L'envoyé américain pour le Liban et la Syrie To Barrack, lors de sa visite à Beyrouth le 22 juillet 2025. Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour
L’émissaire américain pour le Liban et la Syrie Tom Barrack, a appelé, mercredi 23 juillet, depuis Bkerké, au dialogue national libanais autour du « dossier complexe » du monopole des armes.
« Il est temps de se réunir autour d’une question complexe. Je suis venu pour offrir des conseils. Nous travaillons sur ce dossier depuis quatre semaines. C’est un processus complexe et je comprends les difficultés. Le président Trump veut que le Liban réussisse » a-t-il déclaré après s'être entretenu avec le patriarche maronite Béchara Raï.
« Nous tentons d’agir en médiateur honnête pour résoudre les différends, et le dialogue se poursuivra avec ceux qui sont encore absents de la table des négociations. Je reviendrai », a assuré Tom Barrack, avant de saluer « les efforts » fournis selon lui par le président du Parlement, Nabih Berry. « Le processus est en cours, mais c’est au gouvernement de trancher sur ses priorités. Il faut une décision claire et appliquer la loi sur le monopole des armes pour limiter la possession d’armes et mettre fin aux agressions », a-t-il poursuivi tout en plaidant pour « la patience, afin de permettre au dialogue d’avancer sans pertes ». « La stabilité est primordiale, sans elle, personne ne viendra vous aider », a-t-il conclu.
« Pas de nouvelle guerre »
La veille, dans une interview donnée mardi soir à la chaîne libanaise al-Jadeed, Tom Barrack s'était toutefois voulu rassurant sur le risque d'une nouvelle confrontation militaire d'ampleur avec Israël, alors que l'intensité et la fréquence des frappes et des infiltrations de l'armée israélienne au Liban-Sud sont montées d'un cran ces dernières semaines. Interrogé par le journaliste Georges Salibi sur la possibilité d'une nouvelle guerre israélienne au Liban dans le cas où le Hezbollah n’accepterait pas de rendre ses armes, l'émissaire de Washington avait répondu que « vous (les Libanais) ne serez assurément pas confrontés à une autre guerre israélienne ». « Personne ne veut la guerre. Ils (les Israéliens) ne veulent pas la guerre. Je ne dicte rien au Hezbollah, je ne lui parle pas. Je m'adresse seulement au gouvernement et aux trois présidents officiels. C'est comme cela que se déroule le dialogue mené par les États-Unis », avait-il déclaré.
Berry « optimiste »
Après d'être entretenu mardi avec l'envoyé de Washington, le président du Parlement Nabih Berry a pour sa part confié au journal al-Modon son « optimisme » quant à l'évolution de la situation. « Mon optimisme est dû à son optimisme. La réunion était excellente », s'est-il félicité, soulignant que cette atmosphère a contribué à atténuer le climat de peur qui a prévalu au cours des deux derniers jours.
Bien que le président du Parlement ait préféré garder le silence sur les raisons de cet « optimisme », il a démenti qu'un « nouvel accord » avait été conclu avec M. Barrack. « Il n'y a pas de nouvel accord, mais il y a un accord existant entre les deux parties que nous nous efforcerons de mettre en œuvre, ce qui mettra fin à l'agression (israélienne) », a-t-il commenté.
La question du désarmement du Hezbollah polarise, encore plus qu'auparavant, l'ensemble de la scène politique libanaise, alors que les pressions internationales s'accentuent dans ce dossier depuis l'entrée en vigueur le 27 novembre 2024 du cessez-le-feu ayant mis fin à la guerre ouverte destructrice entre le Hezbollah et Israël de l'automne dernier.
Vendredi dernier, le secrétaire général du Hezbollah, le cheikh Naïm Kassem, avait affirmé que sa formation « ne renoncera pas à sa force » et qu'elle était « prête à affronter » Israël. Le parti continue de conditionner l'ouverture d'un dialogue concernant son arsenal à l'arrêt des attaques quotidiennes menées par l'armée israélienne au Liban-Sud et au retrait de ses troupes des cinq positions toujours occupées.
Ces frappes et ces tirs israéliens ont tué plus de 270 personnes au Liban depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, principalement au Sud et dans la Békaa.




- RIEN QU,A UN S,IL MANQUE LA SAGESSE,-ON IRA DE DETRESSE EN DETRESSE.-LA CHOSE BARRACK VOIT BEL MA2LOUB.-LA CUISINE DU PERCHE *AYOUB*,-EST LA : *LA GHALEB OU LA MAGHLOUB* ! -LA TABLE DRESSEE POUR LE DIALOGUE, -*DOIT ETRE GARDEE PAR MILLE DOGUES*-NUL NE QUITTE, IMBERBE OU BIEN BARBU,-AVANT L,AMBRASSADE DU SALUT.
10 h 33, le 24 juillet 2025