L'ancien ministre Michel Pharaon lors d'une réunion avec le président Joseph Aoun à Baabda le 27 mai 2025. Photo X / @LBPresidency
L’ancien ministre Michel Pharaon a lancé vendredi une initiative visant à désarmer les milices à Beyrouth, avant la réunion du Conseil des ministres prévue mardi qui sera consacrée au rétablissement du monopole de l’État sur les armes. Cette initiative vise clairement le Hezbollah, même si l’ancien ministre n’a pas explicitement nommé le parti chiite pendant sa conférence de presse organisée à Beyrouth.
« Nous lançons l’initiative “Beyrouth métropolitaine démilitarisée”, une démarche qui doit apporter d’importants avantages au Liban, le renforcer, protéger la banlieue-sud, et assurer la sécurité du port et de l’aéroport », a déclaré Michel Pharaon. « Je demande de commencer par le désarmement de Beyrouth, en raison des bénéfices que cela apporterait et afin d'exclure la capitale de tout risque d’attaque, alors que le désarmement du Sud et de la Békaa traîne en longueur et fait face à des blocages », a-t-il ajouté. « Il existe une crainte d’un retour à la guerre, mais le Liban a des amis qui l’aident à défendre ses droits. Les agissements de l’armée israélienne ne sont plus acceptables », a-t-il poursuivi.
Depuis le cessez-le-feu décrété fin novembre, qui a mis fin à plus d’un an d’affrontements entre Israël et le Hezbollah, l’armée israélienne bombarde presque quotidiennement le Liban-Sud, étendant parfois ses frappes à la Békaa ou à la banlieue-sud de Beyrouth. L’État hébreu affirme viser des hommes ou du matériel appartenant au Hezbollah. Si Israël reproche au parti chiite de ne pas avoir remis ses armes à l’État libanais, le Hezbollah accuse, lui, l’armée israélienne de ne pas respecter ses engagements de retrait, occupant toujours plusieurs points stratégiques au Liban-Sud.
« Il n’y aura pas d’investissements au Liban sans garanties en matière de sécurité et de justice. Aujourd’hui, nous essayons de construire un État selon la boussole définie par le président de la République dans son discours d’investiture, mais certaines parties continuent de vouloir bloquer ce processus », a encore dit Michel Pharaon.
À quelques jours du cinquième anniversaire de l’explosion meurtrière au port de Beyrouth, l’ancien ministre a exprimé l’espoir que l’acte d’accusation que doit émettre le juge d’instruction Tarek Bitar ne tardera pas à être publié. « De grands obstacles se dressent encore devant le juge Bitar et nous vivons toujours sous l’emprise du même système », a-t-il conclu.


Trump juge « totalement inacceptable » la réponse de l'Iran pour mettre fin à la guerre
Un incompétent Fils à papa
09 h 36, le 02 août 2025