Le ministre libanais des Affaires étrangères Joe Raggi. Photo d'archives AFP
Le ministre libanais des Affaires étrangères, Joe Raggi, a annoncé, dans un entretien, que l'armée libanaise présentera le plan de désarmement des milices, et notamment du Hezbollah, en septembre, mais pourrait demander deux semaines supplémentaires par rapport au délai initial de fin août afin de le finaliser.
Le 5 août, le gouvernement libanais a chargé l'armée d’élaborer un plan visant au désarmement des milices au Liban, dont le parti chiite, avant la fin de l’année. Le délai accordé à la troupe pour préparer ce projet avait été fixé à la fin du mois d'août. Le 7 août, le cabinet en l’absence de ses ministres chiites, a approuvé la feuille de route américaine pour le maintien du cessez-le-feu, qui prévoit le désarmement du Hezbollah mais également un arrêt des violations israéliennes de la trêve. Le 14 août, la ministre de l’Environnement Tamara el-Zein, affiliée au Mouvement chiite Amal, avait déclaré au média libanais al-Jadeed que l’armée présenterait son plan lors d’une réunion gouvernementale prévue le 2 septembre.
Dans un entretien à la chaîne saoudienne al-Hadath, M. Raggi a confirmé que « l’armée présentera son plan pour le monopole des armes en septembre, et pourrait demander deux semaines supplémentaires pour soumettre son plan définitif ». Il a encore qualifié la décision gouvernementale de récupérer les armes d’« historique », notant que le Liban a demandé à l'émissaire américain Tom Barrack, venu lundi à Beyrouth, « un geste réciproque d’Israël ». M. Barrack s'était rendu en Israël après sa visite au Liban. « Nous avons enduré des décennies d’occupation et de domination par des forces qui n’ont aucun lien avec le Liban (...) il n’y aura pas de retour en arrière sur la décision de restreindre les armes », a ajouté Joe Raggi.
Le ministre, proche des Forces libanaises (FL), a aussi vivement critiqué le Hezbollah, affirmant que « la communauté chiite est prise en otage par le [groupe], qui l’exploite », et que ce sont les « gardiens de la révolution iraniens qui dirigent » le parti-milice. Il a encore déclaré que « toute personne qui évoque la guerre civile a l’intention de l’allumer », soulignant qu’« aucune communauté n’est menacée au Liban et qu’il n’y a pas besoin de garanties ».
Vendredi dernier, le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, avait adressé plusieurs avertissements aux autorités, affirmant que son parti était prêt à « l’affrontement » si un désarmement lui était imposé. Ces propos, prononcés juste après la visite à Beyrouth de l'émissaire iranien Ali Larijani, avaient suscité de vives critiques de la part de nombreux responsables politiques.
L’armée libanaise doit remettre son plan en septembre
Concernant la tournée de M. Larijani, qu'il n'a pas rencontré, Joe Raggi a souligné que la décision de ne pas s'entretenir avec le responsable iranien avait été motivée par « les attaques des responsables iraniens contre le Liban », ajoutant qu’il « n’accepte pas que l’Iran arme une faction hors de l’État ».
Le 6 août, Téhéran avait déclaré qu’il soutiendrait toute décision prise par le Hezbollah, et certains médias rapportaient que le ministre iranien des Affaires étrangères jugeait que le plan de désarmement « ne fonctionnerait pas ». Trois jours plus tard, un conseiller du Guide suprême iranien Ali Khamenei a déclaré que son pays était « assurément » opposé à la décision du gouvernement libanais de désarmer le Hezbollah. Ces prises de positions avaient poussé le ministère libanais des Affaires étrangères à condamner à deux reprises des «ingérences» de Téhéran, sans toutefois convoquer l’ambassadeur iranien.
« Nous avons plusieurs fois informé les Iraniens que nous rejetons toute ingérence dans nos affaires, qu’exprimer une opinion n’est pas un problème, mais que le soutien à la rébellion contre l’État en est un », a ajouté Joe Raggi.
« Des responsables syriens en visite au Liban »
Évoquant en outre les relations libano-syriennes, le ministre a assuré que « la coordination avec les Syriens se poursuit », que « tous les dossiers sont discutés et qu’il n’y a pas de divergences profondes », précisant que « des responsables syriens viendront plus tard au Liban ». Depuis la chute du régime Assad en décembre dernier, et la prise de pouvoir à Damas d'Ahmad el-Chareh, issu de groupes rebelles jihadistes, plusieurs responsables libanais, dont le Premier ministre Nawaf Salam, se sont rendus en Syrie, mais aucun responsable syrien n'est venu à Beyrouth. Parmi les dossiers sur la table, plusieurs sont sources de tensions, dont la délimitation de la frontière, la question du rapatriement des réfugiés et migrants syriens au Liban et le sort des détenus syriens dans les prisons libanaises.
À propos du renouvellement du mandat de la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul), M. Raggi a enfin indiqué que le Liban mène des discussions pour étendre la mission des forces internationales dans le Sud. Il a toutefois relevé que « les États-Unis estiment que la Finul n’a pas rempli son mandat comme il se doit, [alors que] Israël ne souhaite pas que la force onusienne joue de rôle, tout court ».
Le Conseil de sécurité de l’ONU a entamé lundi l’examen d’une résolution proposée par la France pour proroger le mandat de la force d’un an.




Faut il rappeler que l’ancien ministre des affaires étrangères se prenait pour le président et servait de bouche trous pour satisfaire les fossoyeurs de notre pays. Ils ont la mémoire courte ces irrécupérables lobotomisés, qui viennent donner des leçons de démocratie alors qu’ils l’ont toujours massacrée pour leurs propres intérêts dont un fauteuil pour anéantir notre pays.
11 h 04, le 21 août 2025