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Politique - Monopole Des Armes

Face aux menaces de Naïm Kassem, un discours officiel qui ne bouge pas d’un iota

« Il n’y a aucune crainte d’une guerre civile », affirme Nabih Berry, se démarquant, même si légèrement, de son allié chiite.

Face aux menaces de Naïm Kassem, un discours officiel qui ne bouge pas d’un iota

Un portrait de Hassan Nasrallah accroché dans une salle où des fidèles chiites participaient à un rituel de deuil dans la ville sainte de Kerbala, dans le centre de l’Irak, le 13 août 2025. Hussein Faleh/AFP

Naïm Kassem a dit tout haut ce que Ali Larijani lui aurait dit tout bas. Deux jours après la visite du chef du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien – qui n’a pas caché son mécontentement de la décision de l’État libanais de restaurer le monopole des armes mais aussi des réponses cinglantes des deux présidents à cette ingérence – à Beyrouth, le secrétaire général du Hezbollah a accusé le gouvernement de « livrer » le pays à Israël en poussant au désarmement de son mouvement et a mis en garde contre une guerre civile.

« Ce gouvernement exécute l’ordre américano-israélien de mettre fin à la résistance, même si cela entraîne une guerre civile et des conflits internes », a accusé vendredi Kassem dans un discours télévisé. « La résistance ne rendra pas les armes tant que l’agression et l’occupation (israéliennes, NDLR) se poursuivront. Nous livrerons bataille (...) si nécessaire pour contrer ce projet quel qu’en soit le prix », a-t-il menacé. Il a affirmé que la « mission du gouvernement était d’assurer la stabilité et de reconstruire le Liban, et non de livrer le pays à un tyran israélien insatiable ou à un tyran américain cupide ». Il a de ce fait tenu le gouvernement « entièrement responsable de toute explosion interne » et appelé à « ne pas entraîner l’armée dans une discorde ». Et de lancer : « Nous mènerons cette bataille de Kerbala face au projet américano-israélien et nous sommes confiants dans la victoire. » Et le chef du Hezb de menacer : « Le Liban n’aura pas de vie si vous choisissez de vous mettre de l’autre côté. Soit le Liban demeure et nous demeurons ensemble, soit il pourra dire adieu au monde. » Les attaques de Naïm Kassem ne se sont pas arrêtées là. « Le gouvernement a pris une décision extrêmement grave, en violation du pacte national (...). La déclaration ministérielle évoquait une stratégie de défense, où est-elle ? Vous voulez retirer la légitimité à l’armement de la résistance ? Vous ne le pouvez pas, car la résistance a tiré sa légitimité de l’accord de Taëf, de la Constitution et du sang versé, pas de vous », a-t-il dit.

Salam et Aoun, deux tons mais un seul message

La première réponse est venue quelques heures plus tard du Premier ministre, et elle était cinglante. « Toute menace ou insinuation relative à la guerre civile est totalement inacceptable », a réagi Nawaf Salam dans une interview accordée au quotidien saoudien Asharq al-Awsat. « Parler du gouvernement libanais comme mettant en œuvre un projet américano-israélien est une affirmation erronée (...). Nos décisions sont purement libanaises, prises par notre Conseil des ministres, et personne ne nous les dicte, a-t-il martelé. Méfiez-vous des actions irresponsables qui encouragent la sédition ! » « Personne n’a demandé que les armes du Hezbollah soient remises à l’ennemi israélien, comme certains le prétendent, mais bien à l’armée libanaise, dont nous refusons de mettre en doute le patriotisme », a encore déclaré M. Salam. « Les Libanais ont droit à la stabilité et à la sécurité (...), sans quoi le pays ne pourra pas se relever et aucune reconstruction ni investissement n’auront lieu », a encore déclaré le Premier ministre.

