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Économie - Corruption

La justice libanaise émet des mandats d'arrêt contre deux ex-cadres de la Creditbank


La justice libanaise émet des mandats d'arrêt contre deux ex-cadres de la Creditbank

Une branche de la Creditbank barricadée à Saïda, le 1er mars 2023. Photo d'archives Mountasser Abdallah/L'Orient-Le Jour

Le premier juge d'instruction de Beyrouth, Bilal Halaoui, a émis mardi deux mandats d'arrêt dans l'affaire de corruption au sein de la Creditbank, a confirmé une haute source judiciaire à L'Orient-Le Jour. Le premier mandat d'arrêt vise l'ancienne directrice générale de la banque, Nayla Zeidane, et le second a été émis contre Ralph Sayad, l'un des conseillers de l'ancien PDG, Tarek Khalifé.

Les deux suspects avaient été interrogés par le juge Halaoui mardi. Ils sont visés par des chefs d'accusation de vols de banque, vol des déposants et blanchiment d'argent, selon la source précitée.

Tarek Khalifé est, lui, toujours en détention depuis le 2 juillet, lorsqu'il avait été arrêté sur ordre du procureur général près la Cour de cassation, Jamal Hajjar, qui l'accuse de détournement de fonds et falsification de documents. M. Sayad avait été également mis en détention le même jour, tandis que Mme Zeidane avait été arrêtée trois jours plus tard, lors d'une opération « ciblée » à Roumieh.

Ces trois cadres de la Creditbank font l'objet de poursuites dans une affaire concernant un budget déficitaire d’environ 309 millions de dollars bancaires (lollars au taux de 15 000 LL le dollar) de l’établissement bancaire. Le banquier est accusé de détournement de fonds de la banque et falsification de documents présentés à la Commission spéciale d'investigation (CSI) de la Banque du Liban (BDL). Il y a un peu plus d'un an, le procureur général Hajjar avait accordé un délai à M. Khalifé qui avait fait état de négociations sur arrangement avec la BDL pour régler en « dollars frais » les fonds manquants. Selon une source au fait du dossier, un arrangement avait en effet été trouvé entre le banquier et la BDL, pour effectuer un premier versement de 10 millions de dollars, qui aurait dû être réglé il y a six mois, et un second d'une vingtaine de millions de dollars dans les 15 à 18 mois suivants. Toutefois, cet arrangement n'a jamais été concrétisé et le premier versement attendu n'a pas été réalisé.

Depuis 2019, le Liban traverse une grave crise socio-économique et financière, et les banques imposent, depuis cette date, des restrictions sévères sur les retraits, notamment en dollars, qui ont provoqué des mouvements de colère des déposants. Un projet de loi pour la restructuration du secteur bancaire est en discussion au Parlement, et attendu par la communauté internationale parmi les réformes réclamées pour rétablir la confiance dans le système bancaire et débloquer des aides financières.

Le premier juge d'instruction de Beyrouth, Bilal Halaoui, a émis mardi deux mandats d'arrêt dans l'affaire de corruption au sein de la Creditbank, a confirmé une haute source judiciaire à L'Orient-Le Jour. Le premier mandat d'arrêt vise l'ancienne directrice générale de la banque, Nayla Zeidane, et le second a été émis contre Ralph Sayad, l'un des conseillers de l'ancien PDG, Tarek Khalifé.Les deux suspects avaient été interrogés par le juge Halaoui mardi. Ils sont visés par des chefs d'accusation de vols de banque, vol des déposants et blanchiment d'argent, selon la source précitée.Tarek Khalifé est, lui, toujours en détention depuis le 2 juillet, lorsqu'il avait été arrêté sur ordre du procureur général près la Cour de cassation, Jamal Hajjar, qui l'accuse de...
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