La Commission parlementaire des Travaux publics, de l’Énergie, des Transports et de l’Eau a consacré une réunion, jeudi, à plusieurs sujets, dont celui des tuk-tuks — petits véhicules à trois roues, ouverts sur les côtés et utilisés comme taxis bon marché sur de courtes distances — ainsi qu’à la question des chauffeurs de nationalité syrienne travaillant au Liban. Elle a également validé une proposition prolongeant les délais de régularisation des permis de construire accordés aux déplacés.
Concernant le premier sujet, la commission a recommandé de durcir la réglementation en interdisant notamment la circulation des tuk-tuks sur les routes principales et les voies rapides, et en limitant leur usage aux villages et zones rurales, selon le compte rendu présenté par son président, Sajih Atieh. La commission avait déjà recommandé, il y a plus d’un an, de « réduire, voire d’interdire l’importation de ces véhicules en raison des risques qu’ils posent pour la sécurité publique et de l’absence de procédure d’immatriculation », a rappelé le député. Elle souhaite désormais imposer des frais d’enregistrement aux propriétaires de tuk-tuks.
Plusieurs manifestations de conducteurs de tuk-tuks ont récemment eu lieu au Liban, notamment dans le Nord et la Békaa, pour protester contre une décision du ministère de l’Intérieur interdisant ce mode de transport. Le ministre Ahmad Hajjar avait estimé que ces véhicules « opèrent sans licences appropriées et représentent un risque important pour la sécurité publique ».
La Commission des TP s’est également penchée sur la situation des chauffeurs de taxi, de bus ou de camion de nationalité syrienne, qui constitueraient « la majorité » de ceux travaillant au Liban. « La majorité des chauffeurs sont des Syriens, alors que l’on compte environ 50 000 conducteurs enregistrés au Liban, dont 5 000 chauffeurs de camions. Cela crée un déséquilibre grave, les chauffeurs libanais étant au chômage, tandis que certaines entreprises préfèrent employer des Syriens, qui leur coûtent moins cher », a déploré le député.
La commission a ainsi appelé le ministère du Travail et la direction de la Sûreté générale à «mettre en place un registre clair ou un bureau dédié aux chauffeurs libanais, et à imposer un quota maximal de conducteurs syriens, étant donné leur nombre élevé».
La Commission a enfin abordé un troisième dossier : celui de la régularisation des constructions illégales réalisées par les déplacés libanais. Ce dossier couvre les habitations érigées sans autorisation pendant les différentes périodes de la guerre civile au Liban. Les députés ont approuvé une proposition de loi prolongeant d’un ou deux ans le délai de régularisation de ces constructions, « soit en clôturant les dossiers, soit en menant les démarches nécessaires de réconciliation dans les localités concernées, lorsque celles-ci n’ont pas encore eu lieu ». « Plusieurs demandes de régularisation sont toujours en attente », a assuré le parlementaire.



En ville : « taxis bon marché » FAUX meme prix que les VOITURES TAXI
08 h 47, le 26 juillet 2025