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L'armée israélienne a annoncé vendredi avoir intercepté un missile tiré depuis le Yémen en direction d'Israël, où les sirènes d'alerte ont retenti dans plusieurs régions.
"Un missile lancé depuis le Yémen a été intercepté par l'armée de l'air israélienne", a indiqué un communiqué militaire. Mardi, l'armée israélienne a annoncé avoir intercepté un missile tiré par les rebelles houthis du du Yémen vers Israël.
Cisjordanie: un adolescent tué par l'armée israélienne
Le ministère de la Santé de l'Autorité palestinienne a déclaré qu'un adolescent palestinien était décédé après que l'armée israélienne lui avait tiré dessus mercredi dans le nord de la Cisjordanie occupée.
"Le jeune Mohammed Khaled Hassan Mabrouk (14 ans) est mort en martyr, succombant à ses graves blessures après avoir été touché par des tirs de l'occupation (Israël, NDLR) dans le camp d'al-Aïn, dans la région de Naplouse, avant-hier mercredi", a indiqué le ministère dans un communiqué.
Des médias palestiniens affirment que l'armée israélienne a effectué un raid dans ce camp pour y arrêter un homme recherché.
Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne n'a pas réagi dans l'immédiat.
Le Brésil "salue" l'annonce de la reconnaissance par la France de l'Etat de Palestine
Le gouvernement brésilien "salue l'annonce" de la reconnaissance par la France de l'Etat de Palestine et "exhorte toutes les autres nations à ne pas l'avoir encore fait" à prendre la même décision, a déclaré le ministère des Affaires étrangères.
"La reconnaissance de l'État palestinien par un nombre croissant de pays (...) contribue à répondre aux aspirations de paix dans la région, de liberté et d'autodétermination du peuple palestinien", a ajouté le ministère dans un communiqué.
Le président Emmanuel Macron a annoncé jeudi la décision d'une reconnaissance officielle par la France d'un Etat de Palestine à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations unies, en septembre à New York.
Le Brésil reconnaît l'Etat de Palestine depuis 2010 et prône la "solution à deux Etats" dans le conflit israélo-palestinien.
Gaza : le CICR appelle à un cessez-le-feu immédiat, ses équipes manquent elles-mêmes de nourriture et d’eau
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a lancé vendredi un appel urgent en faveur d’un cessez-le-feu immédiat à Gaza, dénonçant une situation humanitaire « abjecte ». L’organisation affirme compter plus de 350 membres de son personnel sur le terrain, « dont beaucoup peinent eux-mêmes à trouver de la nourriture et de l’eau potable ».
Le CICR alerte sur des civils « tués en tentant de se procurer de la nourriture », des enfants mourant de faim, et des familles sans cesse déplacées, « à la recherche d’une sécurité qui n’existe pas ».
L’organisation appelle les États à « respecter leurs obligations au titre des Conventions de Genève, en veillant à faire respecter le droit international humanitaire, notamment en s’assurant que les armes qu’ils transfèrent ne contribuent pas à des violations de ce droit ». Elle les exhorte également à faire davantage pour que les parties au conflit remplissent leurs obligations, en facilitant une aide humanitaire « rapide, sans entrave et impartiale à travers l’ensemble de Gaza », et en obtenant la libération « immédiate et sans condition » de tous les otages encore détenus.
Gaza: la Défense civile fait état de 26 morts dans des opérations militaires israéliennes
La Défense civile à Gaza a fait état de 26 morts vendredi dans de nouvelles opérations militaires israéliennes. Le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, a déclaré à l'AFP que cinq Palestiniens avaient été tués dans une frappe dans le quartier d'al-Rimal à Gaza-ville, sur l'école al-Qahira transformée en abri pour des personnes déplacées par la guerre.
Cinq autres ont été tués dans une frappe sur une tente de déplacés du marché d'al-Yarmouk dans le centre de la ville de Gaza, toujours selon l'organisation de premiers secours.
Les autres personnes sont mortes dans des incidents séparés survenus majoritairement dans le nord de la bande de Gaza, et aussi à Deir al-Balah (centre), Khan Younès (sud) et Rafah (sud), d'après le bilan de la Défense civile.
