Le minaret d'une mosquée au milieu de décombres de bâtiments frappés par Israël à Chebaa au Liban-Sud, le 27 novembre 2024. Photo d'archives AFP
« Syriennes », les fermes de Chebaa ? L'affirmation renouvelée du leader druze Walid Joumblatt a, tout comme en décembre 2024, fait bondir l’Organisation des fils du Arkoub, ainsi qu'un député de la région, membre du groupe parlementaire d'Amal, Kassem Hachem. Le Arkoub est une région à majorité sunnite du caza de Hasbaya qui englobe cinq villages dont celui de Chebaa, distinct de la zone contestée.
M. Joumblatt avait affirmé récemment que les fermes contestées de Chebaa « étaient et resteront syriennes et relèvent de la résolution 242 de l’ONU », lors d’une conférence de presse du jeudi 26 juin. Les fermes de Chebaa, de quelque 14 kilomètres de long et 2 kilomètres de large, « anomalie frontalière » entre le Liban et la Syrie, considérées comme syriennes par la communauté internationale et occupées par Israël depuis 1967, sont revendiquées par le Hezbollah depuis le retrait israélien du Liban-Sud le 25 mai 2000, qui voit la libération du Sud inachevée sans récupérer ce bout du Golan.
En réaction à la déclaration de M. Joumblatt, Kassem Hachem a affirmé jeudi que « les tentatives de changer l’identité des fermes de Chebaa et des collines de Kfarchouba pour servir les intérêts israéliens, sous la pression de la volonté américaine et occidentale, sont inacceptables ». Il a souligné que ces terres ont été « enregistrées dans les registres fonciers libanais à Saïda depuis les époques ottomane et du mandat français, avant l’établissement de l’occupation israélienne ». M. Hachem a également affirmé que les forces israéliennes avaient commencé à occuper progressivement la région à partir du 15 juin 1967 jusqu’en 1989, tandis que les agriculteurs libanais continuaient d’accéder aux fermes jusqu’en 2000.
« Libanaises, après démarcation avec l'État syrien »
Mardi, le président de l’Organisation des fils du Arkoub, Mohammad Hamdan, a dit dans un entretien accordé à la chaîne libanaise al-Jadeed qu'il ignore « ce qui convainc M. Joumblatt (...). Il faisait partie de la Table du dialogue national en 2006, et une décision unanime a été prise par cette instance affirmant que les fermes de Chebaa et les collines de Kfarchouba sont des territoires libanais occupés et doivent être libérés. Il n’y a aucune justification à adopter une position contredisant ce consensus national clair ».
En réponse, le leader druze a clarifié sa position dans deux messages publiés sur son compte X mercredi. « Oui, je faisais partie du Comité du dialogue en 2006, et nous avions convenu que les fermes de Chebaa et les collines de Kfarchouba seraient libanaises après démarcation avec l’État syrien, puis examen par les Nations unies », a-t-il expliqué. « Étant donné que la démarcation ou la délimitation n’a pas eu lieu, ces zones restent soumises à la résolution 242, qui n’inclut pas le Liban », ajoute M. Joumblatt. S'adressant ensuite à Mohammad Hamdan, il a déclaré, en joignant un texte indisponible en ligne jeudi, que « c'est ce texte sur lequel nous étions tombés d’accord à l’unanimité au sein du Comité du dialogue à l’époque, et il est clair concernant la délimitation conformément aux procédures et protocoles reconnus et acceptés par les Nations unies », l'appelant à se « référer aux archives du Parlement ».
Dialogue national de 2006
Le Dialogue national de 2006 a bien reconnu les fermes de Chebaa et les collines de Kfarchouba comme des territoires libanais, mais il a conditionné leur pleine souveraineté à une démarcation formelle de la frontière avec la Syrie et à un examen par les Nations unies. Tant que cette démarcation n’est pas finalisée, ces territoires restent soumis à la résolution 242 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui concerne les terres occupées lors de la guerre israélo-arabe de 1967 et qui n’inclut pas explicitement le Liban. L'accord au sein de l'instance avait également réaffirmé le droit du Liban à récupérer ses terres occupées par des efforts diplomatiques et dans le respect du droit international, en insistant sur la nécessité d’une documentation appropriée et d’une validation par la communauté internationale.
L'instance du Dialogue national de 2006 ne dispose d’aucun statut juridique officiel, contrairement au Parlement libanais, seule autorité législative constitutionnelle. Aucune loi n’a jamais été adoptée par le Parlement pour établir le Dialogue national ou lui conférer un mandat officiel concernant les fermes de Chebaa ou les questions territoriales connexes. En conséquence, ses déclarations ou décisions ont une portée politique, mais n’ont aucun effet juridique contraignant.
Selon plusieurs experts, le statut des fermes de Chebaa et des collines de Kfarchouba reste contesté, beaucoup estimant que ces territoires sont plus probablement syriens que libanais. Les opposants au Hezbollah considèrent la revendication de la libanité de ces territoires par le parti comme un prétexte pour la formation afin de conserver ses armes, justifiant la poursuite de la lutte armée jusqu’à la libération complète présumée du territoire libanais de l’occupation israélienne.
La controverse renouvelée autour des fermes de Chebaa a lieu alors que l'armée israélienne continue d’occuper illégalement cinq points au Liban-Sud, en plus des territoires contestés à la frontière, et que les États-Unis et Israël, ainsi que des partis libanais, au premier chef les Forces libanaises (FL) de Samir Geagea, appellent au désarmement du Hezbollah sur l'ensemble du territoire libanais. Le parti chiite argue que la résolution 1701 de l'ONU, ayant mis un terme à la guerre de 2006 et servant de cadre à l'accord de cessez-le-feu du 27 novembre 2024, ne prévoit le désarmement qu'au sud du fleuve Litani, à près de 30 km de la frontière, et dit coopérer entièrement avec l'armée libanaise dans cette zone. Dans ce contexte, M. Joumblatt a fait une annonce surprenante dimanche dernier, affirmant que le Parti socialiste progressiste, dont il est l'ancien chef, avait remis ses armes à l’armée libanaise il y a environ trois semaines.




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09 h 49, le 04 juillet 2025