Sarori à la Halabi Bookshop de Kaskas, une librairie de Beyrouth, encore dans son jus depuis le début du siècle dernier. Mohammad Yassine/L’OLJ

Comme chaque mercredi, nous vous invitons à prendre une pause à mi-chemin. Avec « Hors de l’actu », évadez-vous quelques minutes, le temps de lire un entretien, de découvrir une exposition ou d’apprécier quelques initiatives culturelles au Liban, et au-delà.


« Le théâtre paie en gloire, pas en loyer » : le cri d’amour (et de colère) de Rifaat Torbey pour le Liban

C’est une première dans l’histoire du Liban : acteur shakespearien par excellence, figure tutélaire du théâtre libanais depuis plus d’un demi-siècle, Rifaat Torbey a reçu l’ordre du Mérite libanais des mains du Premier ministre Nawaf Salam. Rana Najjar est allée à la rencontre du comédien dans son refuge de Bayada. Un entretien fleuve qui évoque aussi la condition dramatique du théâtre libanais et la responsabilité écrasante de l’État.

« Il était une fois les premiers homosexuels », un récit sur cimaises et sans tabous

1869. Le terme « homosexuel » fait son apparition. Depuis, il n'a cessé d'être au centre des attentions, des débats, des politiques. Alors qu’en ce moment, un vent conservateur balaie les États-Unis, un lieu élitiste à Chicago a transgressé cet interdit et présente une initiative socio-artistique ambitieuse autour de l’homosexualité. Irène Mosalli vous en parle.

À 103 ans, Samir Tabet aurait voulu « être peintre »

Il nous reçoit, assis humblement au milieu de cet espace habillé de ses œuvres, de ses couleurs, et de sa patience. À deux mois de son anniversaire, Samir Tabet, peintre toujours inspiré a rassemblé ses amis fidèles autour de son œuvre, d’anciens tableaux mais aussi de nouvelles toiles, dans une passion intacte. Carla Henoud était invitée à cette célébration d'un des plus anciens abonnés de L’Orient-Le Jour.

Comment un voyage de 4 000 km a transformé une relation père-fille

À 34 ans, Angie Obeid embarque son père de 75 ans pour refaire un voyage vieux de 42 ans, de Bruxelles à Beyrouth. Mais les choses ont changé : ce n'est plus le même chemin, ni le même monde. L’itinéraire d’autrefois a été redessiné par les soubresauts de l’histoire. Zoom avec Nanette Ziadé-Ritter sur une aventure qui devient, par la même occasion, une exploration intime et bouleversante de leur relation père-fille.

À Beyrouth, Habib Abdulrab Sarori est « à la recherche du temps libanais perdu »

Rien que par son look, Habib Abdulrab Sarori décline d’emblée sa double carte de visite de scientifique et de littéraire. Les multiples casquettes, il connaît : ses œuvres interrogent aussi bien la réalité du Yémen d’aujourd’hui que celle du Moyen-Orient, à travers des thématiques qui vont de la mémoire et la transmission aux récits futuristes. Zéna Zalzal l'a rencontré.

« Grab my Bowls » : le bol sous toutes ses formes à Beyrouth

Des montagnes du Chouf où elle est extraite par des artisans potiers au Selsal Collective Studio : À Beyrouth, la terre glaise libanaise est à l'honneur. Avec « Grab my Bowls », le trio d'artistes Khalifé, Aboul-Hosn et Sabbagh a voulu lier les objets du quotidien à la terre, en leur donnant un autre récit que celui de leur simple fonctionnalité. On vous raconte ce succès.

