Des agents fédéraux de l’immigration attendent devant une salle d’audience vide dans un tribunal américain de l’immigration peu fréquenté à Manhattan, à New York, aux États-Unis, le 15 août 2025. David Dee Delgado/Reuters
Le gouvernement américain a indiqué mardi qu’il rechercherait les opinions « antiaméricaines », y compris sur les réseaux sociaux, lorsqu’il statuera sur le droit de résider aux États-Unis. Les services américains de citoyenneté et d’immigration, qui traitent les demandes de séjour aux États-Unis ou de naturalisation, ont annoncé qu’ils allaient renforcer le contrôle des messages publiés par les candidats à l’immigration aux États-Unis sur les réseaux sociaux. « Les avantages offerts par les États-Unis ne doivent pas être accordés à ceux qui méprisent le pays et promeuvent des idéologies antiaméricaines », a déclaré Matthew Tragesser, porte-parole de l’agence, dans un communiqué. « Les avantages liés à l’immigration, notamment le droit de vivre et de travailler aux États-Unis, restent un privilège et non un droit », a-t-il ajouté.
La loi américaine sur l’immigration et la nationalité, qui remonte à 1952, définit l’antiaméricanisme, qui à l’époque visait principalement les communistes. L’administration du président Donald Trump a déjà pris des mesures pour refuser ou annuler les visas de courte durée des personnes jugées incompatibles avec les intérêts de la politique étrangère américaine. Les dernières directives précisent que les autorités américaines examineront également si les candidats « promeuvent des idéologies antisémites ». L’administration Trump a accusé des étudiants étrangers d’antisémitisme pour avoir protesté contre l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, accusations qu’ils rejettent. Lundi, le département d’État a fait savoir qu’il avait révoqué les visas de plus de 6 000 étudiants étrangers depuis le durcissement des règles imposées par l’administration Trump pour lutter notamment contre l’immigration illégale, a indiqué lundi un responsable américain. La raison principale a été « pour dépassement de la durée de séjour autorisée et violation de la loi », a indiqué ce responsable du département d’État sous couvert d’anonymat, soulignant que dans « la grande majorité des cas », il s’agissait « d’agression, de conduite en état d’ivresse, de cambriolage et de soutien au terrorisme ». Environ « 4 000 de ces 6 000 visas ont été révoqués parce que ces visiteurs ont enfreint la loi », a-t-il précisé. En mars dernier, le secrétaire d’État américain Marco Rubio déclarait révoquer quotidiennement des visas, affirmant à propos des étudiants étrangers militants : « Chaque fois que je trouve l’un de ces fous, je lui retire son visa. » Selon un décret pris dès le premier jour de sa présidence en janvier, Donald Trump avait appelé à un contrôle accru des personnes entrant aux États-Unis pour s’assurer qu’elles « n’aient pas d’attitudes hostiles envers ses citoyens, sa culture, son gouvernement, ses institutions ou ses principes fondateurs ».
Depuis lors, l’administration Trump s’est engagée dans une série de batailles contre les universités, annulant des milliers de visas et s’en prenant à des universités de renom suspectées d’aller à l’encontre des intérêts de politique étrangère des États-Unis.
Source : AFP


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Pour l’immigration, il est normal que quand on veut rentrer dans un pays et s’y établir de partager les valeurs de ce pays et de l’aimer. Sinon il n’y a pas de raisons de chercher à y émigrer. Faire une due diligence sur les réseaux sociaux est logique. J’espère que les Européens s’y mettront aussi
19 h 30, le 21 août 2025