Ce dernier précise qu'au moins six personnes ont été tuées alors qu'elles attendaient de l'aide dans différentes parties du territoire palestinien.
La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a dénoncé la crise alimentaire en cours dans la bande de Gaza, où un tiers des habitants ne mangent pas pendant des jours et où la malnutrition est en forte hausse selon le PAM.
"Nous condamnons évidemment ce qui se passe en ce moment", a déclaré la présidente lors d'une conférence de presse en réponse à une question sur le risque de famine imminente et généralisée à Gaza dénoncé par l'ONU et les ONG.
Le Qatar et l'Egypte ont déclaré poursuivre leurs efforts de médiation pour mettre fin à la guerre à Gaza, après que Washington a acté l'échec des pourparlers indirects entre Israël et le Hamas.
Dans un communiqué publié par le ministère qatari des Affaires étrangères, le Caire et Doha ont indiqué qu'ils "poursuivaient leurs efforts intenses dans le dossier de la médiation à Gaza", faisant état de "négociations complexes".
Photo fournie par Mountasser Abdallah.
À Saïda, une marche en solidarité avec Gaza
Une marche populaire a eu lieu vendredi en début de soirée à Saïda, en solidarité avec la population de Gaza, confrontée à une situation humanitaire catastrophique, rapporte notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah.
Des centaines de personnes ont marché de la place des Martyrs jusqu’à la place de l’Étoile.
Les participants ont brandi des drapeaux palestiniens, de la Jamaa islamiya et du Hamas, ainsi que des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Nous reviendrons dans nos villages », « Nos cœurs sont avec Gaza », « Là où la faim ne pleure pas, mais tue en silence » ou encore « Gaza appelle au secours, sauvez ce qui reste ».
"La catastrophe humanitaire à laquelle nous assistons à Gaza doit cesser immédiatement", ont exhorté vendredi Paris, Londres et Berlin, dans un communiqué commun.
Réagissant à l'alerte lancée par l'ONU et les ONG qui dénoncent un risque de famine imminente et généralisée, les trois capitales européennes ont appelé le gouvernement israélien à "lever immédiatement les restrictions sur l'acheminement de l'aide".
La France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne rappellent également à Israël qu'il "doit respecter ses obligations en vertu du droit international humanitaire".
"Le moment est venu de mettre fin à la guerre à Gaza", ajoutent-ils, exhortant "toutes les parties à mettre un terme au conflit en concluant immédiatement un cessez-le-feu".
Ils réitèrent leur appel à la libération des otages israéliens et au désarmement du Hamas.
Ils disent également "s'opposer fermement à toute tentative visant à imposer la souveraineté israélienne sur les territoires palestiniens occupés".
"Les menaces d'annexion, les colonies et les actes de violence commis par les colons à l'encontre des Palestiniens compromettent les perspectives d'une solution négociée prévoyant la coexistence de deux États", mettent-ils en garde.
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a fustigé le manque d'"humanité" et de "compassion" pour les Palestiniens de la bande de Gaza qui traverse non seulement une crise humanitaire mais "une crise morale qui défie la conscience mondiale".
"Je ne peux pas expliquer le niveau d'indifférence et d'inaction que nous constatons chez trop de personnes dans la communauté internationale. Le manque de compassion. Le manque de vérité. Le manque d'humanité", a-t-il déclaré lors d'une intervention par vidéo à l'assemblée d'Amnesty International.
Trump minimise les déclarations de Macron
Le président américain Donald Trump a minimisé les déclarations de son homologue français Emmanuel Macron sur la reconnaissance d'un Etat palestinien, disant qu'elles n'avaient guère "de poids", rapporte l'AFP.
"Ce qu'il dit importe peu. C'est quelqu'un de très bien, je l'apprécie, mais cette déclaration n'a pas beaucoup de poids", a-t-il affirmé à la presse à la Maison Blanche peu avant son départ pour l'Ecosse.
