Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le 13 août 2025 à Jérusalem. REUTERS/Ronen Zvulun/Pool
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche que l'armée israélienne mène ses attaques contre le Liban, malgré le cessez-le-feu, pour « empêcher toute tentative d'armement du Hezbollah ».
Le parti chiite et Israël se sont affrontés pendant 13 mois, entre octobre 2023 et novembre 2024 avant l'entrée en vigueur d'une trêve. Ce cessez-le-feu avait été précédé d'une offensive israélienne élargie sur le Liban, qui a fait des milliers de morts et décimé l'arsenal et la quasi totalité du haut commandement du Hezbollah. En dépit du cessez-le-feu, l'armée israélienne continue de frapper presque tous les jours le Liban-Sud ainsi que d'autres régions.
« Opérations conformes à l'accord de cessez-le-feu » au Liban-Sud
« L’armée de l’air a attaqué des hauts responsables du Hezbollah et tiré des roquettes au Liban », a affirmé M. Netanyahu au cours de la réunion hebdomadaire du gouvernement. Il a souligné que ces opérations « sont conformes à l'accord de cessez-le-feu. » « Conformément à cet accord, nous réprimons par le feu toute violation et toute tentative d’armement du Hezbollah », a-t-il insisté.
Cet accord, parrainé par Washington et Paris, prévoit que le Hezbollah et les autres organisations armées présentes sur le territoire libanais s’abstiendront de mener toute action offensive contre Israël, tandis que l’État hébreu ne doit mener aucune action militaire offensive contre des cibles au Liban. Un autre texte annexe comprenant des « garanties » de Washington aux autorités israéliennes prévoit cependant que l’État hébreu a « le droit de répondre aux menaces depuis le territoire libanais, conformément au droit international », et le droit « d'agir dans le Sud à tout moment en cas de violation des obligations ».
Dimanche matin, une forte explosion a été entendue dans le Sud, probablement due à la détonation de maisons dans la région de Kfar Kila, selon notre correspondant dans la région, Mountasser Abdallah. Aucune confirmation n'a toutefois pu être obtenue sur l'origine de la déflagration en raison des survols constants de drones dans la zone empêchant aux habitants et autorités d'approcher du village.
Netanyahu critique les manifestations en Israël
Sur un autre plan, Benjamin Netanyahu a estimé que les manifestations dans son pays pour exiger la fin de la guerre dans la bande de Gaza et la libération négociée des otages renforçaient la position du Hamas. « Ceux qui appellent aujourd'hui à mettre fin à la guerre sans une défaite du Hamas non seulement renforcent la position ce dernier et éloignent la libération de nos otages, mais ils garantissent aussi que les horreurs du 7 octobre se reproduiront encore et encore, et que nous devrons nous battre dans une guerre sans fin », a accusé le Premier ministre.
Des milliers de personnes sont descendues dimanche dans la rue en Israël pour exiger un accord de cessez-le-feu garantissant la libération des otages enlevés lors de l'attaque du Hamas le 7 octobre 2023 sur le sol israélien, qui avait déclenché la guerre.



Si Netanyahou voudrait vraiment diminuer le pouvoir du Hamas, il n’aurait que libérer Marwan Barghouti…..
17 h 49, le 18 août 2025