Le leader des Forces libanaises, Samir Geagea. Photo fournie par son bureau de presse
Le chef des Forces libanaises (FL) Samir Geagea a espéré lundi que le Hezbollah coopérera avec les autorités libanaises qui appellent à son désarmement, mettant en garde contre « un recours à la force » auquel l'État est parfois « obligé » de recourir. Il a aussi affirmé que le désarmement du parti chiite est une « question interne libanaise ».
« Parfois, l’État est obligé de recourir à la force. J'espère que nous n’en arriverons pas à ce stade et que le Hezbollah réagira comme il se doit », a souligné le leader maronite dans un entretien accordé à la chaîne al-Arabiya. Il a également qualifié la décision du gouvernement de Nawaf Salam de désarmer le parti chiite d'ici la fin de l'année de « reconnaissance importante et nouvelle, étant donné que l’autorité de l’État au Liban était, depuis quarante ans, kidnappée et réduite ». « Dans une première phase, la domination du régime Assad a prévalu sur l’État libanais, tandis que la deuxième phase s’est traduite par la mainmise du Hezbollah sur l’État », a-t-il rappelé.
En réponse à une question concernant la feuille de route américaine, le chef des FL a affirmé que « c'est effectivement un document américain », affirmant toutefois que « le Liban, malgré sa faiblesse, ne peut se voir imposer quoi que ce soit par quiconque », en réponse aux propos du secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien Ali Larijani. En visite à Beyrouth la semaine dernière, ce dernier avait affirmé que Téhéran n'a pas prévu de « document, comme l'on fait les Américains », en allusion à la feuille de route de l'émissaire américain Thomas Barrack, et a assuré que l'Iran ne « s'ingère pas dans les affaires internes » du Liban.
« Pas de division interne au sein du Hezbollah »
« Les Américains ont dit dès le début, et non pas comme le prétendent les Iraniens, qu’ils ne lient pas leur destin, ni leur stratégie, ni l’ensemble de leur économie, à l’approbation par le Liban de cette feuille de route. Ils tentent de réorganiser un nouveau Moyen-Orient et d’éteindre les guerres et tensions existantes », a indiqué le leader maronite. Il a ainsi noté que « sans monopole des armes aux mains de l’État, et sans la restitution de la décision stratégique, un véritable État libanais ne peut exister ». Et d'ajouter : « la question du désarmement est une question interne libanaise, et une revendication libanaise avant tout ». Il a ainsi appelé à « mener un sondage auprès du peuple libanais par un organisme indépendant, non affilié à l’axe iranien, sur la question des armes du parti chiite, afin de montrer que 70 % des Libanais souhaitent le désarmement du Hezbollah ».
Le chef des FL a estimé qu'il n'y a pas de « division interne au sein du Hezbollah ». Et souligné que « la décision n’est pas entre les mains du Hezbollah, mais entre celles de l’Iran, qui tente actuellement de reconstituer ses cartes depuis le Yémen, en passant par les mobilisations populaires en Irak, jusqu’au Liban ». Il a toutefois indiqué que Téhéran n’est plus capable de faire cela en Syrie, car ce pays se trouve « dans une situation complètement différente » après la chute du régime Assad.
M. Geagea a également indiqué qu' « aujourd’hui, il y a une intimidation d’une communauté considérée comme un élément fondamental de la vie politique, démocratique et sociale », notant qu'il s'agit de la communauté chiite. Pour lui, « c’est une grave erreur commise par certains, et c’est aussi un grand mensonge propagé par le Hezbollah ». « Personne n’a jamais visé la communauté chiite, qui est un élément essentiel du Liban. Nous vivons avec la communauté chiite depuis des centaines d’années, et nous entretenons de bonnes relations avec elle », a-t-il poursuivi. « Certains comparent ce qu’a traversé cette communauté avec ce qu’a connu la composante chrétienne entre 1990 et 2005 », a-t-il ajouté, estimant que « cette comparaison n’est pas valable ». Il a aussi précisé que « la communauté chiite était prise en otage par le (Hezbollah), qui est un instrument entre les mains des gardiens de la révolution iraniens ».



Il est vrai que le dossier des armes de ce parti vendu est devenu libanais par la force des choses. Il est cependant la carte des mollahs qui l’utilisent comme une menace pour la paix dans la région afin de pouvoir tirer les ficelles et semer le chaos aussi longtemps qu’ils le peuvent pour empêcher l’apaisement de la région où ils n’auront plus de rôle à jouer si cela deviendrait une réalité. Les mollahs n’en ont cure des morts et des destructions qu’ils provoquent, tant que c’est loin de leur pays et que leur régime est toujours en place. Les pays aidants devraient s’attaquer à la source du
10 h 49, le 19 août 2025