Le Hamas "ne voulait pas d'accord", veut "mourir", dit Trump
Donald Trump a déclaré que le Hamas "ne voulait pas d'accord" après l'échec des négociations en vue d'un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, et voulait "mourir", rapporte l'AFP.
"Le Hamas ne voulait pas vraiment conclure un accord. Je pense qu'ils veulent mourir. Et c'est très, très grave", a déclaré le président américain à des journalistes peu avant son départ pour l'Ecosse.
Echec des pourparlers pour Gaza : le Hamas accuse le médiateur américain de revirement, rapporte l'AFP
« On ne peut plus accepter massacres et famine » à Gaza, affirme le vice-président du Conseil des ministres d'Italie Antonio Tajani, se refusant cependant à reconnaître à ce stade l'État palestinien, comme la France.
« La reconnaissance d'un nouvel État palestinien doit avoir lieu en même temps que leur reconnaissance de l'État d'Israël », a-t-il estimé, s'attirant les critiques de l'opposition.
Gaza : l'État belge en procès, pressé de sanctionner Israël
Deux organisations belges exigeant des actions concrètes contre Israël pour mettre fin à la guerre à Gaza ont assigné l'État belge en justice, face au constat de l'impuissance de l'Union européenne à sanctionner le gouvernement de Benjamin Netanyahu, a indiqué leur avocat, cité par l'AFP.
Une première audience de procédure a eu lieu vendredi matin devant un juge des référés à Bruxelles, et les plaidoiries ont été fixées au 15 septembre, a précisé à l'AFP cet avocat, Vincent Letellier. « Sauf rebondissement il ne sera pas possible pour l'Union européenne de suspendre l'accord d'association avec Israël (...), il faut maintenant que les pays soient mis sous pression par leurs électeurs et par les tribunaux », a-t-il déclaré.
Gaza : un responsable israélien dit à l'AFP que les livraisons aériennes d'aide vont reprendre
Un responsable israélien a affirmé à l'AFP vendredi que les largages d'aide humanitaire allaient reprendre rapidement dans la bande de Gaza, un territoire ravagé par plus de 21 mois de guerre et menacé de famine.
« Les largages d'aide humanitaire sur la bande de Gaza reprendront dans les prochains jours, sous la coordination des Émirats arabes unis et de la Jordanie », a déclaré ce responsable à l'AFP, sous couvert d'anonymat.
Netanyahu : Israël et les États-Unis envisagent des options alternatives pour libérer les otages et mettre fin au Hamas
« Israël étudie actuellement, en coordination avec ses alliés américains, des options alternatives visant à ramener les otages détenus par le Hamas, à mettre fin au pouvoir du mouvement islamiste dans la bande de Gaza, et à assurer une paix durable pour l’État hébreu », a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu, cité par Reuters
Damas, Washington et Paris s'engagent pour « le succès de la transition en Syrie »
La Syrie, les Etats-Unis et la France ont affirmé, dans un communiqué conjoint, qu'ils allaient lancer rapidement leurs efforts pour « garantir le succès de la transition en Syrie », afin d'assurer l'unité et l'intégrité territoriale du pays, selon Reuters. Les trois parties ont convenu que, pour y parvenir, il fallait s'assurer que « les voisins de la Syrie ne soient pas une menace et que la Syrie en soit pas une menace pour ses voisins ».
Le Hamas a estimé que les négociations sur une trêve à Gaza devrait reprendre la semaine prochaine, après le rappel des négociateurs américains et israéliens. Un dirigeant du mouvement, Bassem Naïm, a dit avoir été mis au courant du départ de la délégation israélienne qui doit mener des « consultations » en début de semaine prochaine.
L'Iran a eu des discussions « franches » avec les Européens, selon un diplomate iranien
L'Iran et des émissaires français, britanniques et allemands ont eu des discussions « franches » à Istanbul autour du nucléaire iranien et sont convenus de poursuivre les consultations, a affirmé un diplomate iranien sur X.
« Nous avons eu une discussion sérieuse, franche et approfondie (avec les trois pays européens) », a indiqué le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi. « Il a été convenu de poursuivre les consultations », a ajouté le diplomate.
