Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu au Capitole, à Washington, le 9 juillet 2025. Photo Evelyn Hockstein/Reuters
« Nous ne permettrons pas la création d’un deuxième Liban (au sud-ouest de la) Syrie », a déclaré mardi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, selon le média israélien Israel National News.
En visite avec le ministre des Finances Bezalel Smotrich dans la base de la brigade israélienne Hashmonaim située dans la vallée du Jourdain, Benjamin Netanyahu a assuré s’être « engagé à maintenir la région du sud-ouest de la Syrie en tant que zone démilitarisée dans l’État d’Israël », selon les informations de la source précitée. Une référence au Golan occupé, une zone considérée par l’ONU comme un territoire syrien occupé. Et d’ajouter : « Nous nous engageons également à protéger la population druze (...) par des actions intenses. J’espère que nous n’aurons pas à aller plus loin ; cela dépend en grande partie de ce qui est compris et fait — ou non fait — à Damas ».
Une ONG a accusé mardi les forces gouvernementales syriennes d'avoir exécuté 19 civils druzes après leur entrée dans la ville de Soueida, dans le sud de la Syrie. Israël, qui assure vouloir défendre la communauté druze, majoritaire dans cette ville d'environ 150 000 habitants, a bombardé les forces gouvernementales après leur entrée à Soueida. La Syrie a dénoncé ces frappes et affirmé qu'elle tenait Israël pour responsable de leurs « conséquences ».
La province de Soueida abrite la plus importante communauté druze du pays, une minorité ésotérique issue de l'islam qui comptait quelque 700.000 membres en Syrie avant la guerre civile, et est aussi implantée au Liban et en Israël. Les affrontements avaient éclaté dimanche entre des combattants druzes et des tribus bédouines, aux relations tendues depuis des décennies. Les forces gouvernementales étaient intervenues, affirmant vouloir pacifier la région, mais ont pris part aux combats contre les factions druzes aux côtés des bédouins, selon l'OSDH, des témoins et des groupes druzes. Selon l'OSDH, les affrontements ont fait 116 morts, parmi lesquels 64 druzes, pour la plupart des combattants mais également deux femmes et deux enfants, 18 bédouins et 34 membres de forces de sécurité. Les autorités syriennes ont annoncé mardi matin un « cessez-le-feu total », mais la situation semblait confuse.



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09 h 19, le 17 juillet 2025