Un tableau du spectacle de Caracalla "Les mille et une nuits". Photo Nabil Ismail
« Nous nous préparons à offrir aux Russes un spectacle comme ils n’en ont jamais vu auparavant », lance Abdel Halim Caracalla avec fierté.
Dans le cadre solennel de la Bibliothèque nationale de Sanayeh, en présence du ministre de la Culture Ghassan Salamé, la légendaire troupe Caracalla dévoile une nouvelle étape dans son parcours, fort de plus d’un demi-siècle : la représentation de son chef-d’œuvre Mille et une nuits sur la scène mythique du théâtre du Bolchoï, en collaboration avec la Fondation Tchekhov à Moscou.
Du 23 au 25 juillet, pendant trois soirées, la troupe transportera le public moscovite au cœur des Mille et une nuits d’un Orient onirique, à travers des chorégraphies somptueuses, des costumes éclatants et une symphonie de couleurs, le tout sublimé par les musiques de Rimski-Korsakov et Maurice Ravel.
Cet événement est historique : le prestigieux Bolchoï, considéré comme l’un des temples les plus emblématiques des arts scéniques au monde, n’a encore jamais accueilli de troupe arabe. Pour la première fois, la danse, la musique et la poésie orientales rencontreront la grandeur classique russe sur cette scène.
Pour Abdel Halim Caracalla, pionnier de la danse-théâtre arabe, cette aventure dépasse de loin l’enjeu d’une simple représentation. Elle s’inscrit dans une démarche de fond : « Depuis ses débuts, la mission du théâtre Caracalla est d’ancrer de nouveaux repères créatifs, annonciateurs d’une transformation profonde dans l’Orient arabe. Il s’attache à raviver des valeurs culturelles et intellectuelles porteuses des aspirations de notre jeunesse arabe pour une culture universelle tournée vers l’avenir. »
De gauche à droite : Ivan, Alyssar et Abdel Halim Caracalla lors d'une réunion avec le ministre de la Culture Ghassan Salamé. Photo Nabl Ismail
« Mais notre volonté de vivre au rythme de notre temps est à la mesure de notre attachement à notre patrimoine authentique : pour que le passé demeure vivant dans la conscience du présent, inscrit dans l’inconscient collectif de ses hommes, de ses terres, de ses traditions et coutumes », ajoute-t-il.
Une vision qu’il a portée avec constance tout au long d’un parcours forgé à travers les tempêtes libanaises : « J’ai tenté de produire ce que je pouvais offrir de plus raffiné sur le plan théâtral, afin d’inscrire le nom du Liban sur la carte de l’art dramatique mondial. J’ai également tenu à faire rayonner un message culturel arabe sur les plus grandes scènes internationales, à travers nos tournées mondiales, pour défier un temps qui tente de nous effacer. »
Aujourd’hui, cette présence inédite sur la scène du Bolchoï représente, selon lui, une « étape lumineuse dans l’histoire de la culture arabe et dans la gloire du Liban ».
À noter que le spectacle Mille et une nuits se poursuit en parallèle au théâtre Caracalla, à Sin el-Fil, jusqu’à la fin du mois d’août, pour celles et ceux qui souhaitent voyager à leur tour dans ce rêve d’Orient chorégraphié.



BRAVO ! Joli pour les russes aussi ,surtout actuellement!
08 h 12, le 17 juillet 2025