Le patron de l'AIEA « encouragé » par la décision de l'Iran de renouer le dialogue
Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, s'est déclaré « encouragé » par le feu vert de l'Iran pour une visite d'une délégation de l'organe de surveillance nucléaire des Nations unies dans le pays « dans les semaines à venir », rapporte l'AFP. Ces déclarations interviennent au moment où des négociations se sont tenues vendredi à Istanbul en l'Iran et la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne, les premières depuis les frappes israéliennes et américaines qui ont visé, mi-juin, des sites nucléaires et militaires en Iran.
La visite d'une équipe technique de l'AIEA pourrait conduire au retour des inspecteurs de l'ONU en Iran, éventuellement dans le courant de l'année, a estimé M. Grossi. « Si nous ne revenons pas rapidement, il y aura un grave problème, car il s'agit d'une obligation internationale de l'Iran », a-t-il déclaré à des journalistes lors d'une visite à Singapour. « Je suis encouragé par ce que j'ai entendu de Téhéran, à savoir qu'ils veulent renouer le dialogue avec nous », a-t-il poursuivi, ajoutant que cette visite, dont la date n'a pas encore été fixée, aurait lieu « dans les semaines à venir ».
La France va offrir la Côte d'Azur aux Palestiniens, ironise l'ambassadeur américain en Israël
L'ambassadeur des Etats-Unis en Israël Mike Huckabee a ironisé au sujet de l'annonce par le président Emmanuel Macron que la France reconnaîtra l'Etat de Palestine en septembre à l'ONU, affirmant que celle-ci allait offrir la Côte d'Azur pour y accueillir le peuple palestinien, rapporte l'AFP
« La déclaration unilatérale de Macron concernant la création d'un État palestinien ne précisait pas où celui-ci serait situé. Je peux désormais révéler en exclusivité que la France proposera la Côte d'Azur et que la nouvelle nation s'appellera 'Franc-en-Stine' », a posté l'ancien gouverneur républicain de l'Arkansas sur son compte X.
L'armée israélienne dit avoir tué un responsable des services de renseignement du Hamas
L’armée israélienne a annoncé avoir mené une frappe aérienne dans le nord de la bande de Gaza mercredi, tuant Amjad Mohammad Hassan Chaer, identifié comme le chef de la direction du contre-espionnage du dispositif de sécurité générale du Hamas, rapporte Al-Jazeera.
Selon l’armée, cette direction est chargée de « réprimer l’opposition au pouvoir du Hamas, déjouer les opérations d’espionnage contre l’organisation terroriste et assurer la protection des hauts responsables et des actifs du Hamas à Gaza et à l’étranger ».
Entretien sur le nucléaire : les Européens quittent le consulat iranien à Istanbul, rapportent des journalistes de l'AFP
Le ministère libanais de la Santé a confirmé que la frappe israélienne sur Baraachit, dans le caza de Bint Jbeil, a fait un mort. Selon les informations de notre correspondant dans le Sud, la victime s'appelait Ali Qawsan, et était originaire de Aïtaroun, dans la même région.
L'ONU presse le Royaume-Uni d'annuler l'interdiction « disproportionnée » du mouvement Palestine Action
Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme Volker Türk a reproché au Royaume-Uni d'avoir interdit le mouvement Palestine Action, parlant d'une utilisation « dérangeante » de la loi contre le terrorisme, exhortant Londres à revenir sur sa décision, rapporte l'AFP.
« La décision apparaît disproportionnée et pas indispensable. Elle limite les droits de beaucoup de gens engagés aux côtés de Palestine Action et soutenant le mouvement sans commettre eux-mêmes la moindre action répréhensible et exerçant leurs droits à la liberté d'expression, la liberté d'association et de se rassembler pacifiquement », a déclaré Volker Türk dans un communiqué.
Berlin dit « ne pas envisager de reconnaître un État palestinien à court terme »
Le gouvernement allemand « n'envisage pas de reconnaître un État palestinien à court terme », a-il indiqué vendredi, un jour après l'annonce d'Emmanuel Macron de le faire en septembre à l'ONU, rapporte l'AFP.
