Le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem, prononçant son allocution jeudi 26 juin, qui marque le début du mois de mouharram dans le calendrier musulman. Photo publiée sur le site de la chaîne du parti, al-Manar.
Le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem a déclaré jeudi soir que le Hezbollah « résistera pour (son) pays, quels que soient les sacrifices », tout en « s'enorgueillissant » d’être « aux côtés de l’Iran », dont il a loué la résilience face à « l'agression » d'Israël pendant la dernière guerre qui a opposé les deux pays. Le chef du parti chiite prononçait cette allocution à l'occasion du début du mois de mouharram dans le calendrier musulman, important pour la communauté chiite parce que son 10e jour est marqué par la commémoration de Achoura.
« Notre choix est la libération de la terre, la construction du pays, le refus de se soumettre aux diktats ou à l’ennemi, et nous résisterons pour notre pays, quels que soient les sacrifices », a affirmé Naïm Kassem, tandis que l'armée israélienne continue d'occuper cinq points au Liban-Sud, et poursuit presque quotidiennement ses bombardements sur le sol libanais.
Achoura est un événement incontournable pour la communauté chiite, et commémore le martyre de l’imam Hussein, petit-fils du prophète Mahomet, à la bataille de Kerbala en 680 après J.-C, face aux troupes du calife omeyyade Yazid. Au cours des dix jours menant à Achoura, il est de coutume que le numéro un du Hezbollah s'exprime quotidiennement sur des sujets d'ordre religieux.
« Aucun pays ne combat aux côtés de l'Iran »
« Nous, au Hezbollah, soutenons les choix d’indépendance de l’Iran contre l’occupation et l’hégémonie américaine, et contre l’occupation israélienne » a poursuivi Naïm Kassem, ajoutant que « cet Iran donne la fierté et l’honneur, (et) c’est pourquoi nous confirmons et nous nous enorgueillissons d’être aux côtés de l’Iran et sous l’autorité de l’imam Khamenei », a-t-il dit dans sa première prise de parole depuis le cessez-le-feu entre Israël et l'Iran, entré en vigueur le 24 juin.
« L’Iran d’aujourd’hui est plus fort qu’avant la guerre, il est un soutien pour la résistance, un allié pour les voisins et les amis, et il est capable d’assurer la sécurité collective des pays de la région sans avoir besoin de l’Amérique et de ses alliés » a-t-il déclaré, expliquant que le pays « ne reçoit aucune aide d’autres pays, aucun pays ne combat à ses côtés et ne dispose d’aucune ligne d’approvisionnement ».
Le Hezbollah, très affaibli militairement par sa dernière guerre contre Israël, n'a pas participé aux combats, et a soutenu verbalement la République islamique d'Iran. Les grandes puissances alliés de l'Iran, la Russie et la Chine, n'ont pas semblé soutenir militairement le pays durant le conflit.
« L’Iran a déjoué les trois objectifs de l’agression, à savoir l’annulation de l’enrichissement nucléaire, frapper le programme balistique de l’Iran et renverser le régime. Les États-Unis et Israël n’ont eu aucun prétexte pour justifier l’agression si ce n’est de dire que l’Iran accédera à l’arme nucléaire, alors que l’Iran affirme que son programme nucléaire est pacifique, ce que confirme l’Agence internationale de l’énergie atomique » a conclu Naïm Kassem.



Ben un coup c'est kabalan, un coup c'est kassem, faut il à ce point remplir du vide ?
11 h 50, le 28 juin 2025