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Dimanche, le président Joseph Aoun a pris le relais, sur un ton plus calme mais qui n’enlève rien à la fermeté du discours officiel. « L’accord de Taëf est clair pour ce qui est du monopole des armes », a-t-il affirmé dans une interview à la chaîne al-Arabiya. L’armement du Hezbollah est « une affaire interne et ce sont les institutions constitutionnelles qui sont compétentes pour la traiter », a-t-il ajouté. « L’Iran est un pays ami, mais sur la base du respect mutuel et de la préservation de la souveraineté, a-t-il insisté. Nous ne nous permettons pas d’intervenir dans ses affaires ni dans celles d’aucun autre État, pas plus que nous n’acceptons d’ingérence dans nos affaires. »

Concernant la feuille de route de l’émissaire Tom Barrack – arrivé dimanche soir à Beyrouth en compagnie de sa prédécesseure Morgan Ortagus –, M. Aoun a précisé que le Liban « a formulé ses remarques sur le document américain, qui est ainsi devenu un document libanais ». Il a ajouté : « Nous avons insisté sur le principe du pas contre pas, et je me suis retrouvé face à deux options : soit approuver le document et demander à la communauté internationale d’obtenir l’accord d’Israël, soit ne pas l’approuver et voir s’intensifier les agressions et l’isolement économique du Liban. » Il a encore indiqué que tous les contacts avec Israël « se font par l’intermédiaire des Américains, des Français et de parties qui veulent simplement aider. Mais il n’y a aucune partie ou médiateur qui mène un dialogue libano-israélien ». Le président a dans ce cadre affirmé ne pas avoir reçu de menace directe en cas de refus du document, mais a révélé que la partie américaine l’avait informé que le Liban serait « écarté de son agenda » s’il ne donnait pas son accord à la proposition.

M. Aoun a également souligné que la communauté chiite est « un élément fondamental au Liban et qu’il n’y a pas lieu de craindre pour une communauté ou une autre ». Il a affirmé que la neutralité du Liban « est ce qui le protège face à tous les défis ». L’armée libanaise « est forte et accomplit ses missions dans toutes les régions du pays, ce qui renforce la stabilité et rassure les Libanais à l’intérieur et à l’extérieur », a-t-il déclaré. Et de marteler que les mises en garde contre une guerre civile en cas de désarmement imposé et « la peur de l’autre instillée parmi les Libanais » ne sont que des « paroles et elles ne sont pas justifiées ». Et de conclure avec un message on ne peut plus explicite : « Je suis ouvert à discuter de tout sujet sous l’égide de l’État libanais et de ses institutions. »

Berry, l’allié en désaccord

À peine l’interview de Joseph Aoun terminée, une autre avec le président du Parlement, Nabih Berry, a été diffusée sur la même chaîne... saoudienne, rappelons-le. « Il n’y a aucune crainte d’une guerre civile ni d’une menace contre la paix intérieure », a-t-il assuré, se démarquant des menaces de son allié chiite. Il a tout de même rappelé qu’« aucune décision concernant le désarmement du parti ne peut être appliquée tant qu’Israël refuse de mettre en œuvre ses engagements », notamment en se retirant du territoire libanais et en libérant les détenus libanais dans ses prisons. « Le Hezbollah n’a pas tiré une seule balle depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, alors qu’Israël poursuit ses frappes », a-t-il souligné. Et de retrouver Joseph Aoun à mi-chemin en appelant à un « dialogue au sujet de la décision du monopole des armes aux mains de l’État, mais pas de la manière dont elle est actuellement proposée ».

Et contrairement à Naïm Kassem, Nabih Berry ne ferme pas la porte au dialogue avec les Américains. « J’écouterai l’envoyé américain pour connaître sa vision quant aux modalités du désarmement, mais je n’ai rien à lui soumettre de mon côté », a-t-il déclaré. Une phrase qui illustre son art de ménager la chèvre et le chou. Finalement, c’est cela le « deal » entre les frères chiites : le Hezbollah mène la « résistance », ou ce qui en reste, et Nabih Berry se livre à l’art dans lequel il est passé maître : le jeu politique.

