L'envoyé américain Thomas Barrack lors d'une rencontre avec le Premier ministre libanais à Beyrouth le 7 juillet 2025. Photo IBRAHIM AMRO/AFP
L’émissaire américain Thomas Barrack a salué mardi la décision de la Banque du Liban d’interdire aux banques, institutions financières, sociétés de courtage, fonds d’investissement collectif et toute entité qu’elle réglemente de traiter, directement ou indirectement, avec des sociétés non agréées, dont la branche al-Qard al-Hassan (l’un des principaux bras financiers du Hezbollah).
« Le gouvernement libanais a fait un pas dans la bonne direction en maîtrisant les flux financiers de la milice du Hezbollah qui étaient dirigés par al-Qard al-Hassan », a-t-il publié sur son compte X. Et d’ajouter : « La transparence et l'alignement de tous les intermédiaires financiers au Liban sous la supervision de la Banque centrale est une réalisation précieuse et nécessaire. »
Al-Qard al-Hassan est une institution caritative et financière qui fait office de banque et d’organisme de microcrédit propre au Hezbollah. Elle fonctionne selon le principe islamique du prêt sans intérêt, en fournissant une aide financière sans recherche de profit. Sanctionnée par les États-Unis depuis 2007, l’institution a été reconnue comme fournissant un soutien financier au Hezbollah, que les États-Unis désignent comme une organisation terroriste étrangère.



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