Berlin « continue de considérer la reconnaissance d'un État palestinien comme l'une des dernières étapes vers la solution à deux États », précise dans un communiqué le gouvernement allemand, rappelant que la sécurité d'Israël « revêt une importance primordiale » pour l'Allemagne.
Reconnaissance par la France d'un État de Palestine: Abbas salue « une victoire pour la cause palestinienne »
Le président palestinien Mahmoud Abbas a salué vendredi comme « une victoire pour la cause palestinienne », l'annonce par le président français Emmanuel Macron de la reconnaissance prochaine d'un État de Palestine. « Cela reflète l'engagement de la France à soutenir le peuple palestinien et ses droits légitimes à sa terre et sa patrie », a encore dit M. Abbas selon un communique de la président de l'Autorité palestinienne, cité par l'AFP.
Des organisations humanitaires alertent sur une flambée de la malnutrition infantile à Gaza
Après MSF, qui avait dénoncé qu'un quart des enfants âgés de six mois à cinq ans et des femmes enceintes et allaitantes examinés la semaine dernière dans les installations de Médecins sans frontières (MSF) dans la bande de Gaza souffrent de malnutrition, Philippe Lazzarini, responsable de l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), a lui aussi alerté sur une malnutrition infantile qui « explose » dans le territoire palestinien assiégé. Un enfant sur cinq « souffre de malnutrition dans la ville de Gaza, et les cas augmentent chaque jour ». « Les mécanismes de survie s'effondrent, l'accès à la nourriture et aux soins disparaît, et la famine commence à s'installer silencieusement », a-t-il écrit sur X.
Plus de détails ici.
Frappe israélienne sur Baraachit au Liban-Sud : un mort et un blessé
Selon les informations de notre correspondant dans le Sud, une personne a été tuée dans la frappe israélienne de drone sur Baraachit, et une autre gravement blessée.
Liban-Sud : une camionnette ciblée par un drone israélien
Un drone israélien a ciblé une voiture avec deux missiles à la périphérie de Baraachit, dans le caza de Bint Jbeil, indique notre correspondant au Liban-Sud. Des ambulances se sont rendues sur les lieux, sans qu'un bilan humain ne soit immédiatement disponible.
Une analyse interne du gouvernement américain n’a trouvé aucune preuve de vol systématique par le Hamas de l’aide humanitaire financée par les États-Unis, rapporte l’agence Reuters. Cette analyse, qui n’avait pas été révélée jusqu’à présent, a été menée par un bureau de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et achevée fin juin. Elle a examiné 156 incidents de vol ou de perte de fournitures financées par les États-Unis, signalés par des organisations partenaires de l’aide américaine entre octobre 2023 et mai dernier.
Selon une présentation des résultats consultée par Reuters, l’analyse conclut qu’« aucun rapport n’allègue que le Hamas » ait bénéficié de l’aide financée par les États-Unis.
Ces conclusions remettent en question la principale justification avancée par Israël et les États-Unis pour soutenir une nouvelle opération privée armée de distribution de l’aide. Un porte-parole du département d’État américain a contesté ces conclusions, affirmant qu’il existe des vidéos montrant le Hamas pillant de l’aide, sans toutefois fournir ces vidéos.
L’organisation humanitaire internationale Oxfam a signalé une augmentation alarmante des maladies hydriques à travers la bande de Gaza, avertissant que, sans interventions urgentes, la situation sanitaire pourrait se transformer en « catastrophe meurtrière. »
Dans un communiqué, Oxfam a indiqué que cette flambée de maladies est due au blocus israélien en cours, qui restreint sévèrement l’acheminement de l’aide humanitaire vers le territoire. « Israël a imposé à Gaza un blocus quasi total depuis le 2 mars de cette année, ne laissant passer qu’un mince filet d’aide. Il n’existe plus aucune réserve d’aide humanitaire détenue par les agences internationales à l’intérieur de Gaza », précise le communiqué.
