Liban-Syrie : deux approches divergentes face à la pression de la normalisation avec Israël
Tel-Aviv rejoue le scénario de 1967 : s’emparer de territoires, afficher une puissance militaire encore plus agressive et imposer une normalisation qui s’apparente à une reddition des frontières.
Des personnes passent devant un drapeau druze accroché à l’un des blocs de béton marquant la ligne de séparation avec la zone tampon près du village druze de Majdel Chams, dans le plateau du Golan annexé par Israël, le 19 juillet 2025. Jalaa Marey/AFP
Le Liban et la Syrie entretiennent des relations complexes depuis leur séparation partielle au moment de l’indépendance. Historiquement, ils ont souvent évolué dans des camps opposés et, même lorsque leurs intérêts semblaient converger, c’était rarement de manière volontaire. Les deux pays sont aujourd’hui à la croisée des chemins, alors que le Levant entre dans une nouvelle phase, marquée par une pression américaine pour la normalisation avec Israël. La Syrie a discrètement lancé des pourparlers directs avec l’État hébreu, mais reste prudente face aux conséquences politiques d’une normalisation précipitée. Le Liban, quant à lui, demeure cantonné à des négociations militaires indirectes dans le cadre du mécanisme de cessez-le-feu. L’un doit composer avec le désarmement du Hezbollah, l’autre avec la pacification des groupes armés druzes....
Le Liban et la Syrie entretiennent des relations complexes depuis leur séparation partielle au moment de l’indépendance. Historiquement, ils ont souvent évolué dans des camps opposés et, même lorsque leurs intérêts semblaient converger, c’était rarement de manière volontaire. Les deux pays sont aujourd’hui à la croisée des chemins, alors que le Levant entre dans une nouvelle phase, marquée par une pression américaine pour la normalisation avec Israël. La Syrie a discrètement lancé des pourparlers directs avec l’État hébreu, mais reste prudente face aux conséquences politiques d’une normalisation précipitée. Le Liban, quant à lui, demeure cantonné à des négociations militaires indirectes dans le cadre du mécanisme de cessez-le-feu. L’un doit composer avec le désarmement du Hezbollah, l’autre avec...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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Mais pour y arriver, il n’y a pas quatre chemins. Il faut d’abord “accepter la paix qu’on nous impose”, même si cela blesse l’amour-propre des uns ou des autres. Sans cela, nous n’irons nulle part.
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Mais pour y arriver, il n’y a pas quatre chemins. Il faut d’abord “accepter la paix qu’on nous impose”, même si cela blesse l’amour-propre des uns ou des autres. Sans cela, nous n’irons nulle part.
Alain
12 h 13, le 23 juillet 2025
Ou tout cela laisse-t-il le Liban? Tant vis-à-vis d’Israël que de la Syrie? Nous n’avons pas les moyens de continuer à faire la guerre, ni à l’un, ni à l’autre. Mais nous avons la possibilité de contribuer à bâtir la paix. D’une part, toutes les composantes de la société libanaise ont des contacts (familiaux ou autres) en Syrie. D’autre part, le Liban peut s’appuyer sur une jeunesse bien formée et “surdouée”. Nous avons aussi une diaspora bien intégrée et appréciée sur tous les continents. Ces trois composantes seront essentielles pour la reconstruction des deux pays.
Alain
12 h 11, le 23 juillet 2025
Le problème à mon avis n’est pas tellement Israël, mais plutôt la rhétorique de certains dirigeants arabes. Nasser à l’époque, Saddam, les Assad, Kadhafi, le Hezbollah. Tous ont toujours affiché un programme maximaliste. On va jeter les juifs (et corollairement les chrétiens, tant qu’on y est) à la mer. A ce jeu du tout ou rien, on a fini par n’avoir rien du tout. Sadat de son temps, et maintenant Chareh, ont l’air d’avoir compris qu’il fallait envisager une autre approche. L’un s’est fait assassiner. Je souhaite sincèrement bonne chance à l’autre.
Alain
12 h 02, le 23 juillet 2025
“Israël rejoue, en version réduite, le scénario de 1967 : s’emparer de territoires, afficher une puissance militaire encore plus agressive et imposer une normalisation”. Je ne vois pas vraiment de parallèle entre 1967 et maintenant: A l’époque, Israël était lui-même surpris de son succès. Aujourd’hui, ils affichent une supériorité technologique et stratégique claire. A l’époque, ils ont eu besoin de plusieurs décennies pour “digérer” les territoires qu’ils avaient conquis. Aujourd’hui, ils ne cherchent pas à conquérir, mais à imposer la paix - leur paix.
Alain
11 h 57, le 23 juillet 2025
-BUT, LA NORMALISATION,-URGENTE AVEC ISRAEL.-MAIS, ABRAHAMISEZ-VOUS,-SINON, ENTRETUEZ-VOUS,-AUTREMENT, DEMEMBREZ-VOUS,=MAIS LA PAIX POUR ISRAEL,-QUI DE LA TERRE ET DU CIEL,-VOUS FRAPPE, C,EST NATUREL.-MAIS POUR NOUS C,EST L,ESSENTIEL,-CAR HEGEMONE OFFICIEL.
La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.
10 h 56, le 23 juillet 2025
Le Liban est encore l’otage politique du Hezbollah.Si le Hezbollah a perdu la guerre face à Israël’ il a faibli face à Israël ( quoiqu’il était déjà faible )malheureusement, il montre encore ses crocs face au Liban,face aux libanais et face à l’état libanais qui, malheureusement est faible et peureux à cause de AOUN et SALAM qui sont mous.Le Hezbollah possède encore ses logistiques, ses armes moyennes et lourde.Ce ne sont pas les missiles longue portée qui représentent un danger sur le plan intérieur, ce sont ses logistiques, ses structures, ses canons et ses armes moyennes
Mais pour y arriver, il n’y a pas quatre chemins. Il faut d’abord “accepter la paix qu’on nous impose”, même si cela blesse l’amour-propre des uns ou des autres. Sans cela, nous n’irons nulle part.
12 h 13, le 23 juillet 2025