Le vice-Premier ministre libanais Tarek Mitri. Photo fourni par le ministre
Le vice-Premier ministre libanais Tarek Mitri a affirmé lundi que le Liban « ne sera plus tenu de respecter » la feuille de route présentée par l'émissaire américain Tom Barrack si l'État hébreu poursuit ses violations du cessez-le-feu et maintient une présence au Liban-Sud malgré la trêve conclue en novembre.
« Si Israël ne respecte pas la feuille de route américaine, nous ne serons plus tenus de la respecter », a affirmé M. Mitri dans un entretien accordé à la chaîne al-Araby Tv. « Nous n’avons reçu jusqu’à ce jour aucune garantie, mais l’engagement des États-Unis exige une pression sur Israël », a-t-il ajouté, notant que ces garanties constituent « une condition essentielle pour la mise en œuvre de la feuille de route américaine présentée par Tom Barrack ». Il a dans ce cadre souligné que « le Liban et le Hezbollah respectent l'arrêt des hostilités contrairement à Israël ». Revenant sur la décision des autorités libanaises de désarmer le parti chiite, il a souligné que « le Conseil des ministres a accordé un délai à l’armée libanaise (pour élaborer un plan de désarmement, ndlr) sans lui imposer de calendrier ».
Réagissant mardi à un message publié sur X du Premier ministre Nawaf Salam faisant état de sa rencontre avec l'émissaire américain, Tarek Mitri a écrit : « Le Premier ministre ne cesse de réaffirmer la position claire du Liban concernant la cessation des hostilités et le retrait israélien des territoires libanais. Et, naturellement, aucune attaque ni critique ne modifie cette position ». Nawaf Salam est accusé par les médias pro-Hezbollah de servir des intérêts « israélo-saoudiens », à l'heure où il fait figure aujourd'hui d'homme fort du camp souverainiste, en se faisant le porte-voix officiel du démantèlement de l'arsenal du parti chiite.
Salam : Pas de sécurité sans désarmement
Ces propos interviennent alors que l'émissaire américain Tom Barrack a effectué une tournée lundi auprès des autorités libanaises, après leur engagement à désarmer les milices au Liban, dont le Hezbollah. Depuis Beyrouth, ce dernier a appelé lundi Tel-Aviv à faire un pas à son tour après que le gouvernement de Nawaf Salam ait chargé l'armée libanaise début août d'élaborer un plan pour désarmer le parti chiite. Réagissant à ses propos, une source politique israélienne a affirmé à la chaîne saoudienne panarabe al-Hadath que l'État hébreu « jouera son rôle lorsque le Liban prendra des mesures concrètes ».
Dans ce contexte, le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a une nouvelle fois affirmé lundi que la décision de confier à l’État libanais le monopole des armes a été prise. « La décision de monopoliser les armes aux mains de l'État a été prise. Sans cela, il n'y a ni sécurité ni stabilité, et sans sécurité ni stabilité, il n'y a ni investissements ni croissance économique », a-t-il souligné à la Foire internationale Rachid Karamé de Tripoli, qu’il visitait.
De son côté, le député du Hezbollah Hussein Hajj Hassan a affirmé lundi à la chaîne qatarie al-Jazeera que « pour que le Liban s'engage à respecter la feuille de route américaine, il faut obtenir des garanties en faisant pression sur Israël « . « Washington nous a menacés d'annexer le Liban à Bilad el-Cham s'il ne se conformait pas à la feuille de route américaine », a-t-il ajouté. Dans une interview accordée le 12 juillet 2025 au média émirati The National, l’émissaire américain Tom Barrack avait évoqué une « menace existentielle » pour le Liban. « Vous avez Israël d’un côté, l’Iran de l’autre, et maintenant la Syrie qui se manifeste si rapidement que si le Liban ne bouge pas, il retournera à Bilad el-Cham », avait-il alors estimé. Bilad el-Cham fait référence à l’ancien nom du territoire syrien, qui comprend aujourd’hui la Syrie, la Jordanie, le Liban, la Palestine et Israël.



Que le gouvernement tombe et que ces vendus soient remplacés par des patriotes soucieux de sauver notre pays. Ils ont voulu être représentés, et on a vu le résultat. Ils ne pourront plus prétendre servir leur pays avec des représentants qui font tout pour le bloquer. Nous avons la dernière preuve de leur résistance. Ce qu’ils veulent en premier c’est sauvé les mollahs qui sont, on ne peut plus ratatinés et savent que les jours de leur régime sont comptés. Voilà pourquoi ils tiennent aux armes de ces vendus qui sont là pour se suicider et leurs partisans avec pour les servir. Bizarre non?
11 h 17, le 19 août 2025