Cessez-le-feu à Gaza : Israël examine la réponse du Hamas avant de reprendre les pourparlers
Les pourparlers en vue d’un cessez-le-feu à Gaza devraient reprendre la semaine prochaine, après qu’Israël aura examiné la réponse du Hamas, a rapporté la chaîne étatique égyptienne Al Qahera News, citant une source égyptienne.
Al Qahera News a indiqué que la délégation israélienne avait quitté les lieux un jour après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a rappelé l’équipe de négociation en Israël pour des consultations, rapporte Reuters.
Le centre des opérations d'urgence relevant du ministère de la Santé au Liban a confirmé qu'un homme a été blessé dans des tirs à Dhaïra (caza de Tyr).
Israël « affame délibérément la population de Gaza », accuse l’Iran
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ismaïl Baqei, a dénoncé hier soir la famine « délibérée » à Gaza, a rapporté l’agence de presse iranienne IRNA.
« Le régime sioniste poursuit ses massacres avec des armes de fabrication occidentale ; il affame délibérément la population de Gaza ; et grâce aux vetos américains et à la protection politique occidentale, il échappe à toute responsabilité », a-t-il écrit sur son compte X. Et d’ajouter : « (...) Il est de notre responsabilité à tous d’agir immédiatement pour empêcher l’anéantissement par la faim et la soif du peuple opprimé de Gaza ».
Début des négociations sur le nucléaire entre l'Iran et les Européens en Turquie
Une délégation iranienne retrouve vendredi à Istanbul des émissaires français, britanniques et allemands pour reprendre les pourparlers sur le programme nucléaire iranien, à l'heure où les trois puissances européennes menacent de rétablir les sanctions contre Téhéran, rapporte l'AFP.
Cette réunion, qui devrait se poursuivre jusqu'à 12h30 locales (09h30 GMT) selon la télévision iranienne, est la première depuis l'attaque israélienne à la mi-juin contre des sites nucléaires et militaires clés et une guerre de 12 jours.
En reconnaissant un État de Palestine, la France « donne tort » au Hamas, selon le ministre français des Affaires étrangères
La France, en reconnaissant bientôt un État palestinien, ne récompense pas le Hamas, comme accusent les détracteurs de la décision française, mais lui « donne tort », a affirmé le ministre français des Affaires étrangères.
« Le Hamas a toujours refusé la solution à deux États. En reconnaissant la Palestine, la France donne tort à ce mouvement terroriste. Elle donne raison au camp de la paix contre celui de la guerre », a posté Jean-Noël Barrot sur X.
Nucléaire : l'Iran voit dans les négociations une occasion pour les Européens de « corriger » leurs positions
Téhéran a affirmé que la réunion prévue dans la journée avec les trois pays européens a Istanbul représentait une occasion pour l'Europe de « corriger » sa position sur le programme nucléaire iranien.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baqaï, a estimé que la rencontre constituait « un test de réalisme pour les Européens et une occasion précieuse de corriger leurs points de vue sur la question nucléaire iranienne », selon l'agence de presse officielle Irna.
Gaza : un quart des enfants sous-alimentés, dénonce Médecins sans frontières
Un quart des enfants âgés de six mois à cinq ans et des femmes enceintes et allaitantes examinés la semaine dernière dans les installations de Médecins sans frontières (MSF) à Gaza souffrent de malnutrition, a dénoncé l'ONG, citée par l'AFP.
« L'utilisation délibérée de la faim comme arme de guerre par les autorités israéliennes à Gaza a atteint des niveaux sans précédent, les patients et les professionnels de santé souffrant eux-mêmes de la faim », alerte MSF dans un communiqué.
Liban-Sud : un blessé dans des tirs de mitrailleuse israéliens à Dhaïra
Un homme, identifié comme un membre du conseil municipal de Dhaïra, a été blessé ce matin dans des tirs de mitrailleuse israéliens dans ce village, selon les informations de notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah. L'homme a été hospitalisé.
Par ailleurs, dans la nuit de jeudi à vendredi, l'artillerie israélienne avait tiré des grenades éclairages sur Kouroum el-Mrah, dans la périphérie de Meis el-Jabal. Jeudi, une vague de bombardements israéliens avaient visé plusieurs régions du Liban-Sud, tandis qu'une frappe de drone avait tué un homme à Aïta el-Chaab, identifié comme un combattant du Hezbollah par le parti.
