Les États-Unis et plusieurs pays alliés dont l’Égypte, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont appelé hier à des « pauses humanitaires » au Soudan, se disant « consternés » par la dégradation de la situation dans ce pays ravagé par la guerre et la famine. « La situation au Soudan s’aggravant et les besoins humanitaires atteignant des niveaux critiques, les parties au conflit doivent prendre des mesures urgentes pour protéger les civils et permettre et faciliter l’accès humanitaire aux personnes dans le besoin, conformément à leurs obligations », ont déclaré ces pays dans un communiqué commun au nom également de la Suisse, de l’ONU et de l’Union africaine. Depuis avril 2023, le Soudan est plongé dans une guerre de pouvoir entre le chef de l’armée, le général Abdel Fattah al-Burhane, et son ancien adjoint, le général Mohammad Hamdane Daglo, chef des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). La guerre a fait des dizaines de milliers de morts, déraciné des millions de personnes et provoqué ce que l’ONU décrit comme la « pire crise humanitaire au monde ». Au Soudan, l’armée contrôle le nord, l’est et le centre du pays, tandis que les FSR dominent la quasi-totalité du Darfour et, avec leurs alliés, certaines zones du sud.
Monde - Soudan
Appel de plusieurs pays à des « pauses humanitaires » face à la guerre et la famine
OLJ / le 21 août 2025 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine