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Économie - Concours

Adstrum, vainqueur de la 6e édition du prix entrepreneur ESA-HEC

La start-up remporte une période d’incubation de six mois à Incubateur HEC Paris, à Station F, le plus grand campus de start-up au monde.

Adstrum, vainqueur de la 6e édition du prix entrepreneur ESA-HEC

Manar Al-Harakeh, fondateur et PDG de Adstrum, aux côtés de Sarah Rida, responsable de la stratégie de la start-up, lors de leur victoire, le 11 juillet 2025 à Beyrouth. Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour

La start-up Adstrum, spécialisée dans la technologie médicale et robotique, a remporté vendredi la 6e édition du concours d’entrepreneuriat ESA-HEC, organisé par L’Orient-Le Jour et l’incubateur SmartESA, en partenariat avec l’ambassade de France au Liban, Incubateur HEC Paris, HEC Paris Alumni Liban, Air France et TotalEnergies. Ce programme vise à développer le potentiel entrepreneurial du pays et à y encourager l’innovation.

À travers cette nouvelle édition, « l’ESA célèbre l’énergie créative des talents libanais et leur volonté de bâtir ensemble un avenir différent », s’est félicité Maxence Duault, directeur général de l’ESA Business School à Beyrouth, lors de la finale de ce concours tenue sur le campus de l’ESA. « C’est une véritable démonstration de ce que l’innovation libanaise peut accomplir lorsqu’elle s’appuie sur un écosystème solidaire et tourné vers l’excellence », a-t-il complété.

Sélectionnées pour suivre un programme de pré-accélération, permettant à leur initiative de prendre forme, 17 start-up ont présenté leur projet vendredi. « Cette édition a été marquée par le tournant deep-tech (des technologies alliant recherche scientifique et technologie, NDLR) de nombreux projets entrepreneuriaux soulignant une fois de plus l’ingéniosité des talents libanais », se réjouit Karl Gedda, directeur de SmartESA. Ainsi, « huit femmes et neuf hommes, dont le benjamin âgé de 20 ans à peine, ont présenté des solutions réinventant l’éducation, le monde du travail et de la culture, l’humain et la ville de demain », détaille-t-il.

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Ce prix « est extrêmement important pour motiver les jeunes entrepreneurs libanais, le pays ayant plus que jamais besoin de tous ses talents », a pour sa part affirmé Fouad Khoury Helou, directeur exécutif de L’OLJ. « Notre journal est très heureux d’être l’un des partenaires organisateurs de ce prix depuis son lancement en 2020. »

Afin de déterminer l’initiative gagnante, les 17 finalistes ont présenté leur projet devant un jury composé de Christina Chehade, directrice générale de Endeavor Lebanon ; Nivine Hajj Moussa, cheffe de programme à Incubateur HEC Paris ; Michel Naufal, directeur associé de Venus Consultancy ; Nicolas Rouhana, investisseur et directeur de IM FNDNG ; et enfin Zein Rachidi, membre du conseil d’administration de la French Tench Beirut.

« Remporter ce prix ouvre notre horizon »

Dans le détail, Adstrum a développé Neurex, une interface neuronale alimentée par l’IA, qui contrôle en temps réel des prothèses, des ordinateurs, des jeux ou d’autres outils connectés par la traduction de signaux musculaires. Les fondateurs ont ainsi pour but de redéfinir l’interaction entre l’homme et la machine. « On avait vraiment besoin d’un tel soutien : c’est une opportunité incroyable ! » s’est exclamé Manar al-Harakeh, fondateur et PDG de Adstrum. « Nous avions beaucoup de partenariats en attente en France, mais avec les problématiques de visas notamment, il nous était très difficile de pouvoir les mener à bien. Maintenant, d’un coup, tout est résolu », réalise l’entrepreneur, tout sourire. 

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L’objectif est désormais clair : faire en sorte que Neurex devienne un dispositif médical qui puisse être disponible sur le marché à la fin 2026. « Remporter ce prix ouvre notre horizon », résume le jeune homme, qui prendra ainsi bientôt la direction de la France pour une période d’incubation de six mois, tous frais payés à Incubateur HEC Paris, à Station F, le plus grand campus de start-up au monde. Un billet d’avion offert par Air France et une participation aux frais de vie à Paris par l’ambassade de France font également partie du lot.

Voici la liste des 16 autres start-up représentées :

  • Agriworm, fondée par Sara Slim, conçoit des produits durables destinés à l’agriculture à base d’insectes, avec une faible empreinte environnementale.
  • MIRA, fondée par Amina Allouch, se concentre sur la technologie éducative en intégrant l’IA aux pratiques pédagogiques d’élèves en primaire pour personnaliser leur apprentissage.
  • Transbollard, fondée par Hadi Abou Hamdan, propose du mobilier urbain qui transforme du caoutchouc recyclé en sièges publics multifonctionnels.
  • Volunteering Marathon, fondée par Georges Mrad, propose 42 missions de volontariat avec 42 partenaires en 42 jours consécutifs au Liban, et prévoit de créer une application de recensement des volontariats.
  • Flavors, fondée par Imad Hamdan, est une plateforme qui permet aux restaurants de suivre les ventes exactes et leur retour sur investissement des campagnes sur les réseaux sociaux par le biais d’offres faites par QR code.
  • Lou-Mushrooms, fondée par Loubna Ajram, transforme les déchets de café en une ressource pour cultiver des pleurotes (champignons) biologiques.
  • GenZ, fondée par Zahraa Chamas, intègre l’IA dans la création de contenu pour les entreprises, les créateurs et les particuliers à travers des cours et des ateliers.
  • Aquaivolt, fondée par Doris Chaya, transforme les eaux usées industrielles en énergie renouvelable et en eau récupérée.
  • Darrebni, fondée par Sarah al-Banna, met en lien des programmes de formation et des offres de stages et d’emplois qui concordent avec le besoin d’un secteur professionnel.
  • Cleara, fondée par Ibrahim Ezzedine, propose un drone qui nettoie les vitres extérieures des hauts immeubles avec un système de navigation autonome.
  • Beaver, fondée par Jana Barhouche, est un kit de construction éducatif en bois qui facilite l’apprentissage pédagogique des élèves dans plusieurs matières (maths, histoire, art).
  • Battelife, fondée par Rayan Saadé, utilise des batteries au sable pour permettre l’alimentation de chauffage.
  • Takadam, fondée par Hany Anan, est une plateforme qui met en relation des jeunes avec des opportunités de stages, des ateliers, des bourses et des financements.
  • Toot, fondée par Alphonse Abou Chaar, œuvre dans le transport urbain dans la région Moyen-Orient-Afrique du Nord grâce à des véhicules électriques ultralégers.
  • Patterns, fondée par Wael Debiane, est un outil éducatif qui utilise l’IA pour aider les étudiants à apprendre de manière plus efficace.
  • Nafas, fondée par Michel Doumit, est une plateforme d’éducation créative pour les apprenants arabophones.


Pour mieux connaître Adstrum, c’est ici.

La start-up Adstrum, spécialisée dans la technologie médicale et robotique, a remporté vendredi la 6e édition du concours d’entrepreneuriat ESA-HEC, organisé par L’Orient-Le Jour et l’incubateur SmartESA, en partenariat avec l’ambassade de France au Liban, Incubateur HEC Paris, HEC Paris Alumni Liban, Air France et TotalEnergies. Ce programme vise à développer le potentiel entrepreneurial du pays et à y encourager l’innovation.À travers cette nouvelle édition, « l’ESA célèbre l’énergie créative des talents libanais et leur volonté de bâtir ensemble un avenir différent », s’est félicité Maxence Duault, directeur général de l’ESA Business School à Beyrouth, lors de la finale de ce concours tenue sur le campus de l’ESA. « C’est une véritable démonstration de ce que l’innovation libanaise...
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Chapeau bas, toute cette créativité est époustouflante!

Cadmos

13 h 30, le 12 juillet 2025

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Commentaires (1)

  • Chapeau bas, toute cette créativité est époustouflante!

    Cadmos

    13 h 30, le 12 juillet 2025

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