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Politique - Monopole Des Armes

Pour Geagea, la réponse du Liban à Tom Barrack « correspond aux demandes du Hezbollah »

« Les armes illégales au Liban après la guerre de 2024 (...) sont essentiellement un problème libanais », estime le chef des Forces libanaises. 

Pour Geagea, la réponse du Liban à Tom Barrack « correspond aux demandes du Hezbollah »

Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea. Photo ANI

Le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a critiqué mardi la réponse officielle du Liban à l'émissaire américain Tom Barrack au sujet du monopole de l'État sur les armes, estimant que celle-ci correspond aux demandes du Hezbollah. Il a dans ce contexte affirmé que la dissolution des organisations armées au Liban « est devenue une exigence de la majorité de la population », alors que le pays se remet d'une guerre dévastatrice de 13 mois entre le parti chiite et Israël. Un conflit à l'issue duquel le parti de Dieu est sorti grandement affaibli, se trouvant sous pression locale et internationale pour rendre son arsenal.

« Après toutes les souffrances que nous avons vécues, la réponse libanaise à certaines propositions américaines correspondent complètement, à part quelques phrases esthétiques, aux demandes du Hezbollah. Par quelle logique et quelle justification les autorités libanaises répondent-elles ainsi aux propositions américaines ? » a dénoncé le leader des FL dans un communiqué. M. Geagea a par ailleurs accusé les autorités d'avoir fourni une réponse à l'envoyé américain « sans consulter le gouvernement, qui, selon la Constitution, est responsable de l'administration des politiques publiques du pays, et sans consulter le Parlement, qui est principalement responsable de l'administration de la politique du pays et de la supervision du travail du gouvernement ».

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Arrivé dimanche soir à Beyrouth, l’émissaire américain avait été reçu par le président Joseph Aoun qui lui a remis un « projet de protocole d’accord pour la mise en œuvre des engagements du Liban » depuis le cessez-le-feu du 27 novembre 2024, qu’il s’agisse des modalités de l’accord de trêve, du discours d’inauguration du chef de l’État ou de la déclaration ministérielle du cabinet de Nawaf Salam. Parmi ces engagements, la présidence a cité « la nécessité urgente de sauver le Liban en étendant l’autorité de l’État sur l’ensemble de son territoire par ses seules forces, avec le monopole des armes détenu uniquement par les forces armées libanaises et en affirmant l’autorité des institutions constitutionnelles libanaises sur la décision de guerre et de paix ». Ces facteurs devront être garantis « simultanément et parallèlement au maintien de la souveraineté libanaise sur toutes ses frontières internationales, à la reconstruction et au lancement du processus de redressement économique ». Mais selon nos informations, Washington attend désormais un mécanisme d’exécution concret et le début de sa mise en œuvre.

Dans un entretien à la radio Sawt Kel Lebnan (La voix de tout le Liban), le ministre de l’Agriculture, Nizar Hani, a indiqué mardi que la réponse finale du Liban à la proposition américaine sera présentée au Conseil des ministres lors d’une prochaine réunion. M. Barrack s'est, lui, rendu mardi chez le chef du Parlement, Nabih Berry, qui devrait, selon des informations de presse, soumettre lui-même une proposition reposant sur l’idée qu’Israël fasse un premier geste envers le Liban en suspendant ses attaques pendant quinze jours, à l’issue desquels le Liban entamerait un processus de désarmement.

Le désarmement, une « exigence » des Libanais

« Les armes illégales au Liban après la guerre 2024 ne sont pas un problème américain et ne sont plus un problème israélien. Il s'agit essentiellement d'un problème libanais. La présence d'organisation armées illégales au Liban, Hezbollah en tête, a détruit l'État libanais », a fustigé par ailleurs Samir Geagea reprenant une déclaration de l'émissaire américain qui a dit la veille que le désarmement du parti chiite est une question libanaise.

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Interrogé lundi soir par Télé-Liban, Tom Barrack avait rappelé que le Hezbollah constituait un « problème » pour Israël et qu’il était nécessaire « qu’il adhère de son plein gré » à une solution qui permette de « rétablir la confiance » entre les différents belligérants. Le secrétaire général du mouvement chiite, Naïm Kassem, avait affirmé pour sa part durant le week-end que le Hezbollah ne renoncerait pas à « sa force » et demeurait prêt à affronter Israël.

Le chef des FL a en outre estimé que « la présence d'organisations (armées et illégales) continue de confisquer les décisions stratégiques de l'État. Leur dissolution est devenue une exigence de la majorité de la population et une exigence claire de tous les amis du Liban en Orient et en Occident, en particulier dans les États du Golfe. Il s’agit de permettre aux amis du Liban de regagner leur intérêt pour le pays et de lui apporter l’aide nécessaire, que ce soit en expulsant Israël du Liban et en mettant fin à ses opérations militaires, en confirmant et en consolidant nos frontières sud, ou en délimitant nos frontières est et nord », a encore dit Samir Geagea. « Ce qui se passe nous ramène malheureusement des années en arrière et expose le Liban à de graves dangers, à de nouvelles tragédies et à de nouveaux malheurs », a-t-il prévenu.

