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Moyen-Orient - Iran/Israël

États-Unis, France, Royaume-Uni, Jordanie, Syrie... ces pays qui pourraient s’impliquer dans la guerre entre Israël et l’Iran

L’État hébreu pourrait compter sur le soutien de certains de ses alliés, mais à ce jour, aucun pays n’a encore annoncé prendre part officiellement au conflit.

États-Unis, France, Royaume-Uni, Jordanie, Syrie... ces pays qui pourraient s’impliquer dans la guerre entre Israël et l’Iran

Les systèmes de défense aérienne israéliens sont activés pour intercepter les missiles iraniens au-dessus de Tel-Aviv, lors d’un nouveau tir de roquettes iraniennes, le 16 juin 2025. Menahem Kahana/AFP.

Depuis le lancement par Israël de son opération militaire « Le lion se dresse » contre l’Iran, le 13 juin, plusieurs pays ont annoncé ou démontré être prêts à soutenir l’État hébreu, visé quotidiennement par des tirs de missiles balistiques iraniens en représailles. Porte-avions, avions ravitailleurs, bombardiers... Londres et Washington ont redéployé des équipements militaires dans la région, sans pour autant lier officiellement ces mouvements au conflit en cours, alors que l’administration américaine a annoncé le 19 juin que le président Donald Trump accordait à Téhéran deux semaines pour donner une chance à la diplomatie, avant de prendre, éventuellement, part au conflit.

La guerre a en outre rattrapé des pays arabes de la région comme la Jordanie et la Syrie qui voient leur espace aérien violé par les missiles iraniens ou les avions de chasses israéliens, l’un interceptant ces projectiles, alors que l’autre semble accorder un passage à l’armée de l’air de l’État hébreu.

De quels soutiens pourrait bénéficier l’État hébreu dans sa guerre contre l’Iran et quels pays pourraient se voir impliqués dans ce conflit ? On fait le point.

Les États-Unis

Ils constituent le seul véritable game changer pour Israël, selon les experts. Dès les premiers jours de la guerre, les US n’ont pas écarté une éventuelle implication dans le conflit. Mais pour l’heure, Donald Trump semble vouloir donner encore du temps à la diplomatie, alors que l’armée de l’air américaine est la seule à posséder les bombes bunker buster de type GBU-57, capables de détruire le site nucléaire souterrain iranien de Fordo. Interrogé mercredi sur la possibilité d’une attaque américaine, le locataire de la Maison-Blanche n’a pas donné de réponse claire : « Je pourrais le faire. Ou pas. Personne ne sait ce que je vais faire », a-t-il déclaré. Le lendemain, la Maison-Blanche a affirmé que le président « prendrait une décision au cours des deux prochaines semaines ».

Washington « allié principal » d’Israël, est déjà mobilisé dans la défense à long terme de l’État hébreu – notamment avec ses systèmes de défense antimissile Patriot et Thaad, déployés sur le territoire israélien – et avait intercepté des missiles iraniens au premier jour de la guerre.

Lundi matin, un porte-avions et vingt-huit avions ravitailleurs américains ont été repérés en train de se diriger vers le Moyen-Orient, selon des données collectées sur des sites de traçage GPS et des sources américaines, sans que la raison ne soit dévoilée à ce stade. En plus de cette flotte, quatre bombardiers lourds ont été repérés lundi également sur la base militaire américano-britannique de Diego Garcia, située dans l’océan Indien, selon des images satellitaires. Les forces américaines « sont dans une posture défensive » au Moyen-Orient « et cela n’a pas changé », avait toutefois indiqué mardi un porte-parole de la Maison-Blanche, Alex Pfeiffer, sur X.

La France

Après avoir réaffirmé « le droit d’Israël à se protéger », le président français Emmanuel Macron a annoncé le 13 juin que la France participera « aux opérations de protection et de défense » d’Israël en cas de « représailles » iraniennes, si elle est « en situation de le faire ». « J’ai marqué notre disponibilité en ce sens », avait-il ajouté, annonçant n’envisager « aucunement de participer à quelque opération offensive que ce soit ».