Naïm Kassem a dit tout haut ce que Ali Larijani lui aurait dit tout bas. Deux jours après la visite du chef du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien – qui n’a pas caché son mécontentement de la décision de l’État libanais de restaurer le monopole des armes mais aussi des réponses cinglantes des deux présidents à cette ingérence – à Beyrouth, le secrétaire général du Hezbollah a accusé le gouvernement de « livrer » le pays à Israël en poussant au désarmement de son mouvement et a mis en garde contre une guerre civile.« Ce gouvernement exécute l’ordre américano-israélien de mettre fin à la résistance, même si cela entraîne une guerre civile et des conflits internes », a accusé vendredi Kassem dans un discours télévisé. « La résistance ne rendra pas les armes tant que l’agression...
commentaires (19)

En 1989-90, Michel Aoun, sous les injonctions de la Syrie et avec la promesse de devenir Président, s'en est pris aux FL. Cette dernière l'a eu car Geagea avait accepté que ses troupes rejoignent l’armée (Bi Moun el général) sous la seule condition que celles-ci protègent toujours les zones libres jusqu’à la solution finale et la fin de la guerre. Aoun a refusé (Je suis un soldat dans l’armée de Assad) et a continué sa folie meurtrière. Nous mettant sous occupations. Il a récidivé en 2006 et nous a mis sous occupation Iranienne. Trahir une fois peut être pardonné mais 2 et 3 c'est un peu trop!

Pierre Christo Hadjigeorgiou

09 h 44, le 19 août 2025

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Commentaires (19)

  • En 1989-90, Michel Aoun, sous les injonctions de la Syrie et avec la promesse de devenir Président, s'en est pris aux FL. Cette dernière l'a eu car Geagea avait accepté que ses troupes rejoignent l’armée (Bi Moun el général) sous la seule condition que celles-ci protègent toujours les zones libres jusqu’à la solution finale et la fin de la guerre. Aoun a refusé (Je suis un soldat dans l’armée de Assad) et a continué sa folie meurtrière. Nous mettant sous occupations. Il a récidivé en 2006 et nous a mis sous occupation Iranienne. Trahir une fois peut être pardonné mais 2 et 3 c'est un peu trop!

    Pierre Christo Hadjigeorgiou

    09 h 44, le 19 août 2025

  • Pour l'histoire et la vérité des faits, les FL n'ont jamais attaqué l’armée Libanaise. Bien au contraire elles l'ont défendue et pris les armes pour défendre son honneur que ce soit a Fayyadieh en 78 ou a Souk el Gharb en 90. En 1978 lorsque le régime Syrien s'en est pris a l’armée, les FL ont ouvert tous les fronts contre les troupes Syriennes et les a fait reculer pour sauver les officiers de l’armée, son honneur et celui du pays. Tout est écrit et répertorié dans les archives des journaux de l’époque. Au lieu de répéter une rhétorique propagandiste mensongère lisez cela vous fera du bien.

    Pierre Christo Hadjigeorgiou

    09 h 35, le 19 août 2025

  • Ils avaient jure de raser leurs barbes a Jerusalem. Ils vont se les faire raser ici par AOUN et SALAM.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    17 h 40, le 18 août 2025

  • SUITE..Etre belliqueux (en fanfaronant)ce n'est pas le style de notre armée d'où son surnom"LA GRANDE MUETTE".L'armée est là pour assurer la sécurité. Une fois présente sur place, représentant LA LEGALITÉ, aucun pays ne pourra justifier son attaque sur le Liban.En revanche, tant qu'il y aura des terroristes, milices, voyous, trafiquants et autres mercenaires sur la terre libanaise et qui clament fort ( sans le pouvoir d'ailleurs) que leur but est Détruire l'état d'Israel?? Eh bien personne ne viendra nous aider et aider le liban.Le liban "belliqueux" sera la cible car classé "pays voyou"

