Jean-Louis Mainguy. Photo DR
Le célèbre architecte d’intérieur et scénographe franco-libanais Jean-Louis Mainguy est décédé à l'âge de 71 ans, a annoncé vendredi l’Union des Français de l’étranger (UFE), dont il était également président d’honneur.
Dans un communiqué, l’UFE a salué la mémoire d’un « président exceptionnel, visionnaire, innovateur, généreux et humain », qui a marqué « le paysage français et franco-libanais de son empreinte unique (...) Son souvenir demeurera à jamais dans nos cœurs ».
L'homme aux milles casquettes, né à Beyrouth en 1953, fonde dans les années 80 « Jean-louis Mainguy architecture d'intérieur » après être sorti diplômé de l'ALBA (Académie libanaise des beaux-arts). Avec le temps, il se jette dans la scénographie que ce soit au théâtre ou même au cinéma. « Créer des appartements, des villas, des banques, des bureaux et puis, pour son plus grand plaisir, ouvrir des parenthèses, brèves, par manque de temps », dit-il dans une interview publiée publiée dans nos colonnes en 2001. Dans le cinéma, il a ainsi collaboré avec Maroun Baghdadi pour son film « Les Petites guerres » et dans la scénographie, il a travaillé sur Juin et les mécréantes de Nadia Tuéni.
En 2021, il a dirigé l'exposition « L’Art blessé » à la Fondation Audi, qui présentait « des œuvres d'art (peintures et sculptures), appartenant à des collections privées, endommagées » par la double explosion au port de Beyrouth le 4 août 2020.
Jean-Louis Mainguy était décoré Chevalier de Justice en vœux perpétuels de l’Ordre souverain militaire et hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte (moine religieux de l’Ordre depuis 2011). Il a été directeur de l’École des arts décoratifs et de l’École d’architecture intérieure et de design d’espaces à l’Académie libanaise des beaux-arts – Université de Balamand – ainsi que vice-président de l’Union des Français de l’étranger Monde (France).
Membre de l’association Ayadina et de l’Association pour la protection des sites et anciennes demeures au Liban (Apsad), il a siégé au comité exécutif du Festival de Beiteddine et au comité du Festival de Baalbeck.
« Tous ceux qui ont eu le privilège de le connaître sont témoins tant de son génie que de son éthique et de son humanité profonde », souligne le communiqué de l’UFE.



...mais pourquoi les meilleurs nous quittent ?? we need them! Ca m enrage...et les cons restent.
10 h 38, le 16 août 2025