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Société - Éducation

Aoun veut que l'UL soit « capable d'offrir une éducation à tous les Libanais »

Bassam Badran annonce la construction de sept bâtiments pour les différentes branches de l'Université libanaise, notamment à Tripoli, Zahlé et Nabatiyé.

Aoun veut que l'UL soit « capable d'offrir une éducation à tous les Libanais »

Le président libanais, Joseph Aoun (au centre sur la photo), entouré de la ministre de l'Education, Rima Karamé, et du recteur de l'UL, Bassam Badran. Photo X / @LBPresidency

Le président libanais, Joseph Aoun, a déclaré vendredi au cours d'une visite au siège administratif de l'Université libanaise à Beyrouth qu’il souhaitait la rendre « capable d’offrir une éducation à tous les Libanais », selon des propos rapportés par l'Agence nationale d'Information (ANI, officielle). L’UL est le seul établissement public d’enseignement supérieur au Liban.

Le chef de l’État a été accueilli par le président de l’université Bassam Badran et la ministre de l’Éducation et de l'Enseignement supérieur Rima Karamé.

« Le savoir est la caractéristique distinctive du Liban », a-t-il souligné, insistant sur le fait « qu’investir dans les esprits était bien plus important que d’investir dans les ressources naturelles. » Il a rappelé que l’UL, « grâce à son classement mondial prestigieux et à ses performances académiques, joue un rôle fondamental dans la promotion du savoir et l’avenir du Liban ». Joseph Aoun a salué « la résilience de l’université et son succès académique, notamment au vu des circonstances difficiles que le Liban a traversées ces dernières années : crise économique, pandémie de Covid-19 et explosion au port de Beyrouth ». Malgré ces défis, l’UL a maintenu un « niveau académique élevé », qu’il a attribué à une « gestion efficace ».

« L’université de tous les Libanais »

« L’Université libanaise est l’université de tous les Libanais. Nous comptons sur vous pour préserver et développer cette institution, qui offre une éducation accessible à de nombreux étudiants qui ne peuvent s’acquitter des frais des universités privées », a poursuivi le chef de l’État, soulignant que « la force du Liban ne réside pas dans ses ressources naturelles, mais dans l’intelligence de son peuple ».

Au cours de la réunion, le président de l'UL « a présenté à M. Aoun les avancées continues de l’université, notamment ses progrès dans les classements internationaux ». Selon le classement QS, l'un des plus reconnus dans le monde académique et qui se base sur l'étude d'une série de facteurs, l’UL figurait entre la 701e et la 750e place mondiale en 2022, et a progressivement grimpé à la 515e place en 2025. « Au niveau national, l’Université libanaise occupe la deuxième place au classement des établissements universitaires, avec des facultés d’ingénierie, de pharmacie, de médecine et de lettres très bien classées », a précisé M. Badran.

Il a également évoqué les projets d’expansion de l’université, révélant que l’UL « s’apprête à lancer des appels d’offres pour la construction de sept nouveaux bâtiments à travers le Liban, notamment à Tripoli, Zahlé et Nabatiyé, financés par le budget de l’université ainsi que par les revenus générés par les tests de dépistage du coronavirus ». Pendant la pandémie, un accord avait été conclu pour que les bénéfices obtenus par les tests PCR payants à l’aéroport de Beyrouth reviennent à l’Université libanaise.

Le recteur de l'UL a en outre plaidé en faveur d’un « soutien accru pour renforcer l’indépendance de l’institution en garantissant la nomination de doyens et de professeurs qualifiés sur la base de la transparence et des besoins académiques ».

De son côté, la ministre Karamé a réaffirmé « le rôle crucial de l’université dans le paysage éducatif national ». Elle a exprimé sa « confiance dans les efforts de l’établissement en vue d'améliorer davantage l’environnement académique des étudiants et du corps professoral, notamment en ce qui concerne les nominations de professeurs et le respect des standards nationaux de qualité ».

Les enseignants de l’UL sont régulièrement en grève. Fin mars, la Ligue des professeurs de l’Université libanaise avait annoncé une grève de trois jours pour exiger que « le versement de la prime du mois soit effectué dans les délais impartis ».

Le système éducatif libanais, aussi bien public que privé, est en crise depuis la dépréciation de la livre libanaise en 2019, au début de la crise économique et financière. La situation s’est aggravée avec la pandémie de Covid-19, l’explosion au port de Beyrouth en août 2020 et une vague de démissions et de grèves d’enseignants due à la dépréciation des salaires. La guerre entre Israël et le Hezbollah, déclenchée le 8 octobre 2023, a paralysé davantage le secteur, détruisant de nombreuses écoles au Liban-Sud, la banlieue-sud de Beyrouth et la Békaa.

Le président libanais, Joseph Aoun, a déclaré vendredi au cours d'une visite au siège administratif de l'Université libanaise à Beyrouth qu’il souhaitait la rendre « capable d’offrir une éducation à tous les Libanais », selon des propos rapportés par l'Agence nationale d'Information (ANI, officielle). L’UL est le seul établissement public d’enseignement supérieur au Liban.Le chef de l’État a été accueilli par le président de l’université Bassam Badran et la ministre de l’Éducation et de l'Enseignement supérieur Rima Karamé.« Le savoir est la caractéristique distinctive du Liban », a-t-il souligné, insistant sur le fait « qu’investir dans les esprits était bien plus important que d’investir dans les ressources naturelles. » Il a rappelé que l’UL, « grâce à son...
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