La coordinatrice spéciale de l’ONU, Janine Hennis-Plasschaer. Photo publiée par l'ONU
La coordinatrice spéciale des Nations unies au Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, a informé le Conseil de sécurité, lors de la séance d’information jeudi sur la mise en œuvre de la résolution 1701 de 2006, qui a mis fin à la précédente guerre entre Israël et le Hezbollah mais n’a jamais été appliquée, que « l’opportunité actuelle de réaliser un changement tangible au Liban ne restera pas ouverte éternellement », selon un communiqué publié sur son compte X.
Ces déclarations interviennent quelques jours après une visite cruciale pour l'avenir du Liban de l'émissaire américain Tom Barrack, venu aborder à Beyrouth le dossier du désarmement du Hezbollah.
Affirmant s’exprimer « aux côtés de l’assistant du secrétaire général des Nations unies pour le Moyen-Orient, l’Asie et le Pacifique, Mohamed Khaled Khiari », Mme Hennis-Plasschaert a salué « les mesures prises par les autorités libanaises au cours des derniers mois, ainsi que les progrès importants réalisés par les forces armées libanaises ». La coordinatrice a toutefois souligné que « le Liban fait face à un parcours semé d’embûches en matière de réformes », mentionnant la nécessité urgente de s’attaquer à la « corruption enracinée et au clientélisme », ainsi qu’à la question du rétablissement du monopole de l’État sur les armes. Elle a insisté sur le fait qu’« il n’y a pas de retour en arrière possible. Ce travail doit être accompli pour restaurer la confiance des citoyens, des investisseurs et des déposants, préserver la stabilité, et bien sûr stimuler le financement du processus de relèvement et de reconstruction ».
Bien qu’elle ait reconnu que « le monopole des armes par l’État ne peut être réalisé du jour au lendemain », Jeanine Hennis-Plasschaert a insisté sur « la nécessité urgente et pressante d’établir une feuille de route claire, dotée d’un calendrier et de plans opérationnels, pour atteindre cet objectif ». Elle a ajouté que cette question « est complexe et multidimensionnelle, et sa résolution requiert une vision à long terme ainsi qu’un cadre spécifique ».
Un Liban fragilisé
Concernant la cessation des hostilités entre Israël et le Hezbollah, la diplomate a indiqué que « la situation demeure extrêmement fragile, en raison de la présence continue (de l’armée israélienne) dans cinq sites et deux zones tampons, ainsi que des raids aériens répétés sur le territoire libanais ». Elle a affirmé que « ce nouvel état de fait ne peut et ne doit pas être considéré comme normal », soulignant que « cette situation ne conduira pas à la stabilité, à la sécurité, ni à la sûreté que les parties prétendent rechercher ».
Selon les termes du cessez-le-feu conclu fin novembre 2024 entre le Hezbollah et Israël au terme de plus d’un an d’affrontements sporadiques puis de guerre quasi-totale, Israël aurait dû se retirer complètement du Liban-Sud et le Hezbollah aurait dû placer son arsenal sous le contrôle de l’État libanais, selon les termes de la résolution 1701 ajustée au nouveau contexte. Mais aucun de ces objectifs n’a été atteint jusqu’à présent.
Jeanine Hennis-Plasschaert a souligné la « la fragilité de la situation libanaise dans un contexte régional instable », rappelant «l’escalade militaire entre l’Iran et Israël en juin, ainsi que les développements sécuritaires préoccupants récents en Syrie», en référence aux affrontements meurtriers dans la province de Soueida. Dans ce cadre, elle a affirmé la nécessité « d’adapter nos réponses pour qu’elles correspondent aux dimensions régionales des défis auxquels la région du Levant est confrontée ».
Pour renforcer les mécanismes de coordination militaires existants, Mme Hennis-Plasschaert a insisté sur « la nécessité urgente de lancer un processus visant à porter les questions en suspens au niveau politique afin d’obtenir des engagements fermes à leur sujet », ajoutant : « En l’absence de ce processus, des solutions durables resteront hors de portée pour les deux parties ». En conclusion de son intervention, elle a mis en lumière les fortes pressions croissantes auxquelles les autorités libanaises font face, notant que « le Liban a besoin d’un soutien international large et durable à un moment où il risque d’être marginalisé dans un contexte de transformations régionales rapides, une réalité incontournable qu’il faut reconnaître ».



Que peut espérer d’un pays où ni ses dirigeants ni son peuple ne soucient de son sort et préfèrent regarder ailleurs pendant que leur maison brûle. Nous avions grand espoir dans ce nouveau président et son acolyte pour sauver ce qui reste et redresser le pays, ils se sont vite avérés incapables et couards face à des vendus qui réussissent à leur faire peur alors qu’ils sont finis et n’ont plus que leurs discours mensongers et leurs fanfaronnades habituels pour faire peur. Mais ça marche. Il nous faut un homme ou des hommes forts, à la hauteur de la situation pour sauver ce pays.
19 h 53, le 18 juillet 2025