Le député du Hezbollah et ancien ministre de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan. Capture d'écran OLJ
Hussein Hajj Hassan, député du Hezbollah et ancien ministre, a affirmé lundi que son parti était « prêt à toute discussion sur les questions internes libanaises », dans le but de « défendre le Liban face aux menaces israéliennes et terroristes, ainsi qu’aux tentatives américaines de déstabilisation de la région ».
Cette déclaration intervient alors que l’émissaire américain Tom Barrack est en visite à Beyrouth pour la deuxième fois en deux semaines, dans un contexte où la question du désarmement de la formation pro-iranienne cristallise les débats politiques, tant au Liban qu’à l’international. Le Hezbollah insiste sur le fait que le sort de ses armes relève exclusivement d’un dialogue interne, sous l’égide du président de la République et dans le cadre d’une stratégie nationale de défense, rejetant tout calendrier ou engagement imposé de l’extérieur.
Lors d’un discours prononcé dans la localité de Sariine (Békaa), Hussein Hajj Hassan a mis en garde contre ce qu’il a qualifié de « sabotage américain des cartes régionales », affirmant que ce projet nécessitait « un dialogue responsable, s’il y a quelqu’un prêt à écouter ce qui se trame comme désastres ».
L’émissaire américain avait averti : « Si le Liban ne bouge pas », évoquant un possible maintien des armes du Hezbollah et un blocage des réformes, « le pays reviendra à Bilad el-Cham ». Cette formulation, malgré un rectificatif ultérieur, a largement été perçue comme une menace voilée d’un retour du Liban au giron d’une « Grande Syrie ».
« Le Liban a totalement respecté l'accord »
Revenant sur l’accord de cessez-le-feu qui a mis fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah en novembre dernier, le député chiite a souligné que « le Liban a totalement respecté l’accord, tandis que l’ennemi sioniste n’a rien respecté ».
Entré en vigueur le 27 novembre dernier sous l’égide de Washington et de Paris, l’accord prévoyait un retrait total des troupes israéliennes du Liban-Sud. Or, l’armée israélienne occupe toujours cinq positions sur le territoire libanais, mène régulièrement des incursions terrestres et effectue presque quotidiennement des frappes aériennes. Du côté libanais, l’accord prévoyait un désarmement progressif du Hezbollah, à commencer par le sud du Litani, puis sur l’ensemble du territoire, conformément à la résolution 1701 de l’ONU, une exigence que le parti chiite rejette fermement. Les attaques israéliennes sur le Liban au cours des huit derniers mois ont fait plus de 270 morts.
Hussein Hajj Hassan a également dénoncé l’attitude de « certaines forces » politiques libanaises, qu’il accuse d’« affaiblir la position officielle » du Liban face à Israël. Il a appelé à une « action nationale commune » pour « consolider la position de l’État, imposer un arrêt de l’agression et lancer la reconstruction » des zones dévastées par la guerre.
Le député du Hezbollah a aussi pointé du doigt « certaines capitales arabes et islamiques », estimant que « leurs conflits internes ont donné aux ennemis américain et israélien des éléments de force », dénonçant une « normalisation (avec Israël) équivalente à une soumission totale à la volonté américaine sur les plans politique, sécuritaire et économique ».
Il y a dix jours, le président Joseph Aoun avait exclu toute normalisation de ses relations avec Israël, tout en se déclarant pour une situation pacifique avec le pays voisin qui occupe encore une partie de son territoire. Il s'agissait de la première réaction officielle libanaise aux propos du ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, qui avait affirmé le 30 juin qu'Israël était « intéressé » par une normalisation avec la Syrie et le Liban.



faut que le pouvoir lui rende hommage pour avoir demontre le magnanimite de sa milice ! les citoyens itou !
10 h 10, le 22 juillet 2025