    LE FRANCOPHONE

    17 h 38, le 18 août 2025

  • Pour ceux qui n'ont rien compris et ne veulent pas comprendre:Notre armée est forte.Notre armée a toujours été depuis la création du Liban et c'est ce qui faisait la force du pays:Une armée de PAIX.Son rôle est d'instaurer la PAIX et la serenité aux libanais.Raison pour laquelle, Israel n'avait jamais bombardé et ni attaqué l'armée.Et ce, jusqu'à l'arrivée des organisations palestiniennes ( FATEHLAND,les communistes puis le hezb etc..)qui ont pris pour base d'attaque;Le sud.Notre armée assure PAIX et CALME aux citoyens et jamais d'attaque ou même défense militaire.même l'iran a perdu vs israel

    LE FRANCOPHONE

    17 h 33, le 18 août 2025

  • Le Hezbollah ne tient pas à ce que le Liban se reconstruise sainement parce que son rêve utopique de sa mainmise sur le pays s’est écroulé et qu’il préfère rester dans le déni plutôt que d’affronter la réalité . Il ne lui reste plus donc que le suicide et pourvu qu’il ne le traduise pas dans le collectif en entraînant l’armée dans ses méandres.

    Wow

    15 h 45, le 18 août 2025

  • Si “l’armée est forte” comme le prétend le président Aoun, pourquoi Israël continue d’occuper cinq villages et ne cessent de bombarder, de tuer et de survoler nos airs jour et nuit?

    Hitti arlette

    15 h 06, le 18 août 2025

  • ""À peine l’interview de Joseph Aoun terminée, une autre avec le président du Parlement, Nabih Berry, a été diffusée sur la même chaîne... saoudienne, rappelons-le"". Il faut bien ajouter quand Naïm Kassem se livre à une intervention après la "la prière de l'Asr". C’est donc une question de minutage. Quel pays au pouvoir tricéphale, ou mieux la figure qui se manifeste plus bestialement par une tête à trois gueules. Ça fait désordre, non. Et si on écoute les émissaires de l’Administration Trump, surtout les déclarations de Madame Ortagus, pour sortir le pays de l’ornière.

    nabil

    12 h 47, le 18 août 2025

  • Pourquoi on s’arrête si longtemps sur l’attitude des ministres et autres chefs de partis chiites, alors que nous avons des soucis économiques, et que de toute urgence, remettre les armes, non pas sous la pression, mais au nom des intérêts supérieurs du pays, si on a encore un sens des responsabilités. Quels sont les intérêts supérieurs du Liban ? Chaque formation politique a ses priorités, quand le plus grave, se livrer sur des gesticulations pour relever le moral de ses troupes désarmées. Finalement heureux de revoir Tommy Barrak en compagnie de madame Morgan Ortagus, la femme qui désarme.

    nabil

    12 h 23, le 18 août 2025

  • Comment “restaurer” ce qui n’existe pas. La dernière fois qu’on a voulu unifier le fusil c’est la milice des FL qui a refusé le projet en déclarant la guerre à l’armée libanaise. Durant la guerre civile, les soldats sont restés à l’écart et la même milice a fait le boulot. Malheureusement et jusqu’à présent les USA, à la demande d’israël, refusent de renforcer l’ institution militaire.

    Hitti arlette

    12 h 13, le 18 août 2025

  • Autre exemple sur le jeu d’ombre, l’attitude des ministres chiites qui savent où ils peuvent aller très loin dans le "jeu politique" libanais. On se retire (Fady Makki) sans présenter sa démission lors d’une réunion cruciale, début août. Comme ça on garde un pied dans le champ, et un autre dans le labour, quand un autre équilibriste (M. Jaber) tente de trouver un équilibre entre l’Etat et le Hezb. Après la défaite lors de la dernière confrontation avec Israël, je m’attendais à une crise politique majeure, mais le choc est amorti, et on continue à "jouer" selon les règles du système politique.

