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Politique - Liban

Salam : La question de l’exclusivité des armes au sein de l’État n’est « une provocation pour personne »

Après l'annonce de la tenue d'un Conseil des ministres le 5 août pour débattre de la question du désarmement du Hezbollah, le chef du gouvernement a estimé que celle-ci s’inscrit « dans son contexte naturel ».

Salam : La question de l’exclusivité des armes au sein de l’État n’est « une provocation pour personne »

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, au Grand Sérail à Beyrouth, le 23 juillet 2025. Photo X / @grandserail

Le Premier ministre Nawaf Salam a affirmé mercredi au quotidien saoudien Asharq al-Awsat que le rétablissement du monopole de l’État libanais sur les armes ne constituait « une provocation pour personne », soulignant que cette question figure au cœur du discours d’investiture du président de la République, Joseph Aoun, ainsi que de la déclaration ministérielle, « approuvée par l’ensemble des députés chiites dans le cadre d’une très large majorité parlementaire ayant élu le président et accordé sa confiance au gouvernement à deux reprises ».

Fortement affaibli militairement par la guerre de treize mois contre Israël, le parti chiite conditionne toute concession sur ses armes à des garanties claires quant aux intentions de Tel-Aviv et de Washington. L'accord de cessez-le-feu entre la formation pro-iranienne et Israël, entré en vigueur le 27 novembre, prévoyait un retrait total des troupes israéliennes du Liban-Sud, où elles occupent toujours cinq positions en territoire libanais et mènent quasiment quotidiennement des frappes. Côté libanais, il devait mener au désarmement du Hezbollah, en priorité au sud du Litani, puis dans le pays, comme le prévoit la résolution 1701 de l'ONU qui sert de cadre à l'accord de trêve, ce que rejette le parti-milice. Les attaques israéliennes sur le Liban au cours des huit derniers mois au moins 285 morts, selon un décompte de L'Orient-Le Jour et de l'ONU.

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Après l'annonce de la tenue d'un Conseil des ministres le mardi 5 août, sur convocation du chef du gouvernement, pour débattre de la question du désarmement du Hezbollah, Nawaf Salam a estimé que celle-ci s’inscrit « dans son contexte naturel » rappelant l’avoir lui-même proposée à l’ordre du jour dès avril dernier. Mercredi soir, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem avait affirmé que les armes de sa formation « sont destinées à résister à Israël, pas à l’intérieur du pays », et que toute demande adressée à son parti de remettre ses armes revenait à « servir le projet israélien ». Le mufti jaafarite Ahmad Kabalan, réputé proche politiquement du Hezbollah, avait peu avant mis en garde contre le fait de « diviser le gouvernement à cause des dossiers explosifs qui pourraient jeter le Liban dans l'inconnu ».

L’ancien juge à la Cour internationale de justice a en outre nié toute divergence entre les responsables libanais sur le dossier des armes, assurant être en « concertation complète et continue » avec le chef de l’État et le président du Parlement Nabih Berry. Il a précisé avoir inscrit ce point conformément à l’accord de Taëf, qui stipule entre autres l’extension de la souveraineté de l’État sur l’ensemble de son territoire par ses propres forces, et la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu, à la lumière des idées proposées par l’émissaire américain Tom Barrack.

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Le chef du gouvernement est allé plus loin, affirmant qu’il n’y aurait « aucun retour en arrière » sur la question du monopole des armes, « ni sur celle des réformes, dont la poursuite doit être entérinée lors de la séance parlementaire de jeudi et dans les prochaines réunions du gouvernement ».

Conscient de ces pressions croissantes, doublées du risque pour le pays de se retrouver une nouvelle fois sous le feu de la machine de guerre israélienne, le Liban officiel a mis en place un plan pour finaliser le chantier de désarmement du Hezbollah mais aussi des factions palestiniennes. Ce projet (dont les Américains, qui exercent d'énormes pressions, seraient informés) devrait être débattu en Conseil des ministres mardi, selon les informations de L'OLJ.

Le Premier ministre Nawaf Salam a affirmé mercredi au quotidien saoudien Asharq al-Awsat que le rétablissement du monopole de l’État libanais sur les armes ne constituait « une provocation pour personne », soulignant que cette question figure au cœur du discours d’investiture du président de la République, Joseph Aoun, ainsi que de la déclaration ministérielle, « approuvée par l’ensemble des députés chiites dans le cadre d’une très large majorité parlementaire ayant élu le président et accordé sa confiance au gouvernement à deux reprises ».Fortement affaibli militairement par la guerre de treize mois contre Israël, le parti chiite conditionne toute concession sur ses armes à des garanties claires quant aux intentions de Tel-Aviv et de Washington. L'accord de cessez-le-feu entre la formation...
commentaires (7)

Mais, pour le Hezbollah, que l;Etat veuille rétablir son autorité est intolérable.

Yves Prevost

07 h 27, le 01 août 2025

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Commentaires (7)

  • Mais, pour le Hezbollah, que l;Etat veuille rétablir son autorité est intolérable.

    Yves Prevost

    07 h 27, le 01 août 2025

  • "Le rétablissement du monopole de l’État libanais sur les armes", " une provocation pour personne", c;est quelque chose qui va de soi.

    Yves Prevost

    07 h 24, le 01 août 2025

  • Malgré les lenteurs, le premier ministre est déterminé à aller de l’avant. Il le répète à chaque occasion, et ne peut en aucun cas se rétracter. Nous avons attendu des décennies pour entendre un président et un premier minstre nous promettre d’en finir avec les armes illégales des milices vendues. Il faut se persuader que le train est en marche, c’est notre dernier éspoir.

    Goraieb Nada

    06 h 55, le 01 août 2025

  • Mais virez nous ce partit , pas la peine de leur demander leur avis. Dans tous les cas ils refuseront et dans tous les cas ils iront jusqu'a la guerre civile pour ne pas désarmer. A avoir la guerre, faisons là tout de suite et qu'on en finisse, ils sont en ce moment isolés et bien plus facile a virer.

    Aboumatta

    20 h 40, le 31 juillet 2025

  • Oui mais pour l’instant, M SALAM.. vous vous contentez de faire du BLA BLA … Ca a marché au début… aujourd’hui, nous avons que bous allez nous faire rater le train… et nous serons les oubliés du proche orient à cause de votre manque de courage. Point.

    LE FRANCOPHONE

    17 h 48, le 31 juillet 2025

  • Qu’on arrête de donner des justifications à ce parti vendu qui a toujours tiré sa force de la faiblesse des dirigeants libanais que cette situation arrangeait pour voler dans les caisses de l’état, et lorsque l’argent est arrivait à manquer ils ont dépouillé le peuple. La justice devrait sans tarder s’intéresser à tous ces pseudos responsables politiques qui ont pris le pays et son argent pour leur propre leur propriété pour s’enrichir illicitement. Le peuple lui croule sous les dettes pour assouvir leur boulimie qui s’est révélée insatiable. Il est temps de cracher tout ce qu’ils ont gobé

    Sissi zayyat

    16 h 37, le 31 juillet 2025

  • VRAI QUE NON ! LE MAITRE DE L,ORCHESTRE ATTEND LES ORDRES DE TEHERAN.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    13 h 34, le 31 juillet 2025

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