Le directeur général de l'Office des eaux de Beyrouth et du Mont-Liban, Jean Gebran. Photo tirée de son compte Facebook
L'ancien directeur général de l’Office des eaux de Beyrouth et du Mont-Liban, Jean Gebran, démis de ses fonctions la semaine dernière, s'est exprimé mercredi dans un communiqué sur sa mise à l'écart, la semaine dernière, affirmant que sa gestion de l'office public a été «irréprochable», et que les manquements pour répondre aux besoins des citoyens étaient dus à un « manque de moyens ».
Mercredi dernier, le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Joe Saddi, avait indiqué à L'Orient-Le Jour que « le mandat du haut fonctionnaire est terminé depuis 2021 et la mesure est purement administrative ». Cependant, des sources informées ont déclaré à l'agence al-Markazia que ce limogeage était lié à « son utilisation de l’institution pour servir ses ambitions électorales, après avoir annoncé sa candidature aux prochaines élections législatives sous la bannière du Courant patriotique libre (CPL, aouniste) à Jbeil ».
Les mêmes sources ont précisé que la décision ne relevait pas d’une vengeance politique mais d’une mesure de réforme, pointant du doigt « l’utilisation flagrante des services et des embauches à Jbeil et dans le Kesrouan comme forme de clientélisme politique ». M. Gebran est considéré comme proche du Courant patriotique libre, tandis que M. Saddi est proche des Forces libanaises (FL), concurrent politique du CPL sur la scène chrétienne. Le ministère de l'Énergie était, avant la nomination de Joe Saddi, tenu par des ministres aounistes depuis 2008.
Dans son communiqué, M. Gebran a affirmé n'avoir « attendu de remerciements que des fidèles et des innocents, et non de responsables incapables de faire la différence entre développement et politique ». Démis de ses fonctions par le Conseil des ministres et placé à la disposition du ministre Saddi, il a remercié «tous ceux avec qui (il) a eu l'honneur de travailler au sein de cette administration, en particulier durant les périodes les plus difficiles». Il a encore affirmé « pardonner à tous ceux qui ont douté de moi, ouvertement ou en secret, car je les excuse : ils ignorent la vérité ».
Affirmant que sa gestion de cette administration a été « irréprochable au cours des sept dernières années », il a « présenté (ses) excuses aux citoyens aux besoins desquels il n'a pas pu répondre, non par négligence de ma part, mais par manque de moyens disponibles ».
Ces dernières années, l’administration publique libanaise a pâti de crises politiques à répétition, de la vacance présidentielle, qui a duré d’octobre 2022 à janvier 2025, ainsi que de l’effondrement économique, qui, en raison de la dépréciation aiguë de la monnaie nationale, a fortement érodé les salaires. L'approvisionnement en eau est régulièrement interrompu ou rationné à Beyrouth, souvent en raison des pannes d'électricité empêchant d'activer les pompes de l'Office.


qui croire , un aouniste ou le ministre Saddi ? reponse facile n'est ce pas !
10 h 28, le 14 août 2025