L'envoyé américain Tom Barrack lors de sa visite à Beyrouth le 7 juillet 2025. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
L'émissaire américain pour la Syrie, et désormais pour le Liban, Tom Barrack, s'est déclaré lundi « incroyablement satisfait » par la réponse des autorités libanaises à sa demande de désarmer le Hezbollah, sorti affaibli des 13 mois de guerre contre Israël.
« Le gouvernement nous a donné quelque chose de spectaculaire en très peu de temps. Je suis incroyablement satisfait de la réponse », a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion avec le président Joseph Aoun.
« Israël ne veut pas la guerre avec le Liban, ni l’occuper », a-t-il ajouté, alors que les autorités libanaises demandent le retrait de l'armée israélienne des cinq points stratégiques du Liban-sud qu'elle occupe encore. « Je suis certain qu’Israël veut la paix avec le Liban, mais la manière d’y parvenir représente un défi », a-t-il affirmé.
M. Barrack a par ailleurs averti le Liban qu'il serait « laissé de côté » s'il ne rejoignait le camp du changement dans la région, prenant l'exemple de la Syrie voisine qui a engagé selon lui un « dialogue » avec Israël.
L'envoyé américain a toutefois précisé que le Liban n’était contraint par les États-Unis de respecter « aucun calendrier » concernant le désarmement du Hezbollah, mais que Washington « essayait seulement d’apporter son aide ».
Ce dernier s'est également entretenu avec le président du Parlement, Nabih Berry, à Aïn el-Tiné, avant de se rendre au Grand Sérail pour rencontrer le Premier ministre Nawaf Salam.


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