En avril 2024, lors de la riposte iranienne à une attaque israélienne, la France avait participé à l’interception de missiles iraniens dans l’espace aérien jordanien. Mais « cette participation était limitée et avait surtout été pensée vis-à-vis de la Jordanie », explique Jean-Loup Samaan, expert associé Moyen-Orient à l’Institut Montaigne. Quoi qu’il en soit, la France n’a participé à aucune « opération défensive » d’Israël car « elle n’a pas été sollicitée », a annoncé M. Macron le 15 juin. L’Hexagone dispose de moyens limités dans la région : environ 650 militaires français stationnent à Abou Dhabi dans le but de soutenir les opérations régionales, selon le ministère français des Armées.

La Grande-Bretagne

« Associée à une posture plus offensive », selon Didier Leroy, chercheur à l’Institut Royal supérieur de défense, Londres a annoncé samedi dernier avoir envoyé plusieurs avions de chasse Eurofighter Typhoon dans la région. « Nous déplaçons des ressources dans la région et ce pour un soutien d’urgence dans la région », avait alors déclaré le Premier ministre britannique Keir Starmer, sans évoquer de lien direct avec la guerre entre Israël et l’Iran. La chancelière de l’Échiquier Rachel Reeves a déclaré à Sky News dimanche que les moyens militaires britanniques avaient d’abord été envoyés « pour nous protéger nous-mêmes », ajoutant qu’ils pourraient « potentiellement » être utilisés pour « soutenir leurs alliés », et qu’ »aucune option n’était écartée ».

En avril 2024, des avions de chasse Typhoon basés à Chypre avaient déjà intercepté des drones iraniens menaçant Israël.

La Syrie

Incarnée par un président intérimaire hostile à Téhéran, Damas est la seule capitale régionale à ne pas avoir condamné les frappes israéliennes contre la République islamique. D’ailleurs, depuis le début de la guerre, l’aviation israélienne a privilégié le « recours » à l’espace aérien syrien pour atteindre ses cibles en Iran, sans se confronter à une opposition du pouvoir syrien.

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Surtout, il se pourrait que la Syrie refuse de se cantonner au rôle de spectateur et travaille à endosser un rôle d’acteur discret, notamment en envoyant des renforts militaires à ses frontières avec l’Irak et le Liban pour garder le Hezbollah et ses alliés irakiens sur la défensive, les empêchant ainsi de s’impliquer dans le conflit en soutien à l’Iran.

La Jordanie

Au premier jour de l’offensive, l’armée du royaume hachémite a intercepté des drones et des missiles ayant violé son espace aérien, après que l’Iran a averti qu’il n’y aurait « aucune limite » dans sa réponse à l’attaque israélienne. « La Jordanie n’a pas permis, et ne permettra pas, la moindre violation de son espace aérien », avait déclaré vendredi le porte-parole du gouvernement, Mohammad Momani, réaffirmant que le royaume, lié par un traité de paix avec Israël depuis 1994, « ne sera pas un champ de bataille pour quelque conflit que ce soit ».

Depuis le lancement par Israël de son opération militaire « Le lion se dresse » contre l’Iran, le 13 juin, plusieurs pays ont annoncé ou démontré être prêts à soutenir l’État hébreu, visé quotidiennement par des tirs de missiles balistiques iraniens en représailles. Porte-avions, avions ravitailleurs, bombardiers... Londres et Washington ont redéployé des équipements militaires dans la région, sans pour autant lier officiellement ces mouvements au conflit en cours, alors que l’administration américaine a annoncé le 19 juin que le président Donald Trump accordait à Téhéran deux semaines pour donner une chance à la diplomatie, avant de prendre, éventuellement, part au conflit.La guerre a en outre rattrapé des pays arabes de la région comme la Jordanie et la Syrie qui voient leur espace aérien violé...
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