    nabil

    12 h 09, le 18 août 2025

  • À la lecture des autres analyses (Professeur Maïla, Elie Fayad) et de la vôtre, il m’est encore difficile de se faire une idée précise sur le Hezballah. Encore que participer au débat par des commentaires au risque de les caviarder, mais soit. Je vous cite : ""UN DISCOURS OFFICIEL QUI NE BOUGE PAS D’UN IOTA"", dont la déclaration de Tarek Mitri, membre du gouvernement, et ancien militant d’une cause perdue, ""pour le monopole des armes : personne ne veut d’un affrontement avec l’armée libanaise"", la formation chiite peut garder ses armes (s’il elle en a) sans aller jusqu’à la confrontation ?

    nabil

    11 h 37, le 18 août 2025

  • Ce type doit être interpellé et mis en prison pour incitation à la guerre civile et accointance avec un pays étranger!

    M.Ibrahim Kalouche

    10 h 59, le 18 août 2025

  • Ce type doit être arrêté et emprisonné pour sédition et appel à la guerre civile ! Ça suffit avec ses criminels agents du régime sanguinaire des mollahs ! Le Liban doit vivre!

    M.Ibrahim Kalouche

    10 h 56, le 18 août 2025

  • Berry veut ramener les discussions américaines à Ain El tyneh, se positionnant comme le faiseur de paix. Son double discours ne trompe plus personne. Il est conscient du sérieux des américains qui lui ont donné un ultimatum avant que les sanctions ne tombent et sait qu’ils ne bluffent pas comme les européens. D’où le changement de ton et de propos avec une pointe d’hypocrisie pour satisfaire Kassem et cie. Lui aussi est fini et attend le verdict le concernant quelque soit le tournant que prendrait ce tango à deux. Kassem n’a plus d’allié politique réel, il est mis à nu. Bravo à nos deux presid

    Sissi zayyat

    10 h 17, le 18 août 2025

  • La mission du gouvernement était d’assurer la stabilité et de reconstruire le Liban ». Exact ! C’est justement pour cela que la que lw Hezbollah doit être désarmé/ Le Liban ne peut se reconstruire quand un parti possède une milice - de surcroît dépendante d’un pays étranger - qui lui permet d’imposer sa volonté, et aussi de déclencher, à tout moment - comme il vient de le faire - une guette destructrice.

    Yves Prevost

    08 h 23, le 18 août 2025

  • Larijani n’est pas venu au Liban pour le plaisir de se faire sonner les cloches par les responsables libanais. Le but de sa visite était, bien évidemment, de donner ses ordres à Qassem. Celui-ci a donc menacé de déclencher une guerre civile. Il faut distinguer ce qui, dans son discours est fanfaronnade à usage interne, bluff destiné au gouvernement, et ce qui relève d’une menace réelle.

    Yves Prevost

    08 h 13, le 18 août 2025

  • Aoun l’a dit , si on ne ramasse pas les armes, le Liban serait écarté de l’agenda américain. Comprendre qu’Israël aurait alors les mains libres. Dans la pratique le sort de la milice est entre les mains de Barrack et malgré sa flagrante ingérence, l’Iran ne peut plus peser dans la balance. Naïm a craché tout son venin mais même le grand frère a écarté le danger d’une guerre civile. C’est au tour de la milice d’implorer une stratégie de défense…mais personne n’en veut plus. Qui l’eût cru ? Le hezbollah a perdu sa guerre. Malheur aux vaincus.

    Goraieb Nada

    05 h 32, le 18 août 2025

  • Berri est déjà passé sur l’autre rive. La rive de l’état et de l’armée. Il traverse cette rive en douceur mais à terme, le clash entre Amal et Hezbollah éclatera en plein jour. Berri en bon stratège à compris que l’alliance avec le Hezbollah va lui coûter plus cher que rejoindre le camp loyaliste. Ses propres intérêts dont financiers se retrouveront en danger s’il ne rejoint pas le camp loyaliste.il a compris que TRUMP a « donné » l’Ukraine à la Russie et à l’Europe en échange du middle east où il a renforcé sa présence et pouvoir.Berri tout comme Joumblatt ont bien analysé la situation.

    LE FRANCOPHONE

    02 h 29, le 18 août 2025

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