Le chef du bloc aprlementaire du Hezbollah Mohammad Raad. Photo Ani
Dans un communiqué clôturant une réunion assez large, le groupe parlementaire du Hezbollah a vivement critiqué les mesures prises lundi par la Banque du Liban (BDL) à l'encontre de Qard el-Hassan, l’institution financière liée au parti chiite, les qualifiant « d'attaque directe contre les intérêts de la société libanaise, en dehors du cadre constitutionnel et légal, et d’instrumentalisation de la Banque centrale comme outil d’exécution de politiques et d’injonctions étrangères contraires aux intérêts de citoyens libanais ».
Ces mesures « injustifiées constituent un danger grave pour la stabilité sociale, au moment même où le pays a besoin d’éviter les secousses internes pour préserver sa résilience face aux agressions extérieures », a déclaré le chef du bloc Mohammad Raad, cité dans le communiqué. Le bloc a enfin affirmé que « l'association al-Qard al-Hassan est une organisation caritative à but non lucratif, qui rend service aux citoyens libanais sans distinction, et qu’elle poursuivra pleinement sa mission humanitaire ».
Dans sa circulaire principale n° 170 datée du 14 juillet, la Banque du Liban a interdit aux banques, institutions financières, sociétés de courtage, fonds d’investissement collectif et à toute entité qu’elle réglemente de traiter, directement ou indirectement, avec des sociétés non agréées. Une décision qui vise notamment Qard al-Hassan, Bayt al-Mal, la société al-Yusr pour le financement et l’investissement, ou toute autre association, entité, société ou organisme similaire à celles-ci, en particulier celles sanctionnées à l’international.
Sur le plan régional, le groupe a « fermement condamné » les violences survenues dans la province syrienne de Soueida et « a appelé toutes les parties concernées, au niveau local, régional et international, à assumer pleinement leurs responsabilités pour protéger l’unité de la Syrie et de son peuple ». Sur le sujet du rétablissement du monopole de l'État sur les armes, un dossier au centre d'une visite de l’émissaire américain Tom Barrack il y a quelques jours au Liban, le groupe a aussi réaffirmé sa «disponibilité à discuter de ces sujets avec toutes les parties libanaises sérieuses, à l’écart de toute pression extérieure, dans le but d’aboutir à une stratégie nationale de défense et de souveraineté pour le Liban».



Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine