plutôt que le criminel ailleurs

    William SEMAAN

    00 h 34, le 05 septembre 2025

  • Les sionistes font le jeu du Hezbollah tous les deux des criminels

    Eleni Caridopoulou

    17 h 36, le 04 septembre 2025

  • Cette soudaine escalade ressemble à un message envoyé à Kassem. Notre président devrait se dépêcher d’éradiquer tous les mobiles qui font que notre pays soit agressé. Les désarmement fait partie intégrante de ce fameux accord 1701 qui doit être respecté par tous. Personne n’a le droit de menacer notre sécurité en lançant des provocations depuis notre territoire et surtout pas un parti vendu. Si le HB veut satisfaire les mollahs en s’attaquant à son ennemi juré, qu’il aille en Iran, personne ne lui tiendrait rigueur. Le Liban ne veut plus de guerre pour sauver les autres, il a déjà assez

    Sissi zayyat

    15 h 56, le 04 septembre 2025

  • L’éléphant dans la pièce, c’est le Hezbollah. Deal with it.

    Cohen-Addad Nicole

    15 h 27, le 04 septembre 2025

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