La France va reconnaître l'État de Palestine, Israël fulmine
La France va reconnaître l'État de Palestine en septembre à l'ONU, a annoncé hier le président Emmanuel Macron, espérant créer une dynamique collective en ce sens, une décision aussitôt décriée par Israël comme une « récompense de la terreur » et « fermement » rejetée par les États-Unis.
Retrouvez ici les détails des annonces de M. Macron et les réactions qu'elles ont provoquées.
Pendant ce temps, les bombardements israéliens se poursuivent à Gaza, où au moins 40 personnes ont été tuées hier, selon la Défense civile locale.
Début mars, Israël a imposé un blocus total sur Gaza, très partiellement assoupli fin mai, entraînant de graves pénuries de nourriture, médicaments et carburant. Selon le patron de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, une « grande proportion » de la population à Gaza « meurt de faim ».
L'Iran et les Européens vont discuter du nucléaire en Turquie
Une délégation iranienne retrouve dans la journée à Istanbul des émissaires français, britanniques et allemands pour de nouveaux pourparlers sur le programme nucléaire iranien, à l'heure où les trois puissances européennes menacent de rétablir les sanctions contre Téhéran.
Cette réunion est la première depuis l'attaque israélienne contre l'Iran à la mi-juin, qui a visé des sites nucléaires et militaires clés et déclenché une guerre de 12 jours.
« Nous agissons pour obtenir un nouvel accord afin de libérer nos otages. Mais si le Hamas considère notre intention d'y parvenir comme une faiblesse, comme une opportunité pour nous imposer des conditions de reddition qui mettraient en danger l'Etat d'Israël, il se trompe lourdement », a prévenu Benjamin Netanyahu jeudi.
Le Hamas « surpris » des propos de Witkoff et dit vouloir poursuivre les négociations
Dans un communiqué publié la nuit, le Hamas a de son côté dit avoir abordé les négociations avec « grande flexibilité » et être « surpris » des déclarations de M. Witkoff, « alors même que les médiateurs étaient satisfaits » de la position du mouvement palestinien.
Ce dernier « réaffirme son attachement à poursuivre les négociations et à y participer de manière à surmonter les obstacles et à parvenir à un accord permanent de cessez-le-feu. »
Selon une source palestinienne à l'AFP, la réponse du Hamas comprend des amendements proposés aux clauses sur l'entrée de l'aide humanitaire, des cartes des zones de Gaza d'où l'armée israélienne devrait se retirer, ainsi que des garanties sur la fin de la guerre. Israël refuse de donner des garanties sur un cessez-le-feu permanent.
Trêve à Gaza : Witkoff acte l'échec des pourparlers et accuse le Hamas
L'émissaire américain Steve Witkoff a acté hier soir l'échec des pourparlers menés à Doha en vue d'un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, mettant en cause la bonne foi du Hamas, en guerre contre Israël depuis plus de 21 mois.
Peu avant, Israël a annoncé le rappel pour consultation de ses négociateurs, engagés dans des pourparlers indirects avec le Hamas au Qatar. « Nous agissons pour obtenir un nouvel accord afin de libérer nos otages », a néanmoins déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu, malgré le retrait de son équipe. M. Witkoff a également annoncé le retrait de l'équipe américaine « pour consultation après la dernière réponse du Hamas, qui montre clairement un manque de volonté de parvenir à un cessez-le-feu à Gaza ». Il a ajouté que les Etats-Unis et leurs partenaires allaient « désormais envisager d'autres options pour ramener les otages chez eux et tenter de créer un environnement plus stable pour la population de Gaza ».
Bonjour et bienvenue dans notre couverture en direct des événements au Moyen-Orient : à Gaza, où l’armée israélienne poursuit ses frappes sur l'ensemble de l'enclave et tirs meurtriers sur des demandeurs d'aide ; au Liban, où l’État hébreu a bombardé hier soir le Liban-Sud en dépit de la trêve, ainsi qu'en Iran et en Syrie.
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