Par les temps qui courent, fuir la chaleur, l’insécurité, les groupes WhatsApp familiaux et les alertes info sous haute tension géopolitique ne suffit plus. Il faut un supplément d’âme. Bonne nouvelle : la culture n’a pas dit son dernier mot. Théâtre engagé à Londres, jazz face à la mer, photographie de guerre, poésie en peinture ou amour épistolaire entre géants des Lettres… Huit articles comme autant de bouées de sauvetage dans un pays à la dérive.
À Byblos, quatre concerts sous les étoiles pour faire oublier l’ennui ou le chaos. À Paris, la peintre Claude Moufarège se souvient de la lumière sur les murs de Beyrouth. À Londres, un spectacle sur la Palestine choisit la finesse plutôt que le slogan. Pendant ce temps, dans les archives, on exhume la correspondance tendre entre Gibran Khalil Gibran et Gabriela Mistral. À Bordeaux, un couple libanais met son rêve en bouteille. Et sur les planches ou dans les musées, on ausculte la mémoire, avec une bonbonne de gaz entre Beyrouth et Damas, ou des bobines rescapées à Tripoli.
Comme le glissait un lecteur lucide sous l’un des articles : « Le Liban ne se redressera et ne brillera que par ses artistes et ses intellectuels, sûrement pas par sa classe politique de bas niveau. »
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