Blanchiment : les mesures adoptées par le gouvernement pour sortir le Liban de la liste grise du GAFI
Plusieurs articles de la loi actuelle ont été modifiés pour élargir la portée de la loi et des sanctions, jusque-là plus contraventionnelles, afin de les rendre davantage proportionnées et dissuasives.
Par Mounir YOUNES,
le 07 août 2025 à 00h00, mis à jour à
16h00
Le cabinet de Nawaf Salam réuni au palais de Baabda, en présence du président Joseph Aoun, le 5 août 2025. Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Alors que tous les regards étaient braqués sur la question du désarmement du Hezbollah – pour laquelle il a fixé un calendrier et une date butoir à fin 2025 –, le gouvernement a également fait un pas significatif en ce qui concerne le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, en approuvant, mardi 6 août, des amendements à la loi n° 44 du 24 novembre 2015.L'exécutif a aussi approuvé une série de changement à apporter à une autre législation de 2015 importante en matière de transparence financière, a savoir la loi n° 42 sur les transferts de fonds transfrontaliersCes projets de loi doivent contribuer à sortir le Liban de la liste grise du Groupe d’action financière internationale (GAFI), sur laquelle il figure depuis octobre 2024. Ils ont été immédiatement transmis au Parlement pour examen.Obligations des avocats et...
Alors que tous les regards étaient braqués sur la question du désarmement du Hezbollah – pour laquelle il a fixé un calendrier et une date butoir à fin 2025 –, le gouvernement a également fait un pas significatif en ce qui concerne le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, en approuvant, mardi 6 août, des amendements à la loi n° 44 du 24 novembre 2015.L'exécutif a aussi approuvé une série de changement à apporter à une autre législation de 2015 importante en matière de transparence financière, a savoir la loi n° 42 sur les transferts de fonds transfrontaliersCes projets de loi doivent contribuer à sortir le Liban de la liste grise du Groupe d’action financière internationale (GAFI), sur laquelle il figure depuis octobre 2024. Ils ont été immédiatement transmis au Parlement pour...
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Toutes ces mesures contournent le problème et ne le resolvent pas. Ne nous voilons pas la face c'est le secret bancaire qui est visé. Il a été dévoyé par les politiciens, ABL et hezballah. C'est dommage car le secret bancaire est un atout majeur pour le Liban. Ces lois arrivent en retard pour etre crédibles et surtout les modalités de leur application sont kafkaienes. Ça ne rassure et ne leurre personne sachant qu'á ma connaissance aucun secret bancaire n'a été levé au Liban dans les grandes affaires. Les infos sur les uns ou les autres portent sur les comptes des justiciables á l'étranger
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Toutes ces mesures contournent le problème et ne le resolvent pas. Ne nous voilons pas la face c'est le secret bancaire qui est visé. Il a été dévoyé par les politiciens, ABL et hezballah. C'est dommage car le secret bancaire est un atout majeur pour le Liban. Ces lois arrivent en retard pour etre crédibles et surtout les modalités de leur application sont kafkaienes. Ça ne rassure et ne leurre personne sachant qu'á ma connaissance aucun secret bancaire n'a été levé au Liban dans les grandes affaires. Les infos sur les uns ou les autres portent sur les comptes des justiciables á l'étranger
Moi
14 h 37, le 07 août 2025
Est-ce que cette nouvelle loi permettra de punir les crapules bancaires qui ont sequestre les comptes des deposants tout en organisant la fuite a l'etranger de leurs propres fonds ainsi que ceux de personnes politiquement exposees ?
Ca aussi, c'est du vol. Legal, vous diras-t'on ?
Michel Trad
10 h 23, le 07 août 2025
Ces réformes sont certes un pas dans la bonne direction, mais elles restent insuffisantes face à l’ampleur de la corruption systémique qui gangrène le pays. Sans une justice indépendante, une application rigoureuse des lois, et une réelle transparence dans les finances publiques, ces mesures risquent de rester purement cosmétiques. Il est temps de construire une gouvernance fondée sur trois piliers indispensables : l’obligation de rendre des comptes, la transparence et la résilience institutionnelle. Sans cela, aucune réforme ne pourra restaurer la confiance ni garantir un avenir viable.
Toutes ces mesures contournent le problème et ne le resolvent pas. Ne nous voilons pas la face c'est le secret bancaire qui est visé. Il a été dévoyé par les politiciens, ABL et hezballah. C'est dommage car le secret bancaire est un atout majeur pour le Liban. Ces lois arrivent en retard pour etre crédibles et surtout les modalités de leur application sont kafkaienes. Ça ne rassure et ne leurre personne sachant qu'á ma connaissance aucun secret bancaire n'a été levé au Liban dans les grandes affaires. Les infos sur les uns ou les autres portent sur les comptes des justiciables á l'étranger
14 h 37, le 07 août 2025