De son côté, le bureau politique des Kataëb, réuni sous la présidence du chef du parti, le député Samy Gemayel, a exhorté « l’ensemble des forces politiques à renforcer les institutions constitutionnelles » et a mis en garde contre « les dangers liés au non-désarmement des milices illégales ainsi qu’à l’absence de l’autorité et de la souveraineté de l’État sur l’ensemble de son territoire. » Il a souligné que cette situation, si elle persiste, « pourrait compromettre l’unité nationale, favoriser la montée des extrémismes et entraver le processus de construction institutionnelle. » Le parti appelle dans ce cadre « les forces armées légales à faire preuve de fermeté dans le contrôle des frontières, le maintien de la sécurité et l’application équitable de la loi sur tout le territoire et envers toutes les communautés. » Les Kataëb ont enfin appelé le Hezbollah à « saisir l’occasion actuelle pour remettre immédiatement ses armes, sans conditions ni réserves, afin de réintégrer pleinement le giron de l’État et de s’impliquer sérieusement dans un projet de reconstruction des institutions conformément à la Constitution. »

Le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a critiqué mardi la réponse officielle du Liban à l'émissaire américain Tom Barrack au sujet du monopole de l'État sur les armes, estimant que celle-ci correspond aux demandes du Hezbollah. Il a dans ce contexte affirmé que la dissolution des organisations armées au Liban « est devenue une exigence de la majorité de la population », alors que le pays se remet d'une guerre dévastatrice de 13 mois entre le parti chiite et Israël. Un conflit à l'issue duquel le parti de Dieu est sorti grandement affaibli, se trouvant sous pression locale et internationale pour rendre son arsenal.« Après toutes les souffrances que nous avons vécues, la réponse libanaise à certaines propositions américaines correspondent complètement, à part quelques phrases...
commentaires (7)

Je comprends maintenant pourquoi Massad Boulos avait dit aux libanais ne vous pressez pas d’élire un président, avec Geagea (ou quelqu’un de la même trempe) le problème serait résolu et le Liban sur la voie du recouvrement

Liban Libre

11 h 18, le 23 juillet 2025

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Commentaires (7)

  • Je comprends maintenant pourquoi Massad Boulos avait dit aux libanais ne vous pressez pas d’élire un président, avec Geagea (ou quelqu’un de la même trempe) le problème serait résolu et le Liban sur la voie du recouvrement

    Liban Libre

    11 h 18, le 23 juillet 2025

  • Pourquoi aucune conférence de presse n’est organisée avec notre président afin de lui poser les questions qui occupent l’esprit de tous les libanais, à savoir pourquoi M. Aoun continue de trembler face à une milice vendue et vaincue, qui menace l’existence même de notre pays sans pouvoir agir fermement sans passer par des négociations interminables qui lui ont toujours permis de sortir triomphante alors qu’elle était à terre. C’est toujours les responsables politiques qui l’ont secourue pour mieux nous anéantir. Une réponse s’impose.

    Sissi zayyat

    11 h 17, le 23 juillet 2025

  • Je comprends maintenant pourquoi Massad Boulos avait dit aux libanais ne vous pressez pas d’élire un président, avec Geagea (ou quelqu’un de la même trempe) le problème serait résolu et le Liban sur la voie du recouvrement

    Liban Libre

    10 h 05, le 23 juillet 2025

  • Logique ce qu’il dit, et même Bassil ne dirait pas le contraire, pour une fois Le hezbollah iranien ne manque pas une occasion pour mettre la pression sur le Liban officiel. Menacer de couper des mains et de tordre le cou est devenu quotidien. Alors pourquoi les Libanais n’auraient -ils pas droit au chapitre eux aussi ? C’est bien de notre pays qu’il s’agit. Si après son éclatante défaite la milice sectaire survit, le Liban mourra, ni plus ni moins. C’est le dernier duel et il faut le gagner.

    Goraieb Nada

    07 h 38, le 23 juillet 2025

  • On a, malheureusement, l'impression que, le "nouveau Liban" ressemble terriblement à l'ancien, que le pays est toujours sous occupation iranienne, et demeure gouverné par le Hezbollah.

    Yves Prevost

    07 h 18, le 23 juillet 2025

  • -DE NOS CHEFS LA REPONSE EST BONNE.-LA PROPOSITION ETANT CONNE.-ELLE OUVRE LA PORTE D,EMBLEE,-A NOMMER LE SUD GALILEE,-A NOUS FAIRE UN PAYS SERVILE,-ET TISSER LA GUERRE CIVILE,-TANT VOULUE PAR NETANYAHU,-NON POUR PUNIR TOUS LES BARBUS,-MAIS NOUS DRESSER L,UN CONTRE L,AUTRE.-RIEN AU HEZBOLLAH ET RIEN NOTRE.-LEURS BONS OFFICES ONT CHANGE.-NOTRE CONCEPT A DERANGE,-CEUX QUI NOUS OFFRENT LE DICTAT,-POUR DESAGREGER NOTRE ETAT.=LA SAGESSE N,A QU,UN CONSEIL :-TABLE DU DIALOGUE AU REVEIL.=NOUS SOMMES ATTACHES AU SUD,-COMME LES VOISINS AU TALMUD.=BILAD EL CHEM. VIDER GAZA.-ET POINT DE GARANTIES. VOILA !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    20 h 17, le 22 juillet 2025

  • Meme Nabih Berri n' a pas compris la logique de la demande américaine: A la demande d'un calendrier de désarmement, il propose un début de désarmement. Or au Moyen Orient et au Liban en particulier il n'y a rien de plus hypothétique que l'avenir. Que de choses ont commencé sans etre terminées et ce si par miracle elles commencent. Ca peut etre aussi un énième lache stratagème du Liban Officiel pour se défiler de ses responsabilités.

    Moi

    17 h 58, le